08.02.2010
Dépassée
C'est duraille.
Avoir un job sérieux à 100% de mon temps de cerveau et batifoler sur le blog.
J'ai strictement rien à dire ce matin.
Bambi s'est fait attaquer, un briard lui a mordu la babine et n'a voulu lâcher qu'après avoir été étranglé. J'ai mis mes mains dans la bataille. Le véto est venu à domicile, il a voulu endormir mon t'choupi j'ai négocié : un dérivé morphinique + une anesthésie locale. J'ai cru que quelqu'un accouchait quand il m'a demandé de faire bouillir de l'eau. Missy dans Autant en emporte le vent "mais m'sieur, je sais pas recoudre les chiens".
Bambi s'est mis à ronfler, l'autre à le suturer.
Tout baigne, à peine traumatisé, il a un peu gémi la première fois dehors mais le soir même c'était oublié, il gambadait sur le bitume prêt à se faire dévorer.
De toute façon, j'aurais appelé Drucker, en de cas de malheur, il aurait trouvé la copie conforme, on peut lui faire confiance pour remplacer impeccablement un chien décédé.

10:44 Publié dans Me, myself & I | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cavalier king charles, chien, chirac, michel drucker, sumo
03.02.2010
J.D. ça J.D. rien

Bret Easton Ellis sur Tweeter, “Yeah!! Thank God he’s finally dead. I’ve been waiting for this day for-f - - - ing ever. Party tonight!”
(qu'on pourrait traduire par : « Ouais !! Dieu merci, il est enfin mort. J'attends ce jour depuis un bail. Ce soir, c'est la fête ! » ou "Super!! Merci mon Dieu il a fini par mourir. J'attendais ce putain de moment depuis toujours. Ce soir c'est la fête!!! ou « Super ! ! Enfin, il est mort ! Merde, j'ai attendu cet instant depuis toujours ! Champagne ce soir ! ! »)
Donc, mort de J.D. Salinger.

Mais, ma vraie passion, c'est la famille Glass. Celle de "Dressez haut la poutre maîtresse, charpentiers", "Seymour : une introduction" (un brin chiant), "Franny et Zooey", de "Un jour rêvé pour le poisson banane", "En bas sur le canot" et "Oncle déglingué au Connecticut ( 3 nouvelles parmi les nouvelles).
Ce sont des fragments épars que l'on reconstitue lorsqu'on devient toqué de cette famille.
[chronologie exacte de leur vie ici]
Dans la famille, il y a Seymour, Buddy, Boo Boo (Béatrice), les jumeaux Walt et Waker, Zooey et enfin Franny.


Les Glass sont les vrais TENENbaum (Boo Boo Glass est en effet l'épouse d'un TANNENbaum).
7 enfants surdoués. Des bribes de leur enfance sont évoquées de-ci de-là. Ils ont participé à une émission radio de petits génies qu'ils ont trustée les uns après les autres, "it's a wise child". Le présentateur était un idiot, qui pouvait douter que Franny puisse vraiment voler. Mais puisqu'elle retombait avec de la poussière au bout des doigts, aimant toucher les ampoules lors de ces promenades ??? Des enfants prompts à abandonner à un autre enfant le vélo qu'ils viennent de recevoir à leur anniversaire s'il en fait la demande.
Le vrai bon ordre pour découvrir la famille est :
"Dressez haut la poutre maîtresse...", le mariage de l'ainé pendant la seconde guerre mondiale. Buddy, le cadet, y est pris à partie par une belle-famille troublée par le futur marié, Seymour. Pour détendre l'atmosphère, on apprend à réaliser des Tom Collins, notre bon vieux Gin Fizz. Pendant ce temps, Boo Boo part sur le front avec un amiral et Franny a la varicelle.
La fiancée de Walt évoque son amoureux disparu dans "Oncle déglingué...".
"Un jour rêvé..." retrouve Seymour et sa douce Muriel en vacances.

Buddy écrit sur son grand frère dans la nouvelle éponyme (une introduction).
Boo Boo essaie de sortir son jeune fils du canot dans lequel il s'est réfugié dans "En bas sur le canot". Lequel balance les lunettes de plongée de feu Seymour dans le lac.

