Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/03/2013

Qui Mali pense

Je vous ai plutôt laissé vous faire votre opinion sur la légitimité de l'intervention de la France au Mali et ce n'est que 3 mois après ses débuts que je veux vous faire la démonstration de son évidence.

C'est un tailleur de Bamako et moi qui allons démontrer la chose.

Vite, la preuve, la robe, bleue et blanche :

iphone 765.jpg

Et bien sachez qu'aucun de nous deux, le malien et la française, ne voulait de ça.

J'avais donné des instructions, type robe Victorienne, sans employer le mot, car je doute que Downtown Abbey ait un jour du succès à Bamako.

L'idée, c'était de faire un volant après les seins et le volant s'est retrouvé au niveau de mes cuisses.

Ca devait aussi être un décolleté rond et il a opté pour deux cols V, devant et derrière.

On fonctionnait bien pourtant tout les deux, il m'avait copié des robes à merveille.

Mais quand j'ai voulu créer, ça a déconné.

Le col V devant et derrière c'est très africain.

Quand je dis volant c'est une façon d'expliquer que quelque chose devait se passer après les seins.

Partir en vrille.

downton-fashion.jpg

 D'ailleurs dans Downtown, Edith, la moche, ne porte que ça :

mode, création, mali, fashion, tailleur, robe

 A ce propos, je me suis toujours demandé comment on présentait les rôles de laids aux acteurs : "bon, je te prends, tu colles parfaitement au rôle qui est celui d'une jeune fille ingrate".

mode, création, mali, fashion, tailleur, robe

En tout cas, a total nonsense, d'après my taylor.

Il était pas riche. J'ai pris des photos des vêtements qu'il m'avait faits que j'ai développées sur place pour les lui donner. Il se rendait souvent à l'auberge où nous logions avec son book. J'avais dans l'idée qu'il pouvait devenir tailleur pour européen en présentant ses réalisations pour blanches. Et donc gagner plus d'argent. Ah, ah !

Du coup, la vrille, il a pensé qu'elle aurait plus d'allure au nivau des jambes.

Quand j'ai découvert le machin, forcément, j'étais très déçue. Un magnifique tissu, wax teinté de liberty tendance porcelaine nordique.

Bon, tuons le suspens, 6 ans après, c'est la seule rôbe que j'ai gardée, un bijou.

Quand je prends l'avion je la garde à mes côtés pour qu'elle ne s'égare dans les hangars aéroportuaires du monde. Elle a vu l'Inde, le Brésil, l'Italie tutti quanti.

iphone 797.jpg

Il faut donc revenir à la guerre: la coopération avec l'armée malienne sera fructueuse, aussi étrange puisse-t-elle paraître.

01/10/2012

Pourquoi je n'aime pas la Gauche Populaire

Parce qu'elle me le rend bien.

Parce que si vous titillez le Gauche-Pop, il vous menace de vous outer : révéler votre "vraie" identité (à qui ?) sous le pseudo choisi pour arpenter les réseaux sociaux (j'ai des exemples et des preuves si souhaité). Une mentalité de collabo ? A se demander. A priori, à cette ligne, y en a un qui est déjà en route pour le commissariat.

Je ne les aime pas parce que mettre l'accent sur la situation des zones péri-urbaines abandonnées était salutaire et que nous les en remercions. Je les visite à l'occasion, c'est pas folichon, il y rêgne une tristesse que l'habitant de Colombes dont l'escalier de secours est régulièrement recouvert d'excréments ne connaît pas.

Je ne les aime pas parce qu'il leur faut opposer ces zones aux banlieues, alors qu'on ne peut décemment pas laisser des gens dans la peur de la balle perdue (ni trébucher dans un escalier couvert de merde). Les uns, contre les autres, bizarre pour des défenseurs d'une République une et indivisible.

Parce que sous couvert de protéger le "commun" des citoyens français, toute leur énergie est mobilisée à moquer le "bobo", ce type à la bourse bien garnie qui ne craint pas de vivre entouré d'Africains ou de Maghrébins. Ahahahahahah ! Coupable, je la fais courte, d'exciter la haine raciale des petites gens, de par son cosmopolitisme. La cible privilégiée de la Gauche Pop' qui gentiment comprend si bien l'électeur du Front National. Un peu de symétrie, mes amis, soyez aussi indulgents avec ces gens qui consacrent leurs dimanches à transformer une zone feuillue et morbide d'un quartier populaire en jardin partagé ouvert aux gamins qui traînent un peu trop dehors.

