31.05.2008
Ventre Privée / Vide Grenier
J'ai regardé des queues.
Je ne m'imaginais pas dedans.
C'est pas sa faute à elle.
Il aurait fallu qu'il existât un vêtement qui mérite qu'on l'attende 2 heures sous la pluie.
Des filles ressortaient avec des gros sacs en plastique blanc. Est-ce qu'elles avaient l'air plus heureuses que moi ? A peine.
Heureusement, les marques "pointues" sont peu courues. De même que les "has been".
Chez Erotokritos, c'est trop marrant de se foutre en soutif avec d'autres nanas, hi, hi, c'est trop sympa.
Mais rien. Les rousses ne s'en sortent pas trop mal dans ses vêtements. Elles sont tellement, heu, particulières, visibles, qu'il leur faut assumer jusqu'au bout. Des couleurs très franches. Du lurex partout.
Et Vous offre un tout autre visage. Idéal pour la blonde bon chic bon genre que je ne suis pas. Les pulls sont gris. Les pantalons beiges. Les pouffiasses abondent. Je tournicote et ressors encore les mains vides. De sens ?
Le pull de chez Zadig, faudrait qu'il soit géant pour qu'il fasse me lever samedi matin.

Tant pis, pour moi. A la place, je porte les vieilles frusques des autres.
Je vais pas voir d'expos le we, les Parisiens Collabos, les Barres de Fer du Grand Palais, les révolutionnaires que personne connait mais qui seraient mieux que le pop art.
Je vais regarder des gens, qui indécemment exposent leurs vies. Que je leur achète, détourne.
Comme cette veste de petit garçon, du 12 ans. Qui est à moi pour dos euros.

Réflexion faite, elle a du servir lors d'un mariage. Il y en avait une 2ème, taille 10 ans.

Ces assiettes pour bébé, qui raviront mes deux fauves.

Ce fauteuil de pêcheur, pliable. Pour se prélasser.

Vendue par une soixantenaire, dont on peut croire qu'elle l'a portée. Qui devient ma cotonnerie à moi.

Un jeu un peu rétro, absurde. Trouver, du tac-o-tac 10 mers. Ne pas oublier la Caspienne.

Et puis ces bottes. Des Aigle toutes bêtes. 1 euro la botte de pluie. Ce jour-là, chargée, je les mets plutôt que de les porter.
Et je découvre leur pouvoir sensuel, sexuel et érotique. Matée parce que c'est bizarre de porter des bottes de pluie en ville. Mais pas que.

Je me suis beaucoup trompée, dans les vide-greniers. Au moins, les conséquences financières étaient moindres que dans les Ventes Privées.
Dans ces ventes, comment résister lorsqu'on voit ça 385 et qu'à la place ça devient... 80. Economiser 300 euros mon Dieu que c'est tentant.
Mettre 80 dans un truc bof, c'est rageant !
In extremis, j'ai quand même shoppé un petit truc Maje, venu jusque dans mon lit par la magie de Bazarchic.