Enfin, l'épilogue avec Franny puis Zooey, partagés entre l'amour pour leurs deux frères et l'amertume face à ce que Seymour et Buddy ont fait d'eux, des monstres torturés.

(Franny avec au bout du fil Zooey, sur l'autre récepteur de l'appartement, alors qu'il tente de se faire passer pour son frère Buddy, afin de la réconforter)
Le parcours de ces enfants est à l'image des sentiments de Salinger qui semble écoeuré par son génie. Comment rester quelqu'un de bien lorsque vous devenez célèbre et célébré par un livre qui dénonce le contentement de soi ?
Il s'est retiré de la vie littéraire, a embrassé la religion taoïste mais n'aurait pas réussi à devenir une bonne personne. Il serait même pire que ça.
Pour Vila-Matas, Salinger fait partie de la confrérie des "écrivains du non" en compagnie de Kafka, Walser, Hölderlin, B.Traven, Rulfo, Hofmannsthal, Beckett, Marbœuf, Rimbaud et Bazlen.
Parce que l'élégant pouvoir de renoncer à sa création apparaît comme supérieur à la pulsion de créer.

Des "écrivains fantômes", tels Blanchot et Pynchon.
Il faut sans doute une sacrée force de caractère pour résister à la notoriété, ne pas jouir de son prestige et de l'adulation que l'on suscite. Celle des écrivains n'est pas la moindre.
Il a été une inspiration pour nombre d'entre eux : Une suite merdique de L'attrape-coeur. La fascination de Djian, de Beigbeder. Une Sarah Vajda. Même Marie Darrieussecq ? Eve Almassy et le personnage de Sybil dans "Un jour rêvé..." ; Ce même "Jour rêvé..." pour les Nuages de Tabucchi. "Dans Paris", de Christophe Honoré.
Norman Mailer de Salinger : "c'est le plus grand esprit qui soit resté au niveau de l'école secondaire". Jaloux du prestige dont jouit toujours l'écrivain ? En tout cas il l'interpelle :
«Il est temps que Salinger revienne à la ville, qu'il se salisse les mains en les trempant dans la corruption et la violence, car les éléments qui faisaient sa force et sa réputation, son refus absolu des mass media et de la société commencent à se retourner contre lui. Il y a un arrière-goût de narcissisme, d'auto-contemplation et même de putréfaction dans cette éternelle contemplation d'un nombril parfaitement lisse.»
En 2002, plusieurs intellectuels américains lui écrivent des lettres pour le décider à revenir. Un exercice de style auquel il a dû être indifférent.
Alors, sa mort serait une bonne nouvelle. Parce que l'espoir qu'elle soit suivie de publications inédites n'est pas insensé.
Je crains cependant que ces écrits soient truffés de religiosité. Je ne l'aime pas zen. En revanche, il m'émeut terriblement lorsqu'il effleure le thème de la guerre. La seconde. D'après sa fille, c'est à cette époque que «quelque chose de très humain s'est brièvement épanoui avant de se faner».
Il pose une vraie bonne question : Peut-on revenir de la guerre "avec toutes ses facultés intactes" (dans la nouvelle "Pour Esmé, avec amour et abjection") ?

Cette idée me plaît parce qu'on peut être certain qu'il est impossible de revenir de la guerre "avec toutes ses facultés intactes" mais ce qui demeure mystérieux, c'est la substance de ces "facultés" avant qu'elles aient été endommagées.
Quelles qu'aient été les siennes, il les a malmenées en débarquant à Utah Beach un 6 juin et en poursuivant un périple à travers l'Allemagne qui se défait, témoin et acteur de la dénazification, Dachau. Ensuite : Internement pour Effondrement Psychique à Nuremberg. Le procès aussi. Mariage avec une Allemande possiblement Nazie. Divorce s'ensuit.
Notre chantre de l'adolescence était un soldat qui se tenait prêt pour la prochaine guerre avec les esquimaux.
Alors, Norman, son esprit était resté bloqué sur un campus, ou dans un camp ?

09:18 Publié dans Kill your idols | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, j.d. salinger, l'attrape-coeur, camp de concentration, nazisme
01.02.2010
Les cheveux d'ange
Je ne saurais vous donner de leçons en matière de religion.
Judas a pour moi les traits épais d'une brute new-yorkaise.

