11.07.2008

Ma valise idéale / Le Fond et le Poids

J'ai toujours adoré la vie sous contraintes.

Quotidiennement, je dois m'habiller sans une once de noir, couleur attrape-poils-blancs-de-chat-et-de-chien. 

 

Cet été, les règles du jeu sont simplissimes :  n'amener que des vêtements souffle d'air.

Pour le style ? Hach nein.

Mon convoi de cet hiver jusqu'à Belgrade s'est soldé par un 31 au lit à 22h avec somnifère pour détendre mon dos capricieux.

Alors pas question de m'alourdir.

 

15 jours en Israël doivent tenir là-dedans. 

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La chemise de nuit ?  La plus (seule) sexy dans ma penderie.

Tout ce qui volète est sexy, on n'y peut rien.

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3 robes.

La soie, easy, le coton le plus fin hi hi !

Une vieille Maje de chez Ebay que personne ne voulait / Une belle de chez BelAir que tout le monde voulait

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Une discutable qui vient de chez les chinois MAIS gagne à être portée.

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Les jupes sont punies.

Le short n'est pas lâche donc pas rock, bleu foncé donc rock, à revers donc pas rock, en jean épais donc rock, à la Ouille Doillon donc...

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Surtout, je l'ai pas fait moi-même et même qu'il vient de chez Pimkie de telle sorte qu'on sent bien que les fils jaunes vont se filocher au fur et à mesure de mes pérégrinations.

Pour 19 euros hors-solde j'espère bien que les gamins qui ont trimé dessus l'ont gâché.

Un autre, noir, ma récompense de l'année puisque les bêtes ne seront plus là pour me tournicoter autour.

 

Au-dessus, on leur mettra les T-Shirts parfait.

2 mous, American Vintage et Gap, fournisseurs officiels de cocooning.

1 débardeur indémodable que je porterai encore à 80 ans, on verra p'tête mes nénés tellement il sera usé mais ça érotisera ma vieillesse.

1 de cette saison, YEAHHHH, celui en lin supposé être super quand il fait chaud mais vu que la matière est épaisse je comprends pas trop à moins que le tissage lâche permette à l'air de circuler, si un chimiste  passe par-là...

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 Et une blouse à imprimé stupide, infantil, bétifiant, puéril.

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Et puis c'est tout ?

Le lainage j'y ai pensé. Exit le Jean de 3 tonnes, vive le pantalon bleu en coton very Flare.

Enfin, le quelque chose d'inutile.

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28.06.2008

Sur la plage, les pavés

Les pavés ça me connaît.

Me suis enfilée Les frères Karamazov et L'idiot un mois d'août consécutif à une rupture amoureuse.

Revigorant.

Mais il y a plus léger

 

Je les ai lus et j'approuve grandement.

A vous d'en faire autant.

 

Une saga longue et virevoltante, 3 tomes sur Les Dukay, un régal.

De l'Empire Austro-Hongrois à la seconde guerre mondiale.

Quand Budapest n'était que Buda et Pest.

Romantique, lyrique et historique.

 

