04.03.2009
Jachère
Je mets le blog en jachère.
Grâce à cela, pousseront de meilleurs idées dans ... (le temps qu'un blog a besoin pour se régénérer).
Je fuis un peu.
Je pense fort à mes commentateurs de génie,
par ordre d'apparition :
Lord of Winter : je ne comprends pas pourquoi c'est moi qui tiens le blog et pas lui, à moins d'imaginer chaque post en 2 parties, la mienne et le commentaire du Lord. Mais vous l'aviez compris depuis longtemps, ça, non ?
Cil : elle a tous les âges, elle arrive à être beaucoup de sensations et d'émotions à la fois. Un peu plus forte que moi pour se déprécier, ce ne devrait pas être autorisé, à partir de maintenant cela t'est interdit. Nourrit les poneys au Miel Popps. Je dirais aussi d'elle "un coeur".
Introducing Ms. Elvis Jones !
Son blog - boutique OverHaul. Avec des playlists en plus.
Une jeune femme complète. Achevée ? Non, mouvante. J'aimerais avoir plus progressé dans l'écriture pour mieux la décrire. Les autres aussi. Une bonne gachette pour déloger les malotrus. Une pleureuse parfois. Qui cacherait ses yeux ("Nan, je pleure pas").
Je me donne droit à un peu d'émotion. de ma part. Qui me rend maladroite.
M'Café
Il faut le lire pour le croire. Une conscience morale et des désirs lubriques. les désirs peuvent-ils ne pas être lubriques ? L'as de la formule. (je n'ai pas fait de brouillon, je m'y colle à la va comme ça vient). L'élection d'Obama restera à tout jamais associée à cet huberlulu. J'aurais bien aimé en avoir une en tête, de ces formules, ça m'énerve.
Naomi. Nous permet d'être une bande de jeunes en faisant baisser la moyenne de nos âges. Exquisément mature pourtant. Dans les bonnes choses de la maturité. Elle me fait toujours penser à cette scène dans "Chambre avec vue" où le prêtre, caché, écoute la jeune Lucy jouer du piano, à Florence. Il dit "si Melle Honeychurch vit comme elle joue, alors ça promet d'être intéressant". Le livre est bien aussi.
Ne se réduit pas à un âge, bien sûr. Est une voix, mais ne l'ai jamais entendue. Ca viendra.
D'autres très jolies rencontres. Il y a Stéphanie, Blog-trotteur, un mutant anachronique, Miss Glitzy, et
Debbie aussi. J'en ai forcément oublié, de dieu !
Mais pour cette petite parenthèse, je voulais écrire que j'avais eu de la chance d'avoir The Lord, Cil, Ms Elvis, M1 et Naomi pour me donner envie d'écrire.
Et chaque jour ils me balançaient un truc, une gentillesse, une idée à côté, une solution à ma question, posée ou non.
(j'aimerais revenir 20 fois sur ce post et faire des changements et expliquer mieux)
13:06 Publié dans Me, myself & I | Lien permanent | Commentaires (30) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
02.03.2009
Les Arquette : la sororité
On a laissé Rosanna, 15 ans, en Californie.
Telle Christine F., elle se drogue aussi.
A 17 ans, sa carrière patine.
A 19 ans, elle pourrait bien s'emballer : Premier rôle... à la télé dans "The Dark Secret of Harvest Home "
Avec Bette Davis.
Non toujours pas. Encore un téléfilm, et elle entraîne Patricia qui vient habiter chez elle à 14 ans (sous prétexte que leur père trompe leur mère) .
24 ans / 1983 : Baby, it's you. De John Sayles. Qui ?
A 24 ans, Scarlett Johansson a déjà tutoyé Redford et est citée aux Oscars.
Enfin, telle une messie, arrive Madonna et leur faceà-face dans Recherche Susan désespérément (1985).
Pourtant, Rosanna n'est pas trop contente du résultat : elle s'insurge contre ce film devenu en cours de tournage "un complaisant vidéo-clip " à la gloire de sa partenaire Madonna.
C'est ici que le pire se produit : Martin Scorsese la qualifie de meilleure comédienne de sa génération après lui avoir confié le rôle principal de "After Hours" (1985).
Je crois qu'elle l'a cru.
Pire que pire, elle rencontre Luc Besson.
Une actrice ambivalente vis-à-vis de la célébrité doit à tout prix l'éviter, Luc.
Il a cassé ensuite Anne Parillaud et Milla Jovovich, Natalie Portman y a échappé de justesse.
Une fille qui joue dans un de ses films dort forcément avec lui, et n'en repartira jamais indemme.
Aucun de ses acteurs ne s'en sort, d'ailleurs : la déchéance de Christophe Lambert, la demi-vie de Jean Reno, les éclats de Naceri.
Avec Le grand Bleu (1988) elle devient une Star Internationale, comme ils disent, à 29 ans.
Sauf qu'elle devient exigeante.
La meilleure actrice de sa génération ne devrait tourner que dans les meilleurs films.
Les meilleurs films n'ont pas besoin d'elle. Coppola finit sa trilogie du Parrain sans elle. Woody Allen ne l'a jamais employée. Tim Burton idem.
Une scène dans Pulp Fiction, 1994, d'où 35 ans.
Non, c'est maintenant au tour de Patricia, dans True Romance, à l'âge de 25 ans.
Quand Rosanna apparaît dans Crash, Patricia, elle, est sur 3 films dont A tombeau Ouvert, de Scorsese.
Mince, il s'est consolé avec l'autre soeur. Pas cool.
Ca y est, Rosanna est vieille. Voici venu le temps des apparitions dans des séries télé (Will & Grace).
Un dernier acte de rebellion, 43 ans, elle est foutue, Rosanna réalise un documentaire... sur les actrices qui peinent à concilier Vie Privée et Succès.
Searching for Debra Winger est un appel du pied à Desperatly seeking Susan.
Debra Winger est une actrice que nous avons tous oubliés.
Toutes les looseuses d'Hollywood sont là (Melanie Griffith / Daryl Hanna / Jane Fonda et j'en passe.)

