02.11.2009
MON identité nationale
Les monstres en liberté. Un pot au Fouquet’s. La Défense de Jean. Un petit enfant juif déporté par classe. La Princesse de Clèves déboutée. Avec Carla, c’est du sérieux. Le croc du boucher. Rolex. Poutine et moi bourrés. Le bouclier d'argent. Les stylos piqués. Un arabe ça va, deux… Lisez Guy Moquet sinon au piquet. La génétique du pédophile. Casse toi. Clavier en Corse. L’homme africain retardé. Mon yacht. Rétablissez l’heure de vérité ! Un test ADN à l’entrée. Les nains de Faurecia. Les SMS du pape. Le site du Nouvel Obs nazi. Courrier International dans le métro. Un viol ? Quel viol ??? Le coût de la visite à l'hosto. Instituteur ou curé ?
C'est ma carte d'identité à l'étranger.
09:35 Publié dans Propos ultra politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean sarkozy, prévert, droit d'inventaire, sarkozy, polémique, besson
12.10.2009
J'y consens
Nous voilà quelque peu perplexe : Lorsque la victime consent, y a-t-il encore un coupable ?
Le consentement passe généralement comme une lettre à la poste.

(Quelques rares ratés : "I Ross, take you... RACHEL")
C'est la grande affaire moderne : LA solution à nos problèmes de moeurs.
LE CONSENTEMENT ECLAIRE.
Nous voilà libérés des moralistes, des pudibonds et puritains, de la culpabilité, des décisions papales.
Les prostituées ? Les mères porteuses ?
Si elles consentent...
La championne toute catégorie pour défendre cette position : Marcela IACUB. Pensionnaire du CNRS.

Elle hante les plateaux télés de Taddei sempiternellement. Pas ratable.
Mais le cannibale allemand a tout fait merder : il a recruté foison d'humains prêts à se faire dévorer.
Consentants.
Mais éclairés ?
Alors, beurk, on a du se rappeler qu'on était tous des aliénés.
Saloperie.
Comment être suffisamment éclairé sur soi-même ?
Ne nous faut-il pas, à tous, en guise de Jimini Cricket, un sourd présent dans les moments délicats de notre vie ?

Et, à défaut, d'un tiers bienveillant faillible, on pourrait s'en remettre à la moyenne des convictions éthiques des citoyens d'un pays.
A une loi, quoi.
Du reste, c'est pour ça que lors des procès, il n'y a pas seulement une partie civile vindicative mais également un procureur. Si.
ps : tout ça pour vous conseiller de voir Un mariage, de Robert Altman.
09:13 Publié dans Propos ultra politique | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : robert altman, mariage, roman polanski, viol, féminisme, éthique
07.10.2009
Rape me, I love it !
On dirait, il m’aurait drogué.
Puis violé.
On dirait aussi que j’aurais 13 ans.
On dirait que ça te prenait grave la tête de faire de la prison.
T’aurais continué ta vie.
J’aurais pu accepter de l’argent pour cesser de te dégueuler.
Un juge pointilleux t’aurait poursuivi pendant des années.
Et là, tu serais en tôle.
Pour ce truc que tu as fait IL Y A 30 ANS ALORS CA COMPTE PLUS.
Et ça, un ministre-spectre aurait pas supporté.
Vu que, enfin ! T’ES UN BON MARI ET UN BON PERE DE FAMILLE.
Alors, les nazis d’Amérique, please, laissez-nous régler nos affaires de petites culottes entre nous.
Putain, vous nous faîtes trop peur, vous les moraux.

09:11 Publié dans Propos ultra politique | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : roman polanski, frederic mitterrand, viol
06.08.2009
Comment épouser un millionnaire ?
Où se trouvent les ayant-droits du type qui a composé : TA TATATATATA TA TATATATATA TA TATATATA / TA TATATATATA TA TATATATATA TA TATATATATA TATA and so on...
14:11 Publié dans Propos ultra politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise financière, bonus, banque, marilyn monroe
09.02.2009
La période franges : sa fin annoncée
Hier c'était déjà très clair : pas de franges qui dodelinent aux pieds, pas de daim tout mou qui ne tient pas le pied, aucun rappel des souffrances du peuple indien aux pieds.
Maintenant, outre que mes jambes sont trop petites pour les supporter, je peux aussi donner une raison intellectuelle (est-elle éthique ?).
Les deux explications sont possibles et ne s'excluent pas.
J'ai en ma possession un livre un peu vieux : Pieds nus sur la terre sacrée (quelques extraits).
Un livre recueillant des paroles de Native American, agrémenté de photos d'Edward S. Curtis.