Parce que pour le Gauche Pop, le mariage homosexuel (qu'on soit pour ou contre) n'est pas une question de société, qui peu à peu s'est imposée dans le débat politique, en France mais aussi à l'étranger, fruit d'une longue histoire, Act Up, le PACS, le divorce, le Sida, la procréation médicament assistée, mais un coup des socialos pour faire passer leur impuissance face aux problématiques économiques. Vous l'apprendez, la théorie du mini-complot n'est jamais loin, à la gauche pop'.

Parce qu'en privé, ils font des blagues limites, très limites, qu'on ne le dit pas, qu'on le cache, parce qu'il faut toujours respecter les gens qui vous accueillent mais que trop c'est trop, le "Les gens pensent que j'ai des lunettes mais c'est parce que j'ai de grosses narines", énoncé à la Leeb est laid et je l'ai entendu dans la bouche de l'un des sois-disant "gentlemen" du mouvement.

Je ne les aime pas parce qu'ils ont les armes intellectuelles pour réfléchir finement aux questions de "repentance", car comment fait-on, en tant que fils de, pour apaiser la colère d'enfants dont les pères et mères ont été méprisés et humiliés par nos propres pères (pas le mien ! enfin !) ? Ils préfèrent passer un coup d'éponge sur le passé, "la colonisation, petit, t'étais même pas né, ne nous fait pas chier", alors qu'il s'agit d'un défi bien réel, naviguer entre notre respect, leur pardon et un futur qui ne serait pas plombé par les crimes d'antan.

Parce qu'ils ne voient pas le problème à s'exprimer dans les organes d'info du Bloc Identitaire, si c'est pas pour dire pareil, introduire des nuances mais quand même être approuvé par ledit courant. Ils vous rétorqueront que Le Pën s'exprime bien dans Le Monde. Pas faux, restons-en là si cela vous convient.

Parce qu'ils sont incapables de comprendre comment un ouvrier blanc au chômage dans l'impossibilité de payer les traites de sa maison de Chanteloup-les-Vignes et dont le budget est grêvé par sa facture d'essence continue à tolérer les étrangers sur son territoire. ALORS QUE LE BOBO DU MARCHE BIO RASPAIL LE NARGUE AVEC SA VESTE BURBERRY EN WAX.

laurent bouvet,gauche populaire,cevipof,bloc identitaire,libération,sylvain bourmeau,racisme,xénophobie,contreligne

Parce que le communautarisme je suis bien d'accord avec eux c'est flippant mais ne reconnaître ni genre, ni origine ethnique ou couleur de peau et les possibles conséquences de ces caractéristiques est au mieux naïf. Donc bête.

Parce qu'ils ne supportent pas d'être "objectivés" et qu'on leur fasse remarquer que Tadam ils sont blancs, mâles, aisés, habitent plutôt de beaux quartiers parisiens et qu'ils vous feront immédiatement la liste des étudiantes paumées qui comptent pour des femmes des noirs et des provinciaux engagés dans le mouvement. Mais, à leur tête, il y a quand même des mâles, blancs, aisés qui habitent les beaux quartiers parisiens. Et les conditions sociales de production de leur discours ne sont pas anodines. On attendrait d'un universitaire qu'il fasse preuve d'un peu de réflexivité. On l'attend encore.

Parce que ce serait si simple s'il fallait tout bonnement choisir entre une explication économique ou raciale pour comprendre les phénomènes d'exclusion, de stigmatisation, de domination. A la gauche pop', on ne chausse qu'une paire de lunettes pour décrypter le monde, avouez que c'est limité. 

Parce qu'ils ont beau répéter que "Dans la République, la seule identité commune, c’est la citoyenneté",   je trouve ça charmant, mais pas l'ombre d'une proposition politique pour fabriquer ce commun. Incantation ? Incantation.

Alors on a quoi ? Un courant protestataire ennemi de la subtilité, focalisé sur les éditoriaux de Libé, dont les membres vous expliqueront bientôt qu'ils cultivent des amitiés inter-raciales.

Et tout ça va diriger le centre de recherches politique (CEVIPOF) de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris.