La décennie 2000, Rosanna se consacre aux apparitions dans des séries télé.
Patricia est somme toute plus maligne.
Elle est révélée plus tôt en jouant dans un Freddy.
Elle a un moment de grâce entre 1995 et 2000 où elle devient l'usine à fantasmes de Scorcese donc mais aussi de Lynch (Lost Highway).
Enfin, elle joue le Christ dans le magnifique et trop méconnu Stigmata.

2001, 33 ans, un dernier grand rôle osé, elle est couverte de poils pour plaire à Gondry dans son Human Nature.
Puis ni une, ni deux, quand on lui propose d'avoir SA série, elle ne se fait pas prier, elle ne fait pas un documentaire pour montrer qu'ellle a encore de la ressource.
She's the queen. Elle a forci, passe la moitié de son temps à jouer des réveils angoissés, abrupts.
Bien sûr, elle est loin de la "femme fatale, the bruised victim who looks as if she needs to be rescued but who only drags the hero into nastiness that he has no power to assuage".
Même si ce n'est qu'en Allison Dubois, elle survit.
Et se pique même d'inviter sa soeur dans quelques épisodes. Pour lui permettre de bouffer ?
Leur mère a eu le bon goût de disparaître en 1997, un an après le dernier grand rôle de Rosanna (Crash) et celui qui lance Patricia (Lost Highway).
Leur activité aujourd'hui est d'aller à des avant-première type Palace de Chien
ps : pour voir des familles de stars, c'est ici.
12:13 Publié dans Kill your idols | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : séries télé, medium
23.02.2009
Les Arquette Les ancetres
Dans la famille Arquette, je demande : Les soeurs.
(on oubliera pour un temps la vacuité de la vie de leur frère David, marié à Courteney Cox, de Friends).
Mon acharnement relatif aux soeurs Arquette s'est nourri de 3 sources : j'aime les histoires de frères et soeurs en général ;

j'ai vu Patricia la cadette en grosse matrone dans la série Médium ;

quelqu'un sur Facebook a mentionné le nom de Surya Bonaly et je me suis aperçue que je l'avais oubliée, de même que Rosanna, l'aînée des soeurs Arquette.