(Jesus to Judas : "you talkin'g to me, guy ???"
pour ceux qui restent frappés par le le drole d'accent des protagonistes de La dernière tentation du Christ, une explication qui vaut ce qu'elle vaut de la part d'Harvey Keitel :
"I’m gonna get something off my chest; maybe here’s the opportunity. The language was chosen. By that I mean, the form the language would take, contemporary speech, was chosen by Marty. The original language was Aramaic. You know, somewhat the sound of that if you know or have heard any Arabic at all. Marty’s decision was to use these accents. It was a creative choice. Some people never got past the language. I was upset with what some people said regarding the language. One person in Spain said to me, “but the language, the dialect you spoke was so absurd, it was so ridiculous.” I said, “what accent would you like to have heard?” The person paused and said, “British.” ")
Lorsque je rencontre une femme en Burqa, j'ai le sentiment de croiser l'un des personnages du voyage de Chihiro, parmi les fantômes ou monstres se rendant aux bains : le Kaonashi. "Un être solitaire et triste en quête d'amour dont les désirs insatisfaits mettent en danger chacune des personnes qui l'approchent".

C'est une impression saisissante comme l'aspiration par un trou noir.

(autre chose qu'un trou noir, en photo)
Je me souviens de l'apparition d'une femme en Burqa dans une boutique de chaussure en Turquie. Alors que je ne pouvais par définition pas la voir, il se dégageait d'elle une grande majesté, elle semblait sûre de sa beauté et de sa supériorité. Je l'ai "dévisagée" (déburquisée ?) comme si elle ne pouvait pas me voir et que j'étais, comme elle, cachée. Un raisonnement d'enfant, tel se mettre les mains sur les yeux et croire que l'on est invisible aux autres.
Est-ce seulement la couleur qui rend la burqa si lugubre ? Qu'en serait-il si le costume était blanc ? Pourquoi ne trouvons-nous pas ça du tout rigolo, une femme en costume de Batman ?

Les cornettes des bonnes soeurs évoquent la fantaisie pourtant. Trouvera-t-on un jour dans les magasins de déguisement un costume de burqa sexy ?
Faut-il attendre que sorte un film où une femme en burqa aidera, disons Dany Boon, à déjouer une conspiration chinoise (ennemi qui pourrait nous être commun) pour l'humaniser ?

Je me lance. Un peu de voile.
1000 ans avant que Jesus naisse, il est fait mention sur les tablettes des lois assyriennes du voile. Ce qui est intéressant, ce n'est pas seulement qu'il est écrit que les femmes doivent se couvrir la tête, c'est que les impures, elles, ont pour obligation de le faire savoir aux autres et doivent se promener tête nue. L'humanité me comble.
Ce qui est très fort de café c'est que ce sont les chrétiens qui "incluent le voile dans une démonstration théologique".
La prescription du voile, chez les 2 autres monothéistes, est seulement sociale. Pas divine.
Une "nécessité" sociale parce que les hommes ne savent pas se retenir. Ca déborde.
Dans le NT, c'est Saint Paul qui fait la démonstration RELIGIEUSE de la nécessité pour les femmes de se voiler. Une très mauvaise rédaction, vraiment mal batie.
"Tout homme qui prie ou prophétise la tête couverte fait affront à son chef. Mais toute femme qui prie ou prophétise tête nue fait affront à son chef...
... L'homme, lui, ne doit pas se voiler la tête : il est l'image et la gloire de Dieu ; mais la femme est la gloire de l'homme. Car ce n'est pas l'homme qui a été tiré de la femme, mais la femme de l'homme, Et l'homme n'a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l'homme."
CQFD : "Voilà pourquoi la femme doit porter sur la tête la marque de sa dépendance, à cause des anges."
Il aurait pas passé le premier tour de l'agreg', avec ces arguments tirés par les cheveux.
"à cause des anges". Eh oh, Paulo, tu les sors d'où tes anges ??? Hors-sujet !?
Il est en tellement mauvaise posture qu'il s'en remet à la nature. Le signe que cela va très mal :
"La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas qu'il est déshonorant pour l'homme de porter les cheveux longs ?"
Non, elle ne me l'enseigne pas.
Sur ce point, c'est vrai, Saint-Paul a une stratégie de placement de produit. Et la MAUVAISE FOI qui va avec :
Si tu veux vraiment gagner des parts de marché...