Le bonhomme a pris des tonnes de clichés, qu'on peut retrouver ici :« The North American Indian »
Mais ce qui importe, c'est le titre de ce livre : "Pieds nus sur la terre sacrée".
Cela exprime très clairement que porter des chaussures c'est déjà s'éloigner du sacré de la terre, comme le dit Young Chief, des Caryuses :
"Je me demande si la terre a quelque chose à dire. Je me demande si le sol écoute ce que je dis".

La plupart du temps, il faut porter des chaussures, en raison de la neige, de la pluie, du goudron frais, des mégots de cigarette, des litres de pipi de chien par terre.
Mais ce n'est pas une nécessité impérieuse.
Il m'arrive de rentrer les pieds fourbus, ayant loupé le dernier métro à Paris, et d'enlever mes godasses pour faire le reste du chemin.
Evidemment, surtout si la paire est neuve et que je suis partie craner dans une soirée.
Et puis le soir, en Grèce, il y a 10 ans au moins, on ne se maquillait pas, on prenait un verre à 20h et l'on repartait arpenter l'île, pieds nus, finalement pas tentées par les Fiestas qui s'annonçaient.
Un extrait de Kronenbourg s'est logé dans mon pied, à cette occasion.
"Maudite soit la race qui nous a pris nos terres... Les blancs piétinent les cendres de nos morts. Qu'ils soient reconduits là d'où ils sont venus, sur une piste de sang". (Tecumseh, appel à la vengeance, 1811)

Alors, ferais-je honneur aux Sioux si je portais des choses frangées ?
La jeune société Tatoosh a surfé sur la vague indienne, en proposant des sortes de Minnetonkas de pluie, de quoi passer l'hiver.
Les Minnetonkas de base sont fragiles, malgré les 115 euros qu'elles nécessitent de débourser.

Tant mieux pour la République Dominicaine où elles sont produites. Ca les change de la plantation ou de la mine.
Avec un PIB par habitant 10 fois moins élevé qu'en France (quand même 5 fois plus que son voisin Haitien et 2 fois plus que les chinois), je parierais que quelqu'un se fait des marges confortables.
Sur mon dos ou celui des Dominicains ?
De toute façon la tendance indienne se maintient l'été prochain. Encore une fois JE SUIS TROP AVANT-GARDISTE. Quelle plaie.

Je persisterai.

"L'homme qui s'est assis sur le sol de son tipi, pour méditer sur la vie et son sens, a su accepter une filiation commune à toutes les créatures et a reconnu l'unité de l'univers; en cela, il infusait à son être l'essence même de l'humanité. Quand l'homme primitif abandonna cette forme de développement, il ralentit son perfectionnement". (Chef Luther Standing Bear)
[NDLR : nous non plus ne comprenons pas le lien entre ces différents éléments. C'est son truc, le salmigondi]
11:54 Publié dans Fétichisme, Propos ultra politique | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : indiens d'amerique, minnetonkas, kate moss, bottes frangées, folk, ugg, bottes fourrées
02.02.2009
L'écolière : avis de perversion sur toute la région
La dernière fois, en 99, j'ai bien dormi.
Me suis réveillée pleine de joie.
Dans la rue, j'ai marqué un temps d'arrêt.











11:30 Publié dans Créer bêtement, Ne pas sortir nu, Propos ultra politique | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : soldes, tempête, gossip girl, blason, catastrophe naturelle
20.01.2009
Africa, Baby! (Investiture / Investissement)
Il y a moyen de ne pas être seul et de boire des coups en regardant Barack (Michelle, Malia, Sasha et peut-être le chiot) :
Une recension des lieux à Paris
J'y ajoute :
dorothy's gallery / 27 rue Keller / Bastille
"Retransmission de la cérémonie d’investiture sur écran TV à partir de 17:00 jusqu'à 20:00
Cocktail et ambiance conviviale"
Et nous dans tout ça ? Sommes heureux.
On boycottera la lecture des blogs en tête du classement Wikio, spécialistes es pessimisme, qui ne manqueront de démontrer que CA NE CHANGERA RIEN.
Ah, la blasitude du blogueur...
Tout a déjà changé, le 4 novembre.
Pour autant, nous n'endosserons pas le costume de Pom-Pom Girl, fidèle à notre devise.

Mais ça nous donne des envies, comme celle d'explorer le capitalisme.
Pas le libéralisme, malheureux, nous tenons à nos droits civiques.
(un truc efficace pour distinguer les deux, c'est de penser à la Chine, capitaliste mais non libérale).
Comme pour toutes ces choses en isme, nous repartons au Mali.