A tout le moins, ce que l'on peut dire des soeurs Arquette c'est qu'elles ont gâché leur carrière.
Est-ce que le fait d'être deux les a aidées en ce sens ?
Elles sont les petite-filles (Cliff) et filles (Lewis) d'acteurs ainsi que d'une poétesse, Mardi .
Par ailleurs, les deux soeurs passent aussi une partie de leur jeunesse dans une communauté hippie, en Virginie, Skymont. Rosanna a alors 11 ans et Patricia seulement 2 (nous sommes en 1970).
Cliff Arquette (le pépé) est un acteur dont la dernière apparition en public est un jeu de type l'Académie des Neufs (The Hollywood Squares), en 1974.
Il s'est distingué en devenant un personnage fictif dans les shows télévisuels où il incarne "Charley Weaver", le vieux plouc qui descentd de sa montagne.
Lewis, leur père, joue essentiellement dans des feuilletons Télé qui n'éveillent aucun écho en moi, si ce n'est Seinfield, en 1995, où il a déjà 60 ans. Si on est américain, on se souviendra de lui dans la série The Waltons (1972-1981) même s'il semble avoir eu une faible part dans l'entreprise.
(Crédité au générique de : "Ruby and Oswald," "The China Syndrome," "The Waltons," "Nobody’s Fool," "Tango & Cash," "Waiting for Guffman," "Princess Mononoke," "Scream 2," "Best in Show," "Seinfeld," "L.A. Law," "ALF," "Quantum Leap," "Married With Children," "Fantasy Island," "The Fall Guy," "Remmington Steele," "Barney Miller" and "The Incredible Hulk)."

Mardi (Brenda Nowak), leur mère, est une poétesse dont on peut écouter certains de ses textes mis en musique

On pourrait penser que Rosanna tient de sa mère et Patricia plus de son père...

Autant dire que Rosanna et Patricia sont des enfants de la balle, mais d'une balle assez molle qui ne monte pas très haut dans le ciel.
Cliff le grand-père a quelque chose de notre Sim, d'autant qu'il aime se déguiser.

Et Lewis, je le verrais bien en Stéphane Slima alis Alain Dulac dans... Sous le soleil

Pour la poétesse contemporaine, je ne trouve pas, mais il doit bien exister quelques unes en France.
Quand on est la petite-fille de Sim et la fille de Stéphane Slima, est-on vraiment aidé, dans le business du cinéma ?
De fait, Rosanna a 15 ans quand elle se casse de Virginie pour aller vivre en Californie, en 1974.
Sa petite soeur Patricia (9 ans de moins) suit le même parcours et attérit chez Rosanna à 14 ans.
On attribue à Rosanna une phrase qu'elle aurait prononcé : "J'ai toujours eu envie d'être une star. Personne ne m'avait dit que c'était encore plus excitant d'être une actrice. "
Ce qui est drôle puisque ses parents jouaient la comédie, mais ils n'en tiraient aucune gloire.
La prochaine fois, nous nous pencherons sur leur ascension suivi d'une dégringolade magnifique.
14:10 Publié dans Kill your idols | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : friends, séries télé, série tv
20.02.2009
La menteuse

Je n'étais pas du tout pieds nus sur la terre sacrée de Jérusalem, cet été.
Mieux, mon petit sac dans lequel tenaient à peine un plan de la ville et mon fric.


Le pazapa est très simple.
J'avoue donc que j'ai frangé... et vous aussi sûrement, vous n'être pas plus matures que moi.
Le pire, je le crains est à venir :

J'ai donc cédé à la Bleach-Attitude.
Bon, la bonne nouvelle c'est que J'ai économisé 200 euros par rapport au Maje que j'avais essayé.
Mais c'était ça ou une robe bustier imitation serpent.



Mais je n'ai pas cru à ce que me renvoyait le miroir.
Ma précédente expérience avait mal fini.
Alors que dès que j'ai mis mon Bleach, j'ai senti la garce qui sommeille en moi se réveiller.
09:31 Publié dans Ne pas sortir nu | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : minnetonkas, kate moss, icone, tatoosh
19.02.2009
L'amour des rades
Tous les vendredis soirs c'est le même rituel.
On se retrouve chez Pierrot.

On dit "chez Pierrot", mais ce n'est pas le nom du bar.
De l'extérieur il ne paie pas de mine.
De l'intérieur non plus.

Mais son patron fait tout son charme.
Il connaît toute ma vie sentimentale.
Les habitués sont ses "fiston".
Certains lui ont même crée une page Myspace.