Applaudissez.

12/04/2012

Tombeau-ctou two

Le fleuve Niger est traversé mais la ville n'est pas de l'autre côté.

Pas tout de suite là, éloignée de plusieurs kilomètres, dans les terres, au plus près du désert.

Lors de ma deuxième visite, je devais loger chez des amis rencontrés précédemment. Alors nous nous étions mis d'accord par mail quelque temps auparavant. Pas précisément.

L'arrivée, le jour, l'heure, ces informations n'avaient pas été données.

Une fois de l'autre côté du fleuve, j'ai ouvert la fenêtre du 4x4, parlé à un type, un inconnu, il savait que je venais, qui était El Hadje et comment me rendre chez lui.

J'avais compté sur une telle rencontre, j'avais tout misé sur le hasard, pas sur internet, un choix raisonnable, il s'est avéré.

Il savait un peu de tout ça et de manière floue.

Mais nous avons fini par trouver la maison. On était logé gratuitement. C'est-à-dire qu'au bout de quelques jours on a payé la facture d'électricité, les arriérés sinon le courant était coupé.

Le matin, c'était boue verte. Peut-être a-t-on trouvé de la confiture, en tout cas on partageait le pain, eux pour leur soupe peu ragoûtante, nous autrement. Mais le petit-déjeuner était pris en commun.

Puis, on se baladait.

tombouctou2.jpg

univ_tombouctou_1.jpg

Tombouctou_rues.jpg

m-les-anes-de-tombouctou-visoterra-39327.jpg

mali081.jpg

DSC02955.JPG

Il y avait le marché où acheter des fruits, des matchs de foot, quelques discussions, le repos entre midi et deux, à 18h le pain qui sort des fours disséminés dans la ville, dômes de sables, plus tard les brochettes de chèvre, grillées, dégustées dans l'obscurité d'un boui-boui, une bière.

On projetait une promenade dans le désert, on y dormait, chez une Touareg maussade, jolie femme émancipée.

Comme monument on pouvait voir celui dédié à la paix, des armes déposées pour marquer la fin du (d'un) conflit armé avec les Touaregs.

681x454.jpg

Les longues silhouettes bleues parcouraient Tombouctou en petits groupes, halte, on me disait qu'ils faisaient commerce de sel, j'avais peine à croire qu'on puisse vivre au 21ème siècle du transport de sel d'un point à l'autre du désert. On les connaissait aussi pour leurs bijoux, conçus dans un argent affreusement léger.

On portait la même coiffe qu'eux, coquetterie sauf en cas de tempête de sable où le foulard entortillé autour de la tête servait bien.

On leur ressemblait. Mais ils bouffaient pas bien. Le sel...

 

07/04/2012

Tombeau-ctou one

Les américains y arrivent en avion. Une respiration en sortant du taxi qui les accompagne à JFK puis débarquent sur la piste sableuse de l'aéroport de Tombouctou.

Une arrivée sur Mars. Idiot.

Le chemin : de Mopti, dégoter un quatre-quatre.

Comment ? Je ne sais pas, un moment vous avez besoin d'un quatre-quatre, faut l'énoncer à haute voix, l'annonce se propage dans la ville, se tranquilliser, quelques heures plus tard dans la journée quelqu'un vous propose un prix pour la virée, vous le négociez, départ.

Il n'y a pas de plaquette avec le nombre de quatre-quatre dans la ville, un tarif moyen, des indications sur le trajet, sa durée, les conditions, l'assurance, les modalités, le dispositif, le fonctionnement, l'organisation, le pilotage de la prestation.

Le 4x4 est là à l'heure dite.

Il y a une route. Mais elle est empruntée par les camions qui la défoncent. Elle est refaite. Les camions repassent, le manège des camions ne s'arrête jamais, sauf en cas de coup d'Etat.

La piste est défoncée, la voiture bringuebale, c'est un long tape-cul, 5 à 6h.

La promenade est-elle belle ?

tom 2.jpg

ici

C'est de la terre avec des brins d'herbe. Pas majestueux. De la verdure rare.

On poursuit, sans raison de stopper jusqu'au fleuve.

Pas n'importe où.

Parfois, on panique, on est perdu, on ne trouve pas le point précis où embarquer pour traverser le fleuve.