19:17 Publié dans Ne pas sortir nu | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : maje, sandro, erotokritos, et vous, aigle, brocante, vide-grenier
28.05.2008
Mes amours plats
Ils sont unidimensionnels. Ne sentent jamais mauvais. On voit rarement leur sexe, un bout de fesse les bons jours.
Le premier. Melvil. A cause des gens normaux qui n'ont rien d'exceptionnel. Il joue un vrai gars parisien, un peu noiraud, pas sympa, chiant.
Las, le petit con ne me mérite pas. Il s'envoie l'Efira.
Oublié du show-foot-ness, il fait des passes, des passes, des passes. Un attaquant qui marque pas, je comprends l'indifférence. Mais lui continue à passer, passer, passer.
Est-ce qu'il me plairait autant s'il ne s'habillait pas systématiquement en jogging, histoire d'échapper le plus vite possible à tout danger de mort ?
En vrai, il est marié, se cache au Canada. En faux, il est toujours très méchant. Je l'aime malade du sida.
Un autre gars qu'était bien quand il était malade. Alors que le reste du temps, ses gros yeux globuleux délavés ne lui servent à rien.
The snake. L'intello du foot. Ces dernières années, il a collectionné des oeuvres d'art à New-York. Aujourd'hui, il est président d'un obscur club de foot arménien. Charmant, donc.
Soyons honnete, j'au aussi voulu me marier avec lui. Sa version de Killing me softly reste LA meilleure à ce jour.
Je suis en face.
14:38 Publié dans Kill your idols | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : édouard baer, florent malouda, hugh grant, you djorkaeff, charlton heston, jude law, melvil pupaud
27.05.2008
Playlist EBAY
Ebay m'a tuer.
Les mois derniers, j'y ai passé la moitié de ma vie.
Blouson en cuir NEUF Naf Naf
48
16
Robe Yumi
48
Bottines NEUVES Minnetonka
53
Gilet Les prairies de Paris
9
18
Quelques règles de base
- Rester sur ses gardes Si c'est vendu, c'est que c'est une pièce peut-être pas indispensable, pas si géniale que ça.
- Ne pas s'acharner sur Comptoir des cotonniers et Maje, pris d'assaut. Penser Les prairies de Paris, Nocollection, Ba&sh, Iro and so on...
- Tops, Robes, Bijoux et Chaussures. Les pantalons non, sauf si on a essayé en boutique. Les jupes, si on connaît la marque et ce que deviennent nos fesses dans leurs vêtements.
- Beaucoup de déconvenue sur les Pulls Zadig... Sandro, je n'ai jamais été déçue.
- Acheter l'hiver en été, l'été en hiver, le printemps en automne.
- Faire des recherches automatiques pour être prévenu de l'arrivée du truc qu'il nous faut faut faut.
- Revendre quand on n'aime pas ! Ne pas s'encombrer.
- Poser plein plein de questions au sujet de la taille, regarder les autres vêtements du vendeur pour voir comment elle est gaulée.
Ce qui peut arriver de cool : retrouver un vêtement qu'on regrettait trop de pas avoir acheté, à l'époque
Et les conseils pour vendre, ils se trouvent chez une Pipelette.
Après, ça n'empêche pas de se demander : une jupe CDC à 110 euros, pas spécialement fabriquée en France, en coton pas trop cher... QUI S'ENRICHIT COMME UN MALADE AVEC NOS SOUS QU'ON A MEME PAS !!!
Un pote styliste, pour des vêtements à 200 euros pièce, pas moins, me disait, que jamais, au grand jamais, il ne mettrait ce fric pour acheter ce qu'il fait. Ca l'étonne, lui, qu'on le mette, cet argent. Et même pas la peine de faire un plan pub. Suffit d'envoyer gratos les pièces à des Celebs, attendre qu'ils soient photographiés avec et vlan, ça part comme des petits pains, ensuite.
M'en fous, je les ai eu gratos, ses trucs à lui. Suis sa star.
08:09 Publié dans Ne pas sortir nu | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sandro, les prairies de paris, mina yumi, minnetonka, comptoir des cotonniers
25.05.2008
(Lou Doillon) / 2
Son bref passage à Cannes, Mes 3 réflexions :
La petite Doillon ne sait pas tenir en place, tenir sa place.