Il a vu commencer Le rue Kétanou.
En échange, les lascars lui ont écrit une chanson : "Tu parles trop".

Ce n'est pas un endroit où l'on est supposé s'amuser un max.
Ce bar n'affiche pas qu'il est cool.
Mais un endroit tel que vous savez que vous pouvez parler à tous les inconnu(e)s du bar.
J'appelle ça un putain d'endroit où s'éclater, qu'importe qu'on n'y trouve pas de velours bordeaux.

J'ai jamais pu aller dans les endroits à la mode, les trucs branchés.
J'ai mis une fois un pied au Paris Paris.
J'ai pas vu l'intérêt, sauf que l'alcool est hors de prix.
Le pulp une fois, c'est vrai les vêtements des filles sont jolis.
La Favela Chic pue.
OK, pour danser, Les 9 billards nous manque. Il a été remplacé par Les disquaires, mais ce n'est plus pareil.
Voilà, il n'y a aucun endroit dans Paris où je me sente aussi bien.

09:21 Publié dans Me, myself & I | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : l'autobus café, chez jeannette, le baron
18.02.2009
Bobo - La vraie histoire
Vis une crise de bourgeoisie aïgue.
A cause de tous ces trucs sur le style Preppy.
On s'y essaie en France, avec plus ou moins de bonheur.
Passés 26 ans, je ne cautionne pas la jupe plissée tartan courte.
Ici, je m'accorde 10/10.
Le blason est en place. Les mocassins sont de sortie. Mais y a du jean.

Néanmoins, si mon interpréation de collégienne vieillie revient à être BCBG, quel pas en arrière !
C'est pourtant bien ce qui m'arrive.
Du marron à toutes les sauces.
Et après quelques étapes intermédiaires...

Devenir Joey Potter à l'Université de Boston.
Joey est cool et casual mais dès qu'elle passe les portes de l'université, elle ne porte plus que du beige et du tweed.

J'ai laissé s'envoler tout le côté bohème qui était en moi.
Et pourtant, on est les rois de cette catégorie, nous les français.
On a toujours eu de la bourgeoisie bohème, de la gauche caviar.
On porte des pulls en cachemire avec écrit IMAGINE au dos. Depuis toujours.

L'idée de Bobo, elle est venue des USA, quand un journaliste malin, David Brooks, a repéré que ses concitoyens adoptaient les moeurs européennes.
C'est-à-dire que dans le vieux monde, il était admis d'avoir de l'argent, un revenu confortable et de développer des idées progressistes, gauchistes éventuellement, enfin d'avoir un mode de vie plutot à la cool.
Et cette façon de vivre n'existait pas aux Etats-Unis avant les années 80, 90.
Les gens qui avaient de l'argent devaient tenir leur rang.
Mais au lieu de s'intéresser à l'argenterie, on les a vus passer de plus en plus de temps dans les magasins de sport pour acheter des sacs à dos très compliqués.

Leurs signes extérieurs de richesse ont changé.
Nos aristos à nous avaient le titre, de quoi se distinguer aisément de la populace.
La populace, sauf dans les contes de fées, avait peu de chance de s'y intégrer.

Mais les grandes familles américaines, c'est auitre chose, il fallait pouvoir instaurer une barrière bien étanche pour ne pas se laisser envahir par les gens de peu.
Dans les bouquins d'Edith Warton, notamment Le temps de l'innocence (transposé au cinéma par Scorsese), l'importance des signes sociaux de respectabilité est patente.

Faut dire aussi que les colons du Mayflower, veus d'Angleterre en 1620, n'étaient pas des joyeux drilles : "Calvinistes anglais aux mœurs puritaines, ils ont quitté un pays qu’ils jugeaient peu orthodoxe, avec la ferme volonté de créer une communauté totalement fidèle aux enseignements de la Bible".
Rien à voir avec les joyeux drilles qui se sont installée en Australie, 150 ans plus tard.
Bon, tout ça est bien, parfait, mais je veux me récupérer. Si, quand j'étais fun, quand je défiais Rumi et Agyness.
Faut que j'arrête de m'embourgeoiser.
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08:02 Publié dans La culture pour les excellents, Ne pas sortir nu | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : katie holmes, dawson, séries télé, csp, bourgeoisie