Comment capitaliser ? Ce n'est pas gagné.
1 Le capitalisme prospère lorsque quelques garanties concernant l'avenir existent.
Une connaissance idiote, travaillant dans l'aide au développement, m'avait un jour tenu ce discours :
"Tu donnes une brebis et un bélier à un Africain, cet imbécile n'attend pas qu'ils fassent des petits. Cet imbécile les bouffe illico".
Ca paraît logique pourtant, si cet imbécile crève de faim et craint que ses bêtes ne succombent très vite à une maladie.
L'argent meurt, avant d'avoir eu le temps de faire des petits.

2 Le capitalisme prospère quand tu n'es pas saigné par ta famille élargie.
Parmi tes proches, si tu es malien, il y a toujours quelqu'un à dépanner.
Une facture d'électricité, un traitement pendant une crise de Malaria, de la bouffe tout simplement.
Je connaissais un jeune chercheur plutôt bien payé, au Mali.
Le 10 du mois, c'était déjà fini pour lui.
Et c'est le cas de tous les salariés.

Il y a bien une solution, pour un malien qui voudrait s'en sortir.
Surtout pas immigrer en Europe.
Ceux qui sont restés au pays t'imaginent blindés de fric et ne sont que plus demandeurs.
Ton sens de l'honneur te ramène illico chez Western Union et Dieu sait que leurs commissions sont exorbitantes.

S'exiler dans un pays africain, voilà le seul moyen.
Ta famille minimisera ses demandes, ne t'imaginant pas nageant dans l'or.
Plus stratégique, rencontre ta femme dans ton pays d'origine.
Et fuyez.
Célibataire, tu succomberas à une jeune ivoirienne...
Lestée d'une famille qui te demandera ton aide.

Oui, ça n'a rien de très palpitant, comme projet.
Et nous les européens, on n'aimerait pas suivre ton chemin.
On donne pas non plus notre argent comme ça "Mais bordel, prends-toi en main", et faisons grande confiance à l'assistante sociale.

Alors Barack ne changera pas cela, ton destin d'Africain.
12:23 Publié dans Dans d'autres pays du monde, Kill your idols, Propos ultra politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, crise économique, capitalisme, mali, racisme
19.01.2009
Puis Saint Matthieu alla au sixty-six (66)
Pour y boire des CointreauPolitain.
2 doses de citron, 3 de cranberry et 5 de Cointreau.
On lui offrit la coupe et il en fut ravi.

Alors que la foule se pressait à Créteil-Soleil, sous des lumières criardes, lui déambulait, son mini-shaker rose à la main, dans l'obscurité du concept-store des Champs-Elysées.

Le concept de concept-store le travaillait tout de même.
D'une, parce qu'il situait la vente de concepts au CNRS et non au supermarché.
De deux, parce que l'expression "Vendu en exclusivité chez C - - - - - - " le faisait quasiment dégueuler.
Le duo de Djettes troublait à peine son âme, réfugié qu'il était dans une cabine tamisée.

(Saint Matthieu, Bambi et moi partagions l'endroit)
Il y appréciait les vendeuses canons en collants nylon (Ah si j'étais un homme).
Enfin surtout, tout y était à - 66% car “celui qui a, on lui donnera et il aura un surplus, mais celui qui n’a pas, même ce qu’il a lui sera enlevé".
Matthieu l'avait écrit dans son évangile (ainsi que Luc et Marc, si l'on veut être précis).

En vérité, je vous le dis, Jesus pensait alors aux biens immatériels, dits spirituels.
En vérité, je vous le dis, les grolles à 168 euros de D. CO. Copenhagen passaient à 55 euros.
Le concept des avantages cumulatifs avait une sacrée allure, appliqué au concept-store.
Tu n'étais pas seulement dôté d'une porte-monnaie, mais d'un capital culturel aux vertus financières.
Plutôt que des bottines Jeunes et Jolies, pour le même prix, te payais du luxe griffé Danois.

