30/01/2012

Blogueur bénévole : Volontaire ou Volé ?

L'affaire du Huffington-Post a fait couler beaucoup de choses mais pas d'encre.

Ca s'est passé sur les blogs, facebook, twitter, il en a coulé des mots mais de quelle matière, indécision.

 

Quoi ? Un journal d'informations uniquement en ligne qui fait appel à des contributeurs NON RETRIBUES.

Emoi lorsqu'on sait que la version américaine s'est fait racheter pour 315 millions de dollars.

Les blogueurs américains n'ont pas apprécié.

La promesse d'Anne Sinclair, pendant d'Ariana Huffington : une méga-couverture médiatique pour celui qui signe son billet sous la banière du Huff.

Exposition, gloire et basta.

 

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Comme je n'ai pas d'opinions et seulement des impressions, je suis peu concernée par l'affaire : qui voudrait de mon fatras foutraque ?

 

Mais moi aussi j'ai fait travailler des gens au noir, pour leur gloire, je leur disais.

Des danseurs semi-professionnels.

J'organisais des "Rencontres Choérégraphiques" où je conviais la fine fleur à peine éclose de la danse contemporaine et du hip-hop.

Ils se produisaient, devant des spectateurs qui avaient payé leur billet et n'en retiraient rien.

Pas de sous.

La renommée je t'offre chéri.

Les terme du contrat étaient clairs :  

La Rémunération

Inexistante, malheureusement. Nous n'avons pas les moyens de rémunérer les danseurs. Le tarif d'entrée est bas. La recette couvre les frais d'assurance, le cachet du technicien, la communication.

Il s'agit d'une initiative privée. Pas de subventions. Mécénat privé qui permet de disposer de la salle.

En échange : développement de liens avec des organisations qui peuvent proposer des cachets aux danseurs. Galeries, Bars, Inaugurations, Congrès.

 

Mais on ne mentait pas.

On ne se payait pas.

Le billet d'entrée était bas, 5€, pour faire venir à la danse un public trop réticent qui serait prêt plus tard à y mettre le double, pour se payer une immense émotion à bon prix.

Je venais les chercher au forceps, mes spectateurs.

Des convertis, j'en ai faits.

 

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Et la gloire, on la voulait vraiment pour eux, pour nos danseurs.

On en a placés au Divan du Monde, aux Rencontres Urbaines de la Villette, ailleurs.

Trop peu.

 

Mais notre but, c'était que leur talent leur fasse gagner du fric.

Or, Ariana-Anne, je sens pas trop que c'est votre trip. 

26/01/2012

Les dessous d'un mything

Pas les sales.

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Pas les sous-vêtements du Bourget.

 

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Non plus note agitation de blogueurs croquée sur des pages moleskine par monsieur l'écrivain.

Nous étions 20 pas cent, rouages numériques de la campagne, robots timides le "né sur notre écran", invités encore sans marque.

 

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Et rien sur Hollande, non plus. 

D'anecdotes, je n'en ai point. 

J'avais déjà quitté le QG de campagne lorsque le candidat est venu, en personne, pas "en hologramme", saluer l'équipe numérique.

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La France ? L'émotion ?

Je suis arrivée à la fin de la chanson La Marseillaise entonnée par 10 000 compatriotes.

Dehors, occupée à...

Fumer.

C'est avoué.

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Je ne suis qualifiée que pour vous vanter les T-shirts aux couleurs bubble-gum à l'effigie de notre icone, en avance sur la tendance pastel printemps-été 2012.

Il y eut Karl, puis François. 

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Etais-je aussi sonnée, à la fin, que mon ami pensif à la dégaine soviétique ?

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Il faut le croire.

22/01/2012

Hollande en vie

Ça a mal commencé quand une personne que je présume socialiste a traité le type du service d'ordre qui nous empêchait de rejoindre la foule massée dans le Hall 2 du Parc d'Expositions du Bourget de « Kapo ».

