07.08.2009
re-tour (en grâces ?)

Ce n'en est pas un, justement.
On ne tournera pas de nouveau.
Ni re-venir. Ni re-partir.
Surtout pas re-faire (les mêmes erreurs ?). Ne rien Re-cuire.
On ne se re-donnera pas (une nouvelle chance ?).
Il ne sera pas question de re-prendre ce qui a été pris (le plaisir ?) une première fois.
Nous dirons peut-être les mêmes choses, de nouveau, à notre insu, on voudra l'éviter.
Inutile de ré-essayer.
On ne voudra pas tenter une nouvelle fois ce qui a déjà été tenté.
Attention à ne pas re-placer d'identiques idées.
La re-vente est interdite, tout autant que le re-passage.

Cependant.
On aura le droit de re-muer, de re-tentir et de re-marquer tout ce qu'on veut.
Car on n'a jamais mué, ni tenti, ni marqué quoique ce soit.
Souhaitons que nous puissions re-censer, re-fuser ou même nous re-paître (de nounours Haribo) à l'envi.
Nous n'avons rien censé (les âmes soeurs ?), ni fusé (la main tendue ?) avant.
Quant à se paître de nounours, enfin !
A la réflexion, pas culé non plus.
Re-jouer l'innocente est concevable.
(Re-)pousser les ennemis qui se pointeront aussi.
On s'en (re-)mettra comme précédemment.

Ouh ouh prions pour que ce ne soit pas une (re-)sucée du passé.
13:11 Publié dans Me, myself & I | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : langue française, autiste, racine
04.03.2009
Jachère
Je mets le blog en jachère.
Grâce à cela, pousseront de meilleurs idées dans ... (le temps qu'un blog a besoin pour se régénérer).
Je fuis un peu.
Je pense fort à mes commentateurs de génie,
par ordre d'apparition :
Lord of Winter : je ne comprends pas pourquoi c'est moi qui tiens le blog et pas lui, à moins d'imaginer chaque post en 2 parties, la mienne et le commentaire du Lord. Mais vous l'aviez compris depuis longtemps, ça, non ?
Cil : elle a tous les âges, elle arrive à être beaucoup de sensations et d'émotions à la fois. Un peu plus forte que moi pour se déprécier, ce ne devrait pas être autorisé, à partir de maintenant cela t'est interdit. Nourrit les poneys au Miel Popps. Je dirais aussi d'elle "un coeur".
Introducing Ms. Elvis Jones !
Son blog - boutique OverHaul. Avec des playlists en plus.
Une jeune femme complète. Achevée ? Non, mouvante. J'aimerais avoir plus progressé dans l'écriture pour mieux la décrire. Les autres aussi. Une bonne gachette pour déloger les malotrus. Une pleureuse parfois. Qui cacherait ses yeux ("Nan, je pleure pas").
Je me donne droit à un peu d'émotion. de ma part. Qui me rend maladroite.
M'Café
Il faut le lire pour le croire. Une conscience morale et des désirs lubriques. les désirs peuvent-ils ne pas être lubriques ? L'as de la formule. (je n'ai pas fait de brouillon, je m'y colle à la va comme ça vient). L'élection d'Obama restera à tout jamais associée à cet huberlulu. J'aurais bien aimé en avoir une en tête, de ces formules, ça m'énerve.
Naomi. Nous permet d'être une bande de jeunes en faisant baisser la moyenne de nos âges. Exquisément mature pourtant. Dans les bonnes choses de la maturité. Elle me fait toujours penser à cette scène dans "Chambre avec vue" où le prêtre, caché, écoute la jeune Lucy jouer du piano, à Florence. Il dit "si Melle Honeychurch vit comme elle joue, alors ça promet d'être intéressant". Le livre est bien aussi.
Ne se réduit pas à un âge, bien sûr. Est une voix, mais ne l'ai jamais entendue. Ca viendra.
D'autres très jolies rencontres. Il y a Stéphanie, Blog-trotteur, un mutant anachronique, Miss Glitzy, et
Debbie aussi. J'en ai forcément oublié, de dieu !
Mais pour cette petite parenthèse, je voulais écrire que j'avais eu de la chance d'avoir The Lord, Cil, Ms Elvis, M1 et Naomi pour me donner envie d'écrire.
Et chaque jour ils me balançaient un truc, une gentillesse, une idée à côté, une solution à ma question, posée ou non.
(j'aimerais revenir 20 fois sur ce post et faire des changements et expliquer mieux)
13:06 Publié dans Me, myself & I | Lien permanent | Commentaires (33) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.02.2009
L'amour des rades
Tous les vendredis soirs c'est le même rituel.
On se retrouve chez Pierrot.