Au final, c'est dommage, parce que Saint Paul aurait pu être le père de l'émancipation des femmes. Il en avait les épaules.
(j'ai fini par donner une leçon, non ? Incorrigible !)
09:47 Publié dans Le combat contre les hommes | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : religion, burqa, théologie, voile, islam, christianisme
28.01.2010
Une odeur de Mémé
![]()
Une image de la vie moderne : Madame Gainsbourg en photo au naturel s'affiche en grand, à ses pieds, vivante, une asiatique ultra-maquillée se précipite pour vous asperger de "Balenciage Paris". Un nom très tarte.
L'être humain en chair et en os bosse aux Galeries Lafayette et son petit boulot consiste donc à mettre du parfum à des inconnus. Elle est stressée, vraiment. Est-ce pire qu'être ouvrier à la chaine ? Je le crois. Des heures en talon haut et tailleur, crispée, le devoir de sourire.
Madame Gainsbourg a une mine sereine et concentrée. L'effleuve du produit qu'elle représente, vend, incarne, n'aurait pas de vertus apaisantes, au vu de cette modeste expérience, hier alors que j'm baladais, dans l'magasin, le coeur ouvert à l'inconnu...
Mais est-ce ce que l'on demande à un jus, le bonheur ?

Foin - une odeur dégagée par la grande bourgeoisie, parail-il (sources "Métamorphose d'un mariage") - de politically correct.
J'ai accepté par erreur son invitation (celle de madame Gainsbourg ou de son employée ?) à être aspergée et l'ai regretté.
Parfum d'amertume. Mon état d'esprit. L'odeur, elle, est épouvantable.
Ou serait-ce ma peau, qui fait virer le jus ? Je ne l'exclus pas. Voilà pourquoi :

Décembre dernier, une obsession : changer de signature, olfactive (la graphique ressemble à la main de Fantomas).
J'arpente les parfumeries, Marionnaud, de quartier, big boutiques.
Je sens, je sens, je sens, à qui mieux mieux. Et ça empire.
.jpg)
Après dix ans d'Odyssée (Lacaniens, prenez votre pied), mon nez naïf ne supporte plus l'atroce odeur alccolisée de la plupart des créations.
Suis-je une référence ? Certainement pas, j'aime l'odeur de mon chien. Beaucoup diraient qu'il pue. Je les plains.
J'en ai appris des choses, à cette occasion, enfouir son naseau dans le manteau pour se décontaminer et humer de nouveau.
Dans les maisons les plus élégantes, sentir un petit grain de café (j'y ai pas mis les pieds, une rumeur).
La déception, pourtant, flacons après flacons.
.jpg)
Les noms sont prometteurs, telle une Escale à Portofino,
Les descriptions font saliver :
Ah ça, dégager une odeur de cèdre onctueux...
Immanquablement, un petit pschitt et un grand beurk s'ensuit.
Balenciaga Paris ne faillit pas à la règle. Alcool à la violette.
(en aparté : j'ai fini par trouver, une odeur de farine et de bois, ce sont les autres qui en parlent le mieux)

09:05 Publié dans Fétichisme | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : parfum, martin margiela, balenciaga, charlotte gainsbourg, publicité, brillantine roja
25.01.2010
Les démonstrateurs

Star turned fashion stylist. On en a déjà dit un mot ici. Faut-il en remettre une couche ?
Oui parce que le phénomène prend de l’ampleur ? Le scruter sous toutes ses coutures ? S'intéresser à la production d'Estelle Lefébure ?
Une possible théorie : un job à considérer pour un people sans job évident. Type Posh, Sienna Miller, Lindsay Lohan, dont on ne sait trop ce qu’elles font de leur vie.
Une énigme remet en cause ce raisonnement.
Eva Herzigova pour 1.2.3. ?
Non, on aurait pu s'en douter qu'elle aussi voudrait magnanimement nous aider à nous (des)habiller.
![]()
L'énigme, c'est Emmanuelle Béart qui va créer des robes. Une une experte. Soi-disant. Je ne m'y oppose pas, n'est pas les armes pour.