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Une autre saga mais en Chine.
Plus austère, of course.
Au début du 20ème siècle, l'histoire d'une famille traditionnelle.
Quatre générations sous un même toît, le bien nommé.
Attention, le risque est grand de détester les japonais...
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Pour s'en remettre, lire Soseki.
Mon préféré reste Clair Obscur.
L'histoire d'un couple
A éviter néanmoins si l'on est un peu down.
La mélancolie japonaise est inégalée.
Le Voyageur est sur le même ton, plus dur encore.
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Pour rigoler un peu.
Se plonger dans la vie d'un homme de 80 ans que sa femme vient de plaquer.
Il entreprend alors Le Voyage vertical.
Par un auteur espagnol merveilleux, Enrique Vila-Matas.
Un autre de ses bijoux : Loin de Veracruz.
Mais uniquement si on aime l'absurde.
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Romans noirs victoriens ?
J'appelle Wilkie Collins.
Un pote de Dickens.
Sans nom, La dame en blanc.
Je concède que c'est un peu lourdingue et très facile à lire.
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Petit détour par le monde contemporain.
Les Campus Novels.
J'ai adoré celles de David Lodge.
Mais me suis ennuyée avec le dernier de Zadie Smith.
Deux gros bouquins sympas :
Le maître des illusions, de Donna Tartt.
Moi, Charlotte Simmons par Wolfe.
Le premier est plus gothique, le second plus cynique.
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Vous aimez Jim Harrisson mais connaissez trop ses ficelles ?
Découvrez Wallace Stegner.
Il écrit toujours sur des vieux ronchons.
Il y a Vue cavalière.
Mais mon préféré reste La vie obstinée.
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Glaçant et utile : comment un jeune garçon en vient...
... à massacrer ses camarades de collège.
Il faut qu'on parle de Kevin.
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Vous êtes en pleine dépression ?
Vous souhaitez en sourire ?
Herzog est fait pour vous.
Saul Bellow est l'équivalent d'un Philip Roth
Qui écrirait de manière agréable !
Plus désespéré, tout aussi fort, La vie en suspens.
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Un couple chouchou.
Lire les deux l'un à la suite de l'autre.
Non, non, pas Auster et sa Siri.
Mais Nicole Kraus et son Histoire de l'amour.
Puis son mari Jonathan Safran Foer.
Pas Tout est illuminé, dont je n'arrive pas à dépasser les 10 premières pages.
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Fan de Thomas Mann ?
L'affaire Maurizius est pour vous.
Par Wassermann, incroyablement peu connu.
Un roman d'initiation à l'injustice.
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Autres placebos délicieux :
Barbara Pym, si on aime Jane Austen.
Un seul reste en tête, cependant.
Une demoiselle comme il faut.
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Molly Keane en est la version irlandaise, plus âpre.
L'un de ses romans est particulièrement réussi.
Un beau mariage.
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Assez des mièvreries ?
Passons aux déboires amoureux d'un cinquantenaire.
Anglais.
D'où very funny !
La mer, la mer d'Iris Murdoch.
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Sous la canicule, se rafraichir.
Avec Smilla ou l'amour de la neige.
Un roman noir qui finit dans les glaciers.
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A déguster si on est à Ibiza.
Toutes, je dis bien toutes, les nouvelles de Fitzerald.
Dans Un diamant gros comme le Ritz.
A notez, je n'ai jamais pu me plonger dans l'un de ses romans.
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J'ai aussi tâté des romans historiques.
Waltenberg de Kaddour est bien.
Mais ne pas se laisser avoir par les 50 premières pages, trop poétiques à mon goût.
Ensuite, on plonge dans l'univers de John Le Carré.
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Vie et Destin de Grossman.
La Russie soviétique.
Moins plaisant que Guerre et Paix, il faut l'avouer.
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Retour vers les sagas, cette fois-ci dans les pays nordiques.
Une trilogie de Wassmo.
Mais pas n'importe laquelle.
Le livre de Dina.
Pas la trilogie de Tora, glauquissime.
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Un must, si on veut se plonger dans Henry James.
C'est Portrait de Femme.
Le moins alambiqué, et c'est dire, de ses romans.
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Et pour Virginia Woolf, ce ne sont pas les plus connus.
Pas les plus inventifs, pas les plus avant-garde.
Mais les romantiques:
La traversée des apparences.
Une jeune fille y tombe amoureuse.
Ou encore Les années.
La saga découpée, morcelée, d'une famille anglaise.
Après, si on a aimé, on peut se lancer dans La promenade au phare.
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J'allais oublier.
Incroyable mais Salinger aussi, a un fils adoptif.
Dave Eggers.
Le titre en anglais est plus savoureux : You shall know our velocity.
Le pitch : comment faire du bien à l'humanité quand on gagne une grosse somme d'argent ?
Pas facile.
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De Salinger, vous ne connaissez peut-être pas Franny et Zooey.
Sur les 2 petits derniers de la famille.
Aussi brillants, torturés et en quête de sincérité.
Et pour finir, si on a envie d'un livre court.
Magistral.
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Le roman monologue qui a fait croire à toute une génération d'auteurs qu'écrire était facile.
J'attends vos réactions, avant, pendant, après les avoir lus !