Elle sait pas trop si elle est célèbre et pourquoi.
Ca me rappelle Higelin. Il passait son temps avec les techniciens de la salle de concert.
Genre "on est pareil".
Ce n'était pas du tout vrai. Ils étaient flattés et essayaient d'être à la hauteur. Ca les stressait pas mal, finalement.
La France est coupée en deux.
Moi et le reste du monde.
Et voilà ce que le monde dit de Lou :
bambouseraie - Elle fait un peu "Amy Winehouse",désolée pour elle...
chouchou - Elle est moche et c vraiment un sac d'os, aucune classe. Elle à la machoir drolement en avant. Beurk faudrait avoir faim pour coucher avec.
lula - je trouve qu'elle a l'air d'une clocharde en robe du soir...
lillie - Belles robes mais tête de droguée ...désolé je dis ce que je pense !
Begaudeau m'avait fait hurler de rire
(pourquoi on dit avoir le cafard ? / parce que les cafards c'est noir / alors pourquoi on dit pas avoir le corbeau ? / parce que les cafards ils sont petits ils font rien... / alors pourquoi on dit pas avoir les fourmis ? / non, non, au Maroc j'ai vu des fourmis hyper grosses
and so on...)
J'adule Cantet, ses ressources humaines et son emploi du temps
Alors j'exulte !
18:36 Publié dans Kill your idols, Lu Lu | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lou doillon, cannes 2008, charlotte gainsbourg, people, entre les murs, françois bégaudeau, laurent cantet
24.05.2008
Sa vie de chien / Episode 1
- I like pigs. Dogs look up to us. Cats look down on us. Pigs treat us as equals.
Avant de s'attendrir, ce qui est un peu trop immédiat avec lui, révélons d'emblée les choses dégoutantes qu'il fait.
LA chose.
Il lappe le pipi des autres chiens, dans la rue. Pour contenir ma répugnance, je pense immédiatement aux médecins du 17ème siècle.
Ce que les autres maîtres n'aiment pas, en général, c'est qu'il s'intéresse aux mâles. Sur le plan sexuel. Les plus dérangés s'exclament : "oh, il est homosexuel !". Moi, je ne retiens pas mon chien. Si ça lui plaît.
Ce que je n'aime pas pour ma part, c'est lorsqu'on lui dit "va voir maman". J'enrage. Et pourquoi, hein, pourquoi, hein, on ne dit pas aux chiens des gars "va voir papa" ?
Les plus désagréables restent ceux qui me prédisent sa mort. Ecrasé par une voiture. Son kidnapping imminent. Il m'arrive de répondre "j's'rai contente si ça arrive".
On ne peut pas dire de lui qu'il est intelligent. Au contraire, il est benêt. Mais j'ai compté. Il connaît des mots : bois, promener, noé (le chat qui vit avec lui), non, on y va, valois (un autre chien), attention, attends. C'est peu. Loin des 50 que l'espèce aurait la capacité d'assimiler. Mon oeil.
Il a la politesse de répondre à ses nombreuses appellations. "Doudou". "Petit coeur". "Chienchien". Il se reconnaît. "Minidoux", marche aussi. Un truc qu'il faut prononcer "Tchoupi". Puis, comme Bambi a une odeur et qu'il est né l'année des B, il a parfois droit à "Boule Puante". Moi, quand quelqu'un ose un "Manu", je souffre.
J'ai rencontré ma copine de 12 ans grâce à lui. Elle doit rester anonyme. Elle vient quelques jours par semaine me parler, promener Bambi avec ses copines. C'est un secret. Sa mère m'a menacée de me dénoncer au commissariat si un jour elle disparaissait. J'espère que ça n'arrivera pas.
Lui, il pense qu'à jouer. Par exemple, à faire sortir des croquettes de chat d'une balle magique.
Heureusement, c'est parfois difficile. Dérangeant. Tout ne se passe pas toujours comme prévu, dans la vie, sache-le.
J'envie néanmoins ses soucis.
08:09 Publié dans La vie de Bambi et Noé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : animal de compagnie, cavalier king charles, bambi
22.05.2008
Isabel Marant est navrante
Je HAIS Isabel Marant.
Je hais les heures passées à exterminer les bouloches de ses lainages.
Je hais le fait que 2 ans après, une pièce de chez elle m'indiffère.
Je hais sa jupe en soie qui n'a pas résisté 10 minutes aux frottements des paillettes du sac de sa consoeur.
Je hais ma petitesse, consistant à m'acheter des tonnes de choses chez elle, chaque année, mais seulement des choses que je pouvais m'offrir.
Je hais ma propre jouissance quand, en tous petits caractères, apparaissait le mot "soldes" sur sa vitrine. "Rebajas" d'autres disent. Se rabaisser, je pense.
Je hais ces vendeuses vivant sans doûte chichement mais si intimidantes.
Je hais aussi les clientes d'Isabel Marant lorsque nonchalamment elles se tournent vers un type effacé pour qu'il dégaine la Ci.Bi.
J'aime d'amour fou des chaussures qui ne sont pas à mes pieds et dont la somme des imitations que j'ai acquises est précisément leur prix.

12:59 Publié dans Créationnisme / Sélection naturelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vanessa bruno, isabel marant, les prairies de paris, sandro, agnès b., claudie pierlot
21.05.2008
Old Look
Quelqu'un devrait s'occuper de moi.
Lundi
Quelle idée de s'accoutrer ainsi quand on n'attend pas de jumeaux.