On dit "chez Pierrot", mais ce n'est pas le nom du bar.
De l'extérieur il ne paie pas de mine.
De l'intérieur non plus.

Mais son patron fait tout son charme.
Il connaît toute ma vie sentimentale.
Les habitués sont ses "fiston".
Certains lui ont même crée une page Myspace.

Il a vu commencer Le rue Kétanou.
En échange, les lascars lui ont écrit une chanson : "Tu parles trop".

Ce n'est pas un endroit où l'on est supposé s'amuser un max.
Ce bar n'affiche pas qu'il est cool.
Mais un endroit tel que vous savez que vous pouvez parler à tous les inconnu(e)s du bar.
J'appelle ça un putain d'endroit où s'éclater, qu'importe qu'on n'y trouve pas de velours bordeaux.

J'ai jamais pu aller dans les endroits à la mode, les trucs branchés.
J'ai mis une fois un pied au Paris Paris.
J'ai pas vu l'intérêt, sauf que l'alcool est hors de prix.
Le pulp une fois, c'est vrai les vêtements des filles sont jolis.
La Favela Chic pue.
OK, pour danser, Les 9 billards nous manque. Il a été remplacé par Les disquaires, mais ce n'est plus pareil.
Voilà, il n'y a aucun endroit dans Paris où je me sente aussi bien.

09:21 Publié dans Me, myself & I | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : l'autobus café, chez jeannette, le baron
13.01.2009
My family is rich
N'exagérons rien.
Pas comme Jane.

Ma petite héritière me semble d'ailleurs filer de mauvais cotons* ces derniers mois.

Bien que sa renommée soit à son apogée et atteigne même la France, voir L'express et un magazine féminin quelconque.

Ma lycéenne favorite devient maboule, en cela je la suis, mais les comptes en banque de nos familles respectives affichent quelques zéros de différence.
Nonobstant, en ces temps de famine, je bénis la situation financière de mes apparentés.
Ainsi, deux robes virevoltantes et strictes ont rejoint ma penderie par la grâce d'un chèque à ma personne dédié.
Dans le rouge, j'ai craqué pour du bleu.
Nous n'en verrons qu'une aujourd'hui. L'autre attendra de meilleurs jours.
Cette "chose" n'est pas un journal intime.
Tout au plus un carnet de bord de mes (res)sentiments.
Néanmoins, je tiens à vous informer que ces robes sont le prix de mon sadisme.
What ?
Alors que dans d'autres parties de l'hexagone on s'empiffrait de canard boiteux, un membre de ma famille m'accusait moi la toute douce de le sadiser.
CE VERBE N'EXISTE MEME PAS !!!
C'est vrai j'avais un peu crié.
A raison.
Et franchement, c'est bien un truc de famille que je ne peux renier, hurler.