J'ai moi-même en retour insulté le présumé socialiste pour utiliser de tels mots, mais après tout, c'est leur persévérance qui nous a permis de rentrer alors que le type du service d'ordre nous promettait une fin à la Furiani.

 

Puis Coluche, le sketch, passe, sous les applaudissements de 25 000 personnes et je prends conscience à ce moment-même que je ne vais vraisemblablement pas pouvoir fumer pendant quelques heures.

 

Déjà mon incapacité à tirer ma larme quand on évoque Jean Jaurès m'afflige.

Ca fait petit, comme lieu, pour mettre autant de monde.

On dirait un concert de Johnny dont le système de billetterie aurait merdé.

 

L'oratrice actuelle, une petite fille qui dirait sa récitation... « un moment de chaleur et de fête ».

 

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Yannick. J'espère qu'il ne va pas chanter « Destination ailleurs », pourtant ma chanson préférée de son répertoire. Mais qui passerait mal dans une élection marquée par le repli identitaire.

Des gens tapent aux portes pour rentrer. J'ai vu La liste de Schindler il y a quelques jours.

Il parle, Holande, mais je ne sais pas entendre les discours politiques.

Je suis venue pour l'enthousiasme, je crois, n'ayant pas d'étalon-or pour en juger, qu'il y en a.

 

"Présider, c'est prendre des décisions difficiles". 

J'entends mal le reste, j'entends mal quelles seront ces décisions difficiles, où aura lieu la coupe budgétaire ? Vais-je y perdre ?

 

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Un passage où un candidat explique son rapport à la gauche, ses parents, qu'il salue, ce qu'il a fait, cris et défoulements.

Des mots surnagent, un corps suspendu au bout d'une corde, les Nazis, les stock-options et en bout de course les primaires.

Hourras.

 

Les applaudissements, le plaisir, lorsqu'il évoque la séparation des banques d'affaires et des banques de dépôt, je veux dire ce n'est pas un but qui a été marqué, ni un solo de guitare, des gens tapent des pieds parce qu'on leur promet la séparation des banques d'affaires et des banques de dépôt, cela n'est-il pas touchant ?

 

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Il me vide sur place, le poing levé, sa voix s'épuise, la politique est un sport d'endurance.

Effort de compétitivité, de justice sociale, tous les détails viendront jeudi.

 

Combien de patrons de PME dans l'assistance ? On les aidera, même s'ils nous tournent le dos.

C'est la fin, c'est un beau sourire. 

 

Ca a continué. Le plafonds du livret A sera relevé. Doublé. Il en dit. Multipliera par 5 les sanctions contre les communes qui ne construisent pas de logements sociaux. L'insécurité est une injustice sociale. 

J'y crois de plus en plus. Dit platement. Vécu intensément.

 

Il virevolte, des banlieues à l'Allemagne, des fraudeurs fiscaux aux hôpitaux, mais ne zig-zaguera pas.

Diviser par 2 le nombre de gens qui sortent du système scolaire à la fin du quinquennat.

Je répète, ça me plaît, François, tu me plais.

19/01/2012

Vie à crédit

Perso, j'ai été notée triple B(use) quand j'ai voulu emprunter l'équivalent d'un pull Maje par mois pendant 4 ans pour faire des travaux dans mon appartement.

J'étais la Grèce. 

Mon banquier, un vieil abruti touchant, me regardait, il voyait une moussaka géante en face de lui.

Je n'avais pas de dettes, des revenus, modestes, un air pas net.

Soudainement, j'étais une exclue.

Un parent triple A a emprunté pour moi et je l'ai remboursé méthodiquement.

Il était l'Allemagne. Sa solidité. Il ne prenait jamais de glaces à deux boules.

 

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A l'époque, je ne voyais pas les choses ainsi.

Mais maintenant, je sais. Ce triste monsieur (il avait dû me parler du décès ou du divorce d'avec sa femme, des années en arrière) était le Standard & Poors des particuliers.

Il m'avait notée. Il m'avait dégradée.