Mardi
Et là, non mais, je me crois à Los Angeles!!!

Mercredi
Les années 50, c'était à la mode il y a quoi, 8 ans ?

Jeudi
A sauver ? Presque.

Vendredi
Le vieux gilet, au moins, ça c'est une valeur sûre. Mais cette peau apparente, franchement...

Samedi
Bon, c'est la faute à la Stone.


11:49 Publié dans Ne pas sortir nu | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sharon stone, angelina jolie, kate moss, minnetonka, chie mihara, slim
19.05.2008
L'histoire des sautoirs
De tous mes bijoux, les sautoirs en ont le plus, des histoires.
Il y a celui que j'ai volé, un jour, dans un grand magasin. C'est mal de voler. Mais, à cette période, le prendre lui, en douce, m'a réconfortée. Je voulais moi aussi m'habiller en Prada.

Celui-là ne coûtait rien, quelques euros. Je l'ai mis le soir du 1er tour des élections présidentielles de 2007, afin de protester. Il est difficile de le reporter, compte tenu des circonstances.

This one, ah là là... J'en rêvais. Qu'il me l'offre. Je lui envoyais des liens internet sur la créatrice. Il m'a viré de sa vie. En n'oubliant pas de me virer l'argent qu'il me devait pour des traductions que j'avais faites pour lui. Le prix exact du pêché. J'ai donc dépensé ! Et, au bout de quelques semaines, je n'en avais plus envie. Trop lourd à porter, au sens vraiment propre. Ebay s'en est chargé.
L'intemporel est vierge. Il doit arriver par la poste, je ne suis pas sûre de savoir à quoi il ressemble. J'ai hésité avec Le mobile. Mais, peu sûre de mes goûts, je me suis fiée au nom. Et il est plus destructuré. Plus hype, donc, j'ai bon ?


Il vient du Mali. De Mopti, dernière ville avant Tombouctou. Ce n'était pas un Touareg ami. Mais le seul à avoir une jolie chose. Nous étions assises presque par terre, siphonnées de fatigue. Mon amie a repéré la beauté. J'ai copié, imité. Je le porte avec des choses très structurées, anti-ethniques. Pour dé-ca-ler...

J'avais le même, mais les boules étaient en argent. Pour la deuxième fois de ma vie, je me suis faite cambrioler. Un collier et un bracelet en or sont partis. Normal. Mais aussi ce petit truc de rien du tout que j'adorais. Cadeau de collègues de recherche. Un 14 février, une de ces collègues m'a offert celui-là. Mais il n'a jamais réussi à remplacer l'autre.

Samedi dernier, j'ai vu celle qui les faits. J'avais tellement peur de la peiner. Mais c'était une trop petite chose. J'en voulais pas. Je me suis enfuie comme une voleuse sans avoir rien volé.

Je me le suis inventé. Pour exister. Mais l'harmonie ne se décrète pas. Il est un peu raté. Ca donne néanmoins une activité au scarabée d'or.

Tigrou, personne ne l'aime. Alors je le montre pas. Il est doré. Sur ebay, la fille a dit que c'était un Imitation of Christ. La griffe des amis de ma copine Chloé, quand même.
Celui-là, tout le monde l'aime. Mais il est reparti par où il est venu. Trop gros, trop massif. Beau en boutique, that's it.

Je préfère quand elle est plus filandreuse. Eva, je l'ai épuisée. Lors d'une vente privée, j'ai essayé, essayé, essayé. Hésité, hésité, hésité. Les filles me voyaient en argenté. J'y croyais pas, moi, à mon côté argenté. Mince, on a bien le droit de se tromper sur soi-même.

Est-ce que je dois craquer ? Est-ce que c'est pas encore de la minauderie, c'truc-là ? Même si ça vient des Etats-Unis. Elle en dit du bien, ça devrait me rassurer.

Y a ce vieux collier si beau mais défiguré. Il appartenait à une vieille amie de ma grand-mère. Un jour, il a lâché. J'ai ramassé les perles. Et je l'ai refait, mais pas bien. Les perles sont toutes serrées, elles étouffent. Alors, faudrait le refaire. Mais c'est pas palpitant, comme projet.

