18.06.2008
Deux grossesses au cinéma
J'ai d'abord vu Juno puis 4 mois, 3 semaines etc...
20 ans les séparent, 2 mondes aussi.
Il faut dire que leurs réalisateurs Cristian et Jason n'ont pas exactement eu la même vie.
Ils n'ont pas le même ton, du reste.
Y a Sofia Coppola en fille d'un côté. Warff, Warfff.
De l'autre, Sandrine Veysset qui serait née en Roumanie.
Une ado et une jeune fille pas prêtes à devenir mère.
Juno, elle a la tchatche, elle est l'adolescente qu'on aurait aimé être. Juste, il lui manque une mère et elle se tape une belle-mère énervante.
A la fin du film, en plus d'avoir trouvé un petit-copain tip-top...
... elle est réconciliée avec les mamans.
Elle a décidé que même une femme coincée, maniaque, angoissée et chiante, si elle veut tant avoir un enfant, alors elle est la meilleure mère possible.
Et qu'une belle-mère parfois stupide qui la soutient à fond mérite d'avoir son petit chien à elle, si elle le souhaite.
Gabita, hum, Gabita c'est une toute autre histoire.
Dans les pays communistes les droits des femmes sont a priori OK.
En France, il faut attendre 75 et les salopes pour avorter sans en être puni. En Roumanie, c'est chose acquise dès 57.
Sauf que... En 66, la gachette de Bucarest a une brillante idée : faitre naître des millions de citoyens à endoctriner dès le plus jeune âge.
Allez les femmes, on conçoit ! Et on garde.
Sous peine d'emprisonnement.
La fragile Gabita n'en veut pas, de cet enfant. Comme Juno.
Elles n'ont pas exactement les mêmes options, toutefois.
L'une doit éviter la MILICE.

L'autre chercher une demande sur le MARCHE.

L'avorteur aimerait bien se faire Gabita et sa copine.

Le prépubère qui est le père comprend sa chérie.

Le brillant étudiant en médecinen'est pas prêt à se retirer à temps pour empêcher un accident.

La copine de Juno, elle est cool, ça oui.

Otilia... C'est autre chose.

L'important, au fond, c'est de trouver de l'aide.


Finalement, tout est bien qui finit bien.
Les téléphones hamburger continueront à déconnent un peu...

Et il faudra oublier des évènements déplaisants.

21:13 Publié dans Quand on n'est pas devant la télé | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : juno, 4 mois 3 semaines et 2 jours, jason reitman, ellen page, cristian mungiu, cinéma
09.06.2008
Des réseaux
Débuts
Sur Myspace, j'ai rencontré une écrivaine qui deviendra grande. Deux Friends sont devenues mes mecs, l'un puis l'autre. Mauvaise came. J'ai écrit, aussi, des billets vraiment pas doux. Clôture du compte. Sur Meetic, j'ai pris des verres à 17h avec des ratés. Sauf un mais l'idylle a tourné court. Ma faute, sa faute, le procès continue dans ma tête. Nouvelle clôture.
Total des gains : une amie douée.
Intermède
Mon gars est sur Myspace. Se fait draguer, prétend le contraire. Vengeresse, je me recrée un compte. Anonyme et excitée. Je laisse des commentaires à tout va, qui sont des phrases prises au hasard dans Enfants sans Enfants. Un dialogue s'instaure avec Les Plasticines. Qui ont finalement plus de répondant et d'humilité que Rose. Elle ne souhaite pas qu'on continue sa liste, nous ses admirateurs. Etre méchante me fatigue, je disparais encore.
Total des gains : quelques crises de nerfs.
Milieu de vie
La danse m'a prise par surprise. Des rencontres chorégraphiques organisées, 4 en vérité. Venue de nulle part. Myspace s'impose et m'impose. Le tout-monde de la danse contemporaine nous connaît alors. Nous avons la salle et l'envie.
Les spectateurs, j'irai les chercher un par un. Avec Peuplades, les voisins et les voisines accourent. Je les aime pas trop, pourtant. Ils s'échangent des avis sur les boulangeries de leur quartier, voilà le trip. Sur Points Communs, j'accumule les amis. Qui n'en demandent pas tant. Je les ai repérés par les bouquins et les films qu'ils aimaient. Y a que les intellos pour aller voir de la danse, d'après ce que j'ai compris. Naturellement, les monsieurs croient que leur fortune est faite avec moi quand je les invite. Du coup, j'en profite pour en dégoter un. Il vit chez moi quelques mois, nous projetons de nous installer à Belgrade. Nous y allons. Néanmoins, il ne supporte pas Bambi, la bête qui frétille de joie. End of the story. Je vais voir du côté de Viadeo. Personne ne m'embauche, ça me lasse vite.
Total des gains : une multitude de compagnies de danse, 100 spectateurs à chaque manifestation.
Maintenant
J'ai un sale facebook qui traîne. Le gars avec qui je suis en procès m'a demandé d'être son amie. Enfin, l'engin diabolique qui s'est emparé de son carnet d'adresse l'a fait. Lucide, j'ai accepté. Il est single. J'apprends aussi qu'il n'a plus de piles pour son gillette mach 3. ET JE NE PEUX RIEN FAIRE POUR LUI.
J'aime la danse et en voir. Je créé un blog pour parler de ce que je vois. Aucun visiteur ne se présente. Je vois de moins en moins de danse. Je garde mon blog.
Total des gains : contrasté.
Vie future
Un jour Google m'envoie chez Les grandes filles Mod'elles. Je suis ravie. Je découvre une coterie. Des salons littéraires modernes ! Moi qui suis moderne, j'en suis. Puis, j'ouvre mon antre. Je suis présentement une bande de jeunes à moi toute seule.
Un de jour de loose, je m'inscris sur AttractivWorld. Un jour de chance, je suis heureusement recalée par les loubards qui y sont ancrés.
Je lui en voulais de pas me proposer des supers trucs à acheter, comme avant. Maintenant, je bois ses paroles. F... FO... FON... FONE... FONEL... Je déteste être fan.
Total des gains : j'ai trouvé ma forme.
11:00 Publié dans Quand on n'est pas devant la télé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : facebook, myspace, points communs, peuplades, meetic, attractiveworld, viadeo


