03/11/2010
Ils pourraient avoir intégration
(pas la même intégration que moi, il va sans dire)
Mon ami Hugues Lagrange fait le buzz parce qu'il a osé écrire ce que beaucoup pensent tout bas.
Les noirs ne savent pas élever leurs enfants.
N'ayant pas de diplôme d'anthropologue en poche, je lui suggère de s'intéresser à la situation socio-économique de ces familles avant de nous casser les couilles.
L’explication principale de ce dernier résultat est à rechercher dans les aspirations
éducatives plus fortes et les demandes d’orientation plus ambitieuses qu’expriment les familles immigrées, comparativement aux autres familles dotées des mêmes ressources matérielles et culturelles.

C’est l’appartenance à des familles nombreuses dans les milieux sociaux les plus défavorisés – et, vraisemblablement, les situations de très grande difficulté scolaire qui lui sont associées – qui constitue le facteur explicatif primordial [du niveau scolaire].
Lors de l’entrée en sixième, les enfants d’immigrés ont obtenu de moins bonnes performances que leurs condisciples aux épreuves standardisées de français et de mathématiques [Vallet et Caille, 1996b]. Ces écarts sont toutefois inférieurs à ceux observés pour la catégorie sociale d’appartenance, le diplôme de la mère ou la taille de la famille. À situation familiale et sociale identique, l’écart s’avère plus réduit encore en mathématiques : ni l’ancienneté en France des parents, ni la nationalité regroupée, ni la langue parlée à la maison n’affectent significativement les performances des élèves.

En comparaison des familles de mêmes caractéristiques socio-démographiques dont l’enfant obtenait, à l’entrée en sixième, des performances scolaires analogues, les familles immigrées souhaitent plus fréquemment que celui-ci poursuive ses études jusqu’à 20 ans et plus. Cette aspiration à des études longues culmine dans les familles d’un pays du Maghreb ou du reste de l’Afrique.

L’analyse longitudinale des parcours des enfants d’immigrés ne conduit donc pas à conclure à leur échec scolaire massif, mais elle souligne en premier lieu que les ressources socio-économiques et culturelles du milieu familial forment les déterminants premiers de la réussite à l’école."
Est-ce que vous attendez vraiment une conclusion de ma part ?
07:00 Publié dans Propos ultra politique | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : déni des culture, racisme, xénophobie, essentialisme, culture, afrique, mali, louis-andré vallet, jean-paul caille, réussite scolaire, enfants d'immmigrés |
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