Je n'ai pas traîné plus longtemps, moi et mon sadisme on s'est éclipsé.
Je n'ai donc aucun problème de kilos en trop, au sortir des fêtes.
* Pour de merveilleux détournements de proverbes, voir Un Oiseau blanc dans le blizzard, de Laura Kasischke, une de mes rares écrivaines fétiches.
09:39 Publié dans Me, myself & I, Ne pas sortir nu | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : robe sandro, sea of shoes, col mao, bleu nuit, robe, bleu marine, crise économique
04.11.2008
Il n'y a pas de sottes occupations
N'ayant aucun pouvoir sur la marche du monde, je m'adonne à des activités où seule mon ingénuité vaguement imbécile est requise.
MyHeritage: Celebrity Morph - Faire son arbre généalogique - Arbre genealogique gratuit
MyHeritage: Arbres généalogiques - Généalogie - Celebs
Narcissisme ?
Oh, pas tant que ça.
MyHeritage: Arbres généalogiques - Généalogie - Célébrités
Un peu.
MyHeritage: Arbres généalogiques - Généalogie - Célébrités
Ceci est une idée du Professeur Debbie.
Plus inquiétant, une "célébrité" est revenue plusieurs fois, censée être ma "célébrité jumelle".
Elle est tout à fait charmante, là n'est pas la question.

Bush, Sophia Bush.
Aucun lien de parenté avec...
08:33 Publié dans Me, myself & I | Lien permanent | Commentaires (27) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sophie calle, sophia bush, susan sarendon, urgences, maura tierney, morphing, reconnaissance faciale
19.10.2008
Gossip Girl / La fille qui balance
Vue.
E. (prononcer "I") quittant son appartement, apprêtée. Disons, un peu maquillée.

E. expérimente la pochette de soirée pour la première fois.
L'impression d'être précieuse et affétée lui est désagréable, heureusement la doublure déchirée de son manteau lui rend quelque contenance rock.
E. a failli être à la mode, avec un sarouel carbone léger.

E. rendra le sarouel carbone léger lundi à Zara.
E. pense que ses jambes ne sont pas AUSSI petites que ce pantalon veut bien le prétendre.
E. pense que même si les filles seront touchées de son avant-gardisme, les mâles seront troublés par l'impossibilité d'apprécier proprement les proportions de son popotin.

Chez le couple d'anciens célibataires et anciens collègues de travail qui l'ont invitée, les nouvelles petites-copines ont pris le pouvoir.
L'une d'elle, la D., fait remarquer ostensiblement à E. qu'elle n'a pas seulement laissé tomber des chips devant elle mais aussi sous son siège, derrière son pied.
E. ramasse les chips.
La D. a convié toute sa clique, d'anciens clubbers du début des années 2000.
Les copines ont leur moue de canard et connaissent les paroles des chansons.
Les copains de grosses lunettes, chemise et cravate.
E. demande poliment à en savoir un peu plus sur la cravate.
Un cravaté ne peut malheureusement l'éclairer parce qu'il en a toujours mis. Hype ou pas Hype.
Mon oeil, pense E. mais se tait.
E. a cherché dans les archives du Sartorialist mais à part de vieux messieurs ou des dandys assumés, elle n'a pas trouvé de mecs cools en cravate.

E. entame une conversation avec un vieux copain marchand d'armes, longtemps invité à ses dîners.
Sa petite femme très blonde et très bourgeoise donne un coup de pied à son mec, le tire par la main, lui chuchote un truc à l'oreille.
E. amusée amenuise la distance de sécurité entre elle et le marchand d'armes.
Très fine, la fiancée se glisse entre eux pour rouler un patin à son mec.
E. se retire étonnée.
E. finit la soirée en beauté.
Au vrai, elle a regardé des dizaines de matchs de foot ou de rugby avec ce M.
A l'arrivée, elle ne le reconnaît pas.
L'idiot ne lui a jamais vraiment parlé.
Ca donne "Bon maintenant faut arrêter E. Faut que ça se connecte dans ta tête. Me dire "T'es qui toi ?" devant 15 personnes faut arrêter. Faut cesser d'être bourrée. On a a regardé des dizaines de matchs de foot ou de rugby. Chez P. dans son 8m2, chez F. dans son studio mansardé. Ici. Donc maintenant faut arrêter. Oui j'ai été avec ta copine H. on est resté 3 mois ensemble y a 10 ans...
Là, E. interrompt "Ah, c'est toi".
"Bah oui c'est moi. Faut arrêter là, faut que tu connectes. Je suis peut-être transparent mais faut arrêter. Je t'ai expliqué le Haka. Je t'ai expliqué le Hors-Jeu au Rugby. Attention, c'est pas une déclaration".
Vue.
E. rejoignant son appartement, après une très bonne soirée.