Ce pauvre-là, j'ai cru que ce serait mon collier sauve-tout. Maintenant je le trouve mémère. Il a cassé. Lors d'une étreinte. Et encore une réparation ni faite ni à faire. J'ai bidouillé. Du coup, il m'écorche la peau. Du coup, il est puni.

Reste une longue et banale mais torsadée chaîne en argent. Que je ne quitte pas.
12:48 Publié dans Ne pas sortir nu | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : eva gozlan, les bijoux de sophie, médecine douce, agatha, les néréides, adeline affre, servane gaxotte
18.05.2008
Détruire l'humanité : une obsession
Parfois, je fais le compte.
Mes connaissances concernant les crimes contre l'humanité, génocides et crimes massifs s'accumulent. Un aspect de la modernité, en être obsédé.
Sans doûte parce que j'ai écouté cette semaine Le pays des tigres disparus. Sur le Cambodge.
Ceux qui sont revenus
Lire L'espèce Humaine de Robert Antelme et ensuite La Douleur, de Marguerite Duras. Elle dit d'Antelme "Il a écrit un livre sur ce qu'il croit avoir vécu en Allemagne". L'espèce humaine donnerait foi en l'humanité, conservant une solidarité dans les pires extrémités. Je ne l'ai pas lu ainsi, malheureusement.
Etre sans destin ne décrit pas d'horreurs. Il est pourtant le plus effroyable. L'oeil d'un adolescent qui voit quelques avantages à la déportation. Les 20 premières pages sont étouffantes. Le jeune garçon s'accomode de l'étoile jaune. En ressort un adulte qui ne cessera d'être en colère. Imre Kertesz dit : "« Quand je pense à un nouveau roman, je pense toujours à Auschwitz. ».
Si c'est un homme de Primo Levi. Les souffrances de l'hiver, le froid, se transforment quand vient l'été. C'est la faim qui alors s'impose comme insupportable. La fin des premières douleurs est immédiatement remplacée par de nouvelles. Il s'étonne de ne pouvoir apprécier cette fin de l'hiver.
Refus de témoigner. Ruth Kluger aussi est en colère. Jeune à Auschwitz, comme Imre. Son problème, c'est d'avoir survécu. Elle ne s'en remet pas. Et que faire des touristes éreintés dans le camp d'Auschwitz ?
Il y a aussi les bourreaux
Un été infernal. 2006. Ecouter jour après jour le Procès de Nuremberg sur France Culture. De pire en pire. Non pas ce qui est dit. Mais au fil des jours il est de plus en plus éprouvant de l'écouter. Le dernier plaisir de Göring : ridiculiser le prêtre qui s'entretient avec lui. Après son départ, il se suicide.
Je n'ai pas compris le livre d'Hanna Arendt. Eichmann à Jérusalem. Sa position par rapport à Israël est complexe. On a retenu La banalité du mal. Je ne sais pas ce que cela veut dire. Juste que Le grand Mal n'existe pas mais après? Lire ça.
Les Bienveillantes. La controverse est stupide. Intéressante mais tant de mauvaise foi. Lanzmann parce que la Shoah lui appartient. Les Inrockuptibles obsédés par le classicisme du roman. La jalousie des écrivains. Le personnage principal ne m'intéresse pas plus que ça. Il y a plusieurs façons d'être un bourreau, d'être convaincu de ce que l'on fait, de s'en accomoder. Jonathan Littell est d'accord : 'Les lecteurs se focalisent beaucoup sur Max, mais pour moi tous les autres, tous ceux que Max décrit, étaient aussi importants. Que ce soit Eichmann, que ce soit Rebatet, que ce soit les gens que j'ai inventés, j'ai essayé de montrer toute la gamme des nazis qu'il pouvait y avoir. Du petit nazi de base jusqu'à Himmler. Et Max comme figure me servait à ça'. Lu dans une sorte de transe, en 15 jours. Je me réveille dans la nuit pour poursuivre ma lecture.
Les familles
Les Disparus. De Daniel Mendelsohn. Poussif. Il entendait enfant : «Les Allemands sont mauvais, les Polonais plus encore, mais les Ukrainiens sont les pires.». Un passage marquant, cependant. Le seul survivant juif d'un petit village sollicite l'Allemagne pour la construction d'un monument aux morts sur le site de l'extermination. Très volontiers, répondent les autorités allemandes. Mais suggère au demandeur de conduire une souscription auprès de la communauté juive du village. Oui mais, répondit-il, tous les autres membres de la communauté sont sous l'endroit où doit être érigé le monument.
Les Témoins vivantsL'Ukraine dans La shoah par balles. Les sourires des Ukrainiens font penser à ceux des polonais interrogés par Lanzmann dans Shoah. Nous avons imaginé avec des amis agrémenter ainsi nos samedis soir, en regardent ce dernier documentaire semaine après semaine. Ceux qui l'ont vu ont en tête Le Coiffeur. Abraham Bomba.
La trilogie de Hatzfeld. De la poésie. Le rwandais, une langue extraordinaire. Un coupeur de bras, de jambes, de têtes, admet : "Pour son for intérieur, c'est plus risquant de se souvenir que d'oublier".
Voyeurisme, Fascination, ou Sidération ? Je n'ai pas fini.
Un intellectuel Israelien a dit : C'est à vous de vous charger de cette histoire, pour nous en dégager, pour qu'on puisse penser autre chose.
21:01 Publié dans Avis autorisé, Lu Lu | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : shoah, holocauste, rwanda, jonathan littell, daniel mendelsohn, jean hatzfeld, imre kersetz
16.05.2008
(Lou Doillon) / 1
Machin a tout dit. Les speedés aussi.
On peut très facilement apprendre des choses sur elle, vraiment. Ils la pistent.
Elle s'est confiée, aussi. Enregistrée à la télé, quoi. Gamine.
Elle a fait des déclarations, comme tout un chacun.
"Je lis environ deux livres par semaine depuis l'âge de 8 ans. J'ai été éduquée comme ça", raconte Lou Doillon. "Chez mes parents, il n'y avait pas la télé. Mon père m'obligeait à lire à voix haute une heure chaque soir. Il me disait: "le meilleur billet d'avion c'est un livre, tu peux voyager très loin et c'est pas cher".
Pour s'habiller en elle, on peut l'acheter. Ou faire du copier-collé. Là, là et là. Ca nécessite d'avoir des santiags.