Et moi, j'avais pas eu ma chance. Pas comme la Grèce, qui a argumenté, promis de faire des économies.

Qu'on aurait bien voulu croire.

Il a regardé ma fiche de revenus et tranché.

On n'a pas fait de budget ensemble, il ne m'a pas dit comment, si je changeais de politique, bon de mode de vie, il pourrait envisager de me financer mon chauffage, leurs dépenses sociales.

Alors que j'étais prête à être bonne élève, si par exemple j'avais eu l'habitude de donner à ma paroisse j'aurais interrompu ces versements illico sur sa recommandation et l'Eglise grecque, elle, ne se serait jamais donné la peine de bazarder quelques églises décrépites.

QUI SERVENT A QUOI ?!?

 

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En face, les organismes de crédit se désespéraient du bas niveau de la somme que je devais emprunter. A moins de 20 000 euros, je ne les intéressais pas.

Il fallait me fournir de l'argent, m'abreuver pour m'affoler.

Ils voulaient faire de moi la Grèce, euphorique j'aurais claqué.

Je voulais pas une vie tellement meilleure que celle que j'avais mais des radiateurs neufs et un coup de peinture, c'était ça mes envies, toutes.

 

D'un côté j'étais trop pauvre, de l'autre on voulait m'appauvrir.

C'est réjouissant.

C'est la Société.

Générale.

 

 Illustrations de Capitaine Némo -  Blog Médiapart

 

16/01/2012

Mode in France

J'avais pris goût au journalisme d'investigation, après ma dernière enquête.

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J'ai donc ouvert ma penderie.

Je n'allais pas m'arrêter au prix des appareils à raclette sur la voie du civisme, du nationalisme, du protectionnisme et pourquoi pas du souverainisme.

Ces insolentes étiquettes "Made in China" qui trônaient sur la moitié de mes effets conçus en Suède, je n'en voulais plus.

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A ma grande surprise, j'avais déjà à mon insu accompli quelques actes citoyens, telle cette veste Sandro :

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ou cette blouse Maje :

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Contrairement à ce que professaient ces imbéciles libéraux ("Peut-on vraiment définir ce que signifie "acheter français" ? Est-ce acheter les produits d'entreprises françaises ? Ou bien n'est-ce pas plutôt acheter des produits fabriqués en France par une entreprise étrangère au lieu d'acheter des produits fabriqués à l'étranger par des entreprises françaises") il était on ne peut plus simple de soutenir l'économie française, il suffisait de choisir une marque française made in France et d'y mettre le prix pour aider le pays.

Tiens : APC. On checke, on achète.

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Y avait quand même quelques ratés parmi les marques française et ce parmi les plus honéreuses.

Prenez Paul & Joe et Isabel Marant.

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Il apparaissait que nos amis bridés avaient participé au processus de production de ce manteau.

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Et les indiens avaient été sollicités pour augmenter les marges de la styliste star.

Pas de quoi casser 3 pattes à un canard, il suffisait de boycotter les vilains, ceux qui boîtaient, et se rabattre sur les marques 100% french comme Sandro et Maje.

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Bien.

Bon, tant que ça reste européen.

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OK.

Mais ce sont nos cousins.

APC ?

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Je ne sais pas ce qu'ils sont allés foutre chez les transalpins.

Et je me rappelais que les articles de ces 3 maisons produits en France avaient été acquis il y a presque une dizaine d'années.

Une décade pour délocaliser.

Ils ne s'en cachent même plus car la mention "made in china" est maintenant en première ligne.

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Nos tristes sires n'avaient donc pas tout à fait tort quand ils nous expliquaient la nécessité de "déterminer ceux des produits ou des segments de production qui ont le plus de contenu en emplois des résidents".

Un économiste atterré pourrait-il me calculer tout ça pour m'aider à me décider ?

Ca va être coton, ah ! ah !

Et même, si je m'abonnais à Maje, en me gavant de nouilles pour y arriver...