On s'imagine alors que de la terre envahie de maigres bosquets, c'est comme du désert, parce qu'on tourne, comme un frère Dupond, une certaine angoisse se mêle à l'excitation, que fera-t-on si la nuit se lève et que l'on arrive trop tard pour prendre le bac et à quelle heure est le dernier départ ?

Oui, quelle heure, puisque l'on n'a jamais vu de dépliant sur le trajet pour relier Tombouctou, avec les horaires du bac par exemple.

Le chauffeur du quatre-quatre sait, par qui l'a-t-il appris ?

Il retrouve ses esprits, le bon chemin, c'est là qu'arrivera le bac.

Rien ne l'indique, pas de pancarte, d'autres gens qui l'attendent, on se regarde, pas de guérite, le moindre signe que c'est là.

Mais c'est là.

 

tom.jpg

 

 

 

 

05/01/2012

Voir Firenze et payer

Brice, Brice, Brice, bébé.

Un peu plus et je vais devenir Chevènementiste. Une maladie qui a traîné dans la famille mais que nous avons heureusement su éradiquer.

Lundi matin, Sapir nous joue le couplet de la fin de l'euro sur France Culture. Je n'essaierai même pas de prétendre que j'ai un avis qui vaut le coup sur ce point, blublublu comme dirait ma regrettée collègue.

démondialisation,crise économique,crise financière,mondialisation,france culture,brice couturier,journaliste,chevènement

Couturier résolument opposé fourbissait ses arguments contre une dévaluation d'un franc qui serait renaissant.

Le pétrole ! 

Ca n'a pas marché, parce son prix est en grande partie constitué de taxes. On pourrait toujours en acheter plein, avec notre monnaie de singe, se faire des bains de bouche, s'en arroser, se rouler dans le pétrole.

L'orgie pétrolière toujours à notre portée.

C'est là que ma position sur l'économie européenne a vacillé.

démondialisation,crise économique,crise financière,mondialisation,france culture,brice couturier,journaliste,chevènement

Le pauvre garçon, Brice Couturier, que je présume informé [huge fan, en général], n'a trouvé d'autre riposte que le voyage en Italie.

Comment ferait-on pour passer nos vacances en Italie si la valeur de notre monnaie était abaissée ?

Une question "confondante de naïveté bourgeoise", comme dirait une autre collègue, en forme.

Sapir s'est retenu d'effectuer une danse de joie et a doucement demandé "Vous savez combien de français passent leurs vacances à l'étranger ?"

Brice, blanc, on l'imagine, joue l'agacement : "non". Il se sait au tapis.

Au tapis par Sapir (pigé ?)

Rajoute, livide "Je ne l'ai pas en tête". Notre oeil.

L'autre, susurrant annonce 10%.

Moins de 10%, mégotons.

Mais moi je souhaite garder cette liberté.

démondialisation,crise économique,crise financière,mondialisation,france culture,brice couturier,journaliste,chevènement

Pardon : "Mais moi je souhaite garder cette liberté", dit le chroniqueur de France Culture.

Pas moi, je ne l'ai pas dit.

Cent-trente-deuxième minute, la vérité sort de la bouche de l'élite.

J'en suis ! Supprimez-moi mes escapades en Autriche, à Helsinki et New Dehli et je dépérirai, toute casanière que je suis.

Je souhaite garder la liberté de voyager.

Sapir, rassurant : vous pourrez toujours.

Mais il faudra payer.

démondialisation,crise économique,crise financière,mondialisation,france culture,brice couturier,journaliste,chevènement

Sans blague, tu t'imagines passer une semaine à Marrakech avec le pouvoir d'achat d'un marocain ? Ou une semaine à Bamako avec le pouvoir d'achat d'un Malien ? Ou une semaine dans n'importe quel foutu pays sous-développé avec le même pouvoir d'achat que les foutus sous-développés qui le peuplent ?

FAUT PAS DECONNER.

Pire : se retrouver à Rome avec le pouvoir d'achat d'un ouvrier chinois d'une usine de confection de vêtements H&M Trend ?

FAUT PAS DECONNER.

Du coup, Brice, coincé, a dit que le système proposé par Sapir était "autoritaire". Très peur. Fait très très peur, les systèmes autoritaires.