Elle peut sauver la vie de votre chien. Si, dans un magazine, elle a indiqué les coordonnées d'une clinique vétérinaire ouverte 7j/7.
"Elle n'en a que pour Spike, le bouledogue anglais qui la suit partout. En parfait fou de la reine, il n'en finit pas de grogner, s'insurge contre l'interview qu'il déteste autant que les tournages, fait savoir, haut et fort, qu'il est le gardien de l'intimité de sa maîtresse et qu'il est des pattes sur lesquelles il vaut mieux ne pas marcher. Leur dialogue se poursuit, presque au delà du raisonnable, mezza-voce pour lui, en français et en anglais pour elle: « Je passe beaucoup de temps seule avec mon chien dans une chambre d'hôtel. » Qu'on se le dise: ces deux-là sont pour l'instant indissociables." Télé-poche ou Télé 7 jours ou Ouest France.
Ma mère répète sans cesse "non, moi celle que j'aime c'est Charlotte". Et elle glousse. Il y a la petite fiancée de la France et l'autre. Le génie reconnu et l'autre. La canaille.
Givenchy contre Balenciaga. Eres contre Gérard Darel. Carrément à l'ouest contre Prête-moi ta main. 0 contre 5:5. Car Madame ne veut pas chanter. Ca l'embête que ce soit si facile pour elle, de faire un disque. Pan dans ta face.
Un cauchemar, cet entourage de demi-soeurettes : "la photographe Kate Barry, que Jane a eue d’une première liaison, Charlotte Gainsbourg, qu’on ne présente pas plus que sa mère, la réalisatrice Lola Doillon, la fille que Jacques a eue avant de rencontrer Jane, et Lily, qu’il eut après Jane".
Il y a des années de cela, une copine disait : "elle est folle, elle veut un enfant depuis qu'elle a 15 ans". Je sais plus comment elle le savait mais elle le savait.
J'essaie plus d'arrêter de fumer. Il y a quelques mois de cela, elle, je crois qu'elle essayait.
20:13 Publié dans Kill your idols | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lou doillon, actrices, charlotte gainsbourg, kate barry, lee cooper, serge gainsbourg, jane birkin