Mais enfin ! A ce petit jeu, même Marina Hands fait mieux. Et Dieu sait que je l'ai suffisamment éreintée sur son look...

Je la pensais en peu plus charpentée, la gosse Béart, pour ne pas s'engouffrer dans la première tendance idiote venue.
Mais le nouveau paradigme socio-économique fait peu de cas des intelligences individuelles.
Voilà l'époque : les dominants ne sont plus ceux qui consomment à loisir.
Fut un temps (heureux ?) où ils consommaient seuls les beautés du monde, les secrétaires Louis XV au temps de Louis XV par exemple.
Le bourgeois né tout au long du 20ème siècle dépend pour sa consommation de celle des dominés. En clair, il ne peut se payer le secrétaire Louis XV, du reste renchéri par la mort de Louis XV, que si les plus pauvres s'endettent pour acquérir un buffet FLy.
Le dominant d'avant avait le pouvoir d'acheter. Puis il dut avoir celui de vendre.
Aujourd'hui, existe une nouvelle caste, nécessaire aux hauts-bourgeois : ceux qui ont la magie de se vendre.
De vendre directement sa came, la copie couleur de ses habits par exemple.
Ce nouvel élément a le pouvoir de donner envie de vous acheter.
Pour devenir Loana, on pouvait acheter ses créations Loana Design. A l'esprit "junior, sexy, féminin et flashy". On se disait, "profite, Lolo, pressse le citron".
Cette personne-là est devenue un adjuvant essentiel au modèle économique du 21ème siècle.
Ca ira loin.
Dans quelques décennies, on pourra se procurer des petites fioles d'ADN de people. Un programme qui nous fera virtuellement penser qu'on est Emmanuelle. Vivre sa vie, être actrice, coucher avec Auteuil. On ne portera pas seulement ses robes. On croira les avoir dessinées.

Alors, une étrange épidémie envahira les plages.
Au bors de l'eau, automate, on quittera notre string, pour s'en faire un élastique à cheveux.

Ce sera l'extase.
08:58 Publié dans Ne pas sortir nu | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mode, star, styliste, économie, métamorphoses d'un mariage, marina hands, emmanuelle béart nue, couverture, elle
20.01.2010
Un Nombre
Partons sur la base de 100 000 haÏtiens effacés de la planète.
Qu'est-ce que c'est ?
Un peu plus que le séisme au Pakistan en 2005.
Qu'est-ce que c'est, vraiment ?
En un jour, la ville de Montreuil qui disparaît. Ou encore Poitiers, Lorient, Chambéry, Calais ou Angoulème.
100 000, le nombre de battements de coeur par jour.
Le nombre de ceux qui ont manifesté pour le climat à Copenhague.

100 000, les ménages menacés d'expulsion de leur logement, En France, par an.
Mercredi 13 janvier, à Port-au-Prince, l'équivalent de 200 boeings se sont crashés.
100 000, ceux qui ont asisté aux célébrations des 20 ans de la chûte du mur de Berlin.

Les habitants de New Haven, 1/3 de la population de la Nouvelle-Orléans. A peu près Bath. Un quart de Manchester ou de Liverpool. L'île de la Grenade. 3 fois la ville de Tombouctou. 1/4 de l'île de la Martinique et de l'Islande.
L'équivalent des Cyclades.
100 000 personnes, on peut les loger dans une seule tour (de Londres).
La défaite de juin 1940, en 3 semaines.
Le nombre de décès totaux en France en janvier et février 2009 ou un mois et demi de naissances françaises supprimées.
Le nombre de manifestants pour la liberté de la presse en Italie (octobre 2009). La manifestation à Paris, en soutien à Gaza, janvier 2009. La moitié des américains défilant en 69 à Washington contre la guerre au Vietnam. Les moines boudhistes à Rangoon en 2007.

09:17 Publié dans Dans d'autres pays du monde | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : haiti, séisme, catastrophe naturelle, taux de criminalité, démographie