J'attendais tremblante la suite, vu que ce monsieur Sapir, comme l'avait assuré Couturier, est repris à l'envi par les Frontistes.

"Le contrôle des changes est un système autoritaire".

Les Iraniens seraient ravis d'échanger leur théocratie contre une monnaicratie.

Ca ferait de bien drôles de dissidents. 

L'archipel du taux de change, faudrait écrire. 

démondialisation,crise économique,crise financière,mondialisation,france culture,brice couturier,journaliste,chevènement

Y avait quand même dans le ciboulot de Brice cette hypothèse qui devait tourner en boucle ("si 10% des français partent à l'étranger tous les ans, peut-être qu'il y a un roulement et qu'au bout de 10 ans, tous les français sont allés un jour à l'étranger ?") parce qu'il a ensuite tenté d'accuser Sapir d'être à l'origine de la banqueroute de l'Etat russe de 1998. Mais ce dernier ne conseillait pas le gouvernement russe à cette époque donc ça n'allait pas, comme accusation.

démondialisation,crise économique,crise financière,mondialisation,france culture,brice couturier,journaliste,chevènement

C'était dur, après, parce que je sortais quasi de cette matinale en souverainiste.

Ce que je ne souhaite pas.

On m'a dit qu'ils n'avaient pas de très jolies peaux.

29/12/2011

Ce champ doit être renseigné (naissance de la psychanalyse)

On pouvait se déplacer à Vienne ou lire la notice Wikipedia de Thomas Bernhard, grouillant de citations suffisamment explicites sur l'atmosphère du lieu.

soi 114.jpg

"Nous Autrichiens sommes apathiques ; nous sommes la vie en tant que désintérêt général pour la vie".

Suffira-t-il de préciser les horaires d'ouverture des boutiques en cette période fiévreuse de fêtes de Noël pour vous en faire ressentir le Zeitgeist ?

Vous en demandez plus.

Notez néanmoins que du samedi 24 décembre 14h au mardi 27 décembre 9h, il ne put être question que le moindre magasin autre que de regrets souvenirs fut ouvert.

Ni pharmacie, ni tabac, ni supérette. Prenez vos précautions. Un sport national, dans cette ville bien trop fournie en coiffeurs, un signe indiscutable d'une pyramide des âges préoccupante pour le renouvellement des générations (si tant est que ce soit un but en soi).

Qui le sait ?

Ah.

Lui ?

soi 024.jpg

Il reste des bribes de vie, à Vienne, telle cette lettre manuscrite, conservée, de Freud à Schnitzler, dont je ne peux vous traduire le contenu bien que je connaisse un morceau de celle qu'il écrivit 3 semaines plus tôt (le 14 mai 1922) et qui dit : " Je vais vous faire un aveu que vous aurez la bonté de garder pour vous par égard pour moi et de ne partager avec aucun ami ni aucun étranger. Une question me tourmente : pourquoi, en vérité, durant toutes ces années, n'ai-je jamais cherché à vous fréquenter et avoir avec vous une conversation ?".

soi 031.jpg

Arthur a-t-il tenu sa langue ou était-ce là pure figure de rhétorique ?

Mystère.

(Un autre : conservera-t-on les textos que Gérard Miller envoie possiblement à Beigbeider ?)

soi 034.jpg

En tout cas, la mort d'aucun des deux ne sera annoncée dans France Soir.

Avec tout "ça" (des pulsions surtout), on en oublierait là où le coeur palpite, à Vienne.

spanische-hofreitschule-kapriole-d.jpg

Les écuries !

(Vous avez pensé "Cafés Viennois", je me doute, je dois vous décevoir).

L'école espagnole d'équitation !

Les gars (les Autrichiens) sont des catholiques aussi, c'est bien un peu militaire (la germanité), l'entraînement du matin, auquel vous assistez en touriste accompli mais il y a également ces gestes d'affection envers les chevaux quand ils réussissent leur... tour, des petites sucreries données au creux de la main, les tapettes sur l'encolure.

Ca me fait penser.

Je n'ai pas encore évoqué mon expérience de CAVALIERE.

 

...

 

On y viendra sûrement.

vienne, voyage, freud, ville, littérature, thomas bernhard, voyage, schnitzler, équitation, dressage, lipizzaner

En bonus, le cadeau de Noël d'une petite fille viennoise qui s'est fait fichtrement avoir