En effet, l'ami Bourdieu, sentant une piste chez Jesus, l'avait un peu creusée.
Plutôt marxiste, l'avait nommée Capital.
Ainsi toi, ton capital culturel en poche, t'étais pas obligé de lire Le Monde comme volonté et comme représentation.
Tu osais simplement passer la porte du temple, connaissant la date et l'heure de la réduction (sans passer par la case Texto).
Saint Matthieu est reparti vers d'autres cieux, me laissant tout de même son effigie sur le dos.
08:58 Publié dans Ne pas sortir nu, Propos ultra politique | Lien permanent | Commentaires (39) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : colette, concept-store, paris, soldes, crise économique, religion
16.01.2009
Peut-on Penser à Gaza et Passer chez Zara ?
On ferait montre d'une certaine cohérence.
Le premier crime massif de l'Occident contre la communauté juive est... espagnol.
" D'après le rapport des Inquisiteurs, il ressort que les Nouveaux Chrétiens subissent un lourd dol de leur commerce avec les Israélites, subséquemment nous avons décidé d'ordonner à tous les Israélites de quitter notre royaume, et de n'y revenir pour quelle que raison que ce soit ".
Voilà un premier pas.
Secondement, la pièce phare de la boutique est une veste d'officier.

Une tenue miliaire, donc.
Nos armées modernes ont revu leurs tenues afin de se camoufler.
Vert feuillage dans la forêt, Beige sable dans le désert...
Le Rouge est cantonné aux salons de l'ambassadeur.

Veste et gilet d'officier, King's Royal Regiment of New York, 1781-1784
Plus question de plastronner, les armes fatales sont planquées.

Géricault 1812 - officier chasseur à cheval de la garde impériale chargeant
Mais le grade d'officier est resté.
On peut se penser en Ziva David pour porter la veste d'officier et allier série télé et conflit vu à la télé.

Zara, c'est aussi ce champ de bataille en temps de soldes, tout y est bouloché, déchiré, sens dessus dessous, comme dévasté.
On y perçoit le peu de délicatesse de la nature humaine.
On y déniche pourtant à grande peine un T-shirt tigre ou dragon...

... qui ne serait sans évoquer le Lion du "Grand Israel", j'ai nommé Ariel (Sharon).
Et puis, de même que les termes "Processus de Paix" n'ont plus grande valeur, le prix des articles fond comme neige au soleil.

EDIT : M1, jamais à court d'une information, me signale que Zara a vendu il y a 1 an des sacs avec des motifs de croix gammées. Par erreur.

12:48 Publié dans Ne pas sortir nu, Propos ultra politique | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : israel, soldes, série télé, mode, ncis, veste d'officier, veste d'homme
09.01.2009
S'il-te-plaît je voudrais aller à Gaza (En Froid)
L'été dernier, mon ami Tony y mettait les pieds. C'était encore pas terrible, comme situation.
LA situation israélo-palestinienne.
Cette fois-ci, ayant été absente du monde au moment du déclenchement des AFFRONTEMENTS je n'en connais pas la cause.
Et très volontairement, je l'esquive.
Afin de vérifier que cela ne change rien au traitement de L'affaire, tant médiatique que diplomatique.
Quant à LA situation elle-même, est-elle plus désespérée qu'il y a 6 mois de cela ?
Si j'avais des conseils à donner aux chargés de LA situation, je dirais.
- Mon Dieu, comment pouvez-vous imaginer partager Jerusalem en deux et en faire la capitale de deux Etats !
Essayez de choper un taxi pour traverser la "rive" qui sépare l'est et l'ouest et on en reparle.
- Rentrez dans la tête aux Palestiniens qu'ils ne gagneront rien rien rien du tout à accuser les israéliens d'agir à leur encontre comme l'Etat Allemand contre les Juifs dans des temps peu reculés.
Ça les rend fous et peut-être bien à raison.
- Repensez à cette pensée de Camus, pour guider les deux parties.
Conférence prononcée à Athènes sur l'avenir de la tragédie
Mais ce ne sont peut-être pas des conseils suffisamment éclairés.
En revanche, j'en ai un de bien.
Un conseil pour les gens comme nous, qui ne sommes pas chargés de régler LA question israélo-palestienne.
Eclairé par une semaine d'hiver à Belgrade (je sais choisir mes destinations de voyage).

Au cas où vous ne souhaiteriez pas passer tout l'hiver en bottes fourrées.
Fourrez-les vous-même.
Achetez-vous une nouvelle paire de chaussures honteusement bradées au tiers de leur prix.
Essayez-la avec une double paire de chaussettes chaudes et pour les plus audacieux des semelles en mouton.
Ah bien sûr il y a de fortes chances pour que cela nécessite de prendre une pointure au-dessus de celle qui vous convient habituelllement.
C'est donc risqué pour les gens dont le rapport taille / pointure n'est pas avantageux.
Cela aggraverait LEUR situation.

Pour les autres, c'est un moyen idéal de n'avoir pas froid aux pieds tout en restant... Elégant ?
20:22 Publié dans Ne pas sortir nu, Propos ultra politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : israel, soldes, ugg, bottes, terrorisme, quai d'orsay, tattoosh