"Cet effort de patriotisme économique, s'il devait se concrétiser, constituerait une forme d'attachement de la clientèle à certains types de produits, en l'occurrence désignés par leur nationalité, qui aurait pour effet de réduire l'intensité de la concurrence. Il pourrait conduire les entreprises concernées à s'exonérer des efforts nécessaires pour améliorer leur compétitivité-prix ou hors-prix".

... est-ce que sa créatrice continuerait à se décarcasser pour se démarquer d'H&M ?

 

 

12/01/2012

Fait en France

Je suis drôlement limitée.

Je comprends rien aux économies.

Mais je veux bien essayer d'acheter français si ça peut aider quelques chômeurs.

Pas bégueule, la fille.

 

Ca s'avère plus simple qu'il n'y paraît.

On tape "Acheter français" sur Google et ça déroule : 

www.acheter-francais.org/

france-reference.fr/

www.100pour100-madeinfrance.fr/

 

Au début j'ai fait ma conne, je voulais voir si c'était moche et ça l'était

pochette_sirene.jpg

J'ai la gentillesse de ne pas donner la référence, un produit quand même politiquement malin parce qu'il devient difficile de vous placer sur l'échiquier quand on sait qu'en plus de faire votre nationaliste vous gagnez la mention écologiste avec ce sac fabriqué à base de : "bulgum, canatex, bâche ou peau de sirène fourrée"

Peau de sirène fourrée.

Le français est facétieux.

En fait quoi, ces sites recensent des artisans, ceux présents sur les marchés de nos Provinces, oui, lorsque vaguement ennuyé on a la bonté de s'attarder sur ces stands remplis de colichets.

Si c'est produit en France c'est peut-être bien parce que c'est laid, qu'il n'y a pas de demande et aucune tentation, pour y répondre, d'aller faire produire en Inde à bas coût ces biens en l'occurence si peu désirés.

Du reste, l'objet n'est pas si cher, 26€.

Envoyez-moi un mail si vous êtes tenté, je fournis le chemin d'accès.

J'aime nos Régions.

En effet, raffinement du site 100% Made in France, il précise la région de production pour toucher aussi les indépendentistes.

 

Puis, j'ai creusé. Et j'ai trouvé des gadgets de geek estampillés français.

FRAN-CAIS.

Pas Japonais.

FRAN-CAIS.

(C'est mon style littéraire, la répétition)(fort simple à mettre en oeuvre mais fait pourtant son petit effet)(à mon avis).

Une tablette tactile de chez nous, de chez Archos

Mais là, ils nous enfument un peu, parce qu'elle a juste été CONCUE 100% en France.

Je cite. Même la casse. Je ne suis pas responsable de ces majuscules grandiloquentes, bien que ce soit mon pêché mignon, bien que ça fasse partie de ma signature, de mon style littéraire et à ce propos j'espère qu'il est français, que j'ai un style littéraire français, exprimez-vous sur ce sujet si vous saturez en matière de problèmes économiques.

Ca, la tablette, se trouve sur France Référence, qui permet de trouver l'équivalent fabriqué en France de tous les biens de consommation.

Leur accroche.

Effectivement, vous chezchez un appareil à raclette, 2 propositions vous sont faites, 1 d'origine suisse, 1 d'origine française, un petit drapeau discret sur la photo vous informe de la nationalité du produit et : Surprise !

Le produit français est le moins cher.

CONTRE TOUTE ATTENTE (là c'est moi).

L'appareil à raclette suisse 182€ contre 115€ pour le français.

Il y a aussi des mandolines japonaises à 71€. Sont tarés.

 

Revenons à notre tablette CONCUE (là c'est pas moi) 100% en France. En face, classique, du Coréen 100€ plus cher. 

Le bât blesse. 

"Conception, matières premières, fabrication des caractéristiques essentielles, assemblage, valeur ajoutée, distribution"...

Qu'est-ce qui compte pour être estampillé français ?

Je frappe un grand coup.

De quoi le "made in France" est-il le nom ?

 

Du charlatanisme, ont-ils répondu