13:23 Publié dans Me, myself & I | Lien permanent | Commentaires (37) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : séréna, blair, mode, preppy, soirée, milieu parisien, hype
08.10.2008
Hère
De temps en temps j'admire
Ma propre ingénuité.
Le plaisir passé, à deviser, avec ma copine, de maintenant 13 ans.
Elle seule, parmi les autres filles, ses soeurs, sait faire plier son père.
Lui arracher 10 euros.
En criant.
"mais ! papa !".
Il sort son portefeuille.
Comment est-ce arrivé ?

Elle est venue avec ses deux souris*, la dernière fois.
On a adoré. Moi, les animaux, l'arche, nous.
Hum, assez peu adulte, tout ça.
Ele en a profité pour me raconter les débuts de Lindsay Lohan.
La Lohan joue le rôle d'une fille qui perd sa mère.
On lui offre une Barbie qui devient vivante et devient sa mère en prime. Sa belle-mère, pour les puristes.
La visite des deux souris, Noé a aimé.
J'aime lui offrir, ces petits plaisirs.
Nous formons une communauté, les animaux et moi, n'en déplaise aux normaliens.
Oui, car, nous revendiquons une intelligence supérieure, nous l'espèce humaine.
Intelligence qui est notre propre.
Alors, une communauté avec des imbéciles de pets...
D'emblée, soyons précis.
La fourmi est rationnelle.
" L’esprit sera donc à caractériser par l’autonomie, c’est-à-dire par la capacité à déterminer ses propres buts, pas seulement à atteindre rationnellement des buts déjà fixés" (Vincent Descombes).
Les chiens, les chats et les fourmis sont rationnels.
Mais nous sommes plus que cela, nous l"espèce humaine.
Nous sommes réflexifs.
Et ce n'est pas rien.
Oh non ! Apprécions notre intelligence, la notre, à nous, membres de l'espèce humaine.
N'empêche.
Bambi, Noé et moi formons QUAND MEME une communauté.
D'êtres vivants.
Je leur accorde, des envies et des plaisirs, supérieurs à ceux du plancton.
Ca a été terrible un jour.
Je discutais avec un type, juif, qui m'a dit : "s'il y a une explosion nucléaire, et qu'il n'y a que 5 places dans la seule fusée permettant de s'extraire de cet enfer, je ne mettrai pas d'être humain, dedans."
Il nous rejoue le coup de Dieu et de l'Arche. Il voulait n'y mettre que des animaux.
Convaincu.
Genre, les animaux ne fabriquent pas de bombes atomiques.
Vous vous dîtes "on n'a pas réglé cette question il y a deux mille ans ?".
Excusez-moi, vraiment, mais si l'espèce humaine ultra intelligente, rationnelle, réflexive, croit dur comme fer à JC, j'ai le droit d'évoquer en catimini ce problème, qui se pose à nous, membres de l'espèce humaine.

(Je vous l'accorde aisément, cela arrive peu souvent, que les deux s'aiment.)
Peut-on balayer cette question d'un revers de la main (même Royal) ?
* Je lui ai trouvé un cadeau tendance pour ses souris. Une valisette de transport.

EDIT : Mart me conseille d'inscrire Noé à des cours de peinture. Je suis tentée.

09:31 Publié dans Me, myself & I | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rachida dati, enceinte, père, bernard laporte, sarkozy, carla bruni
26.09.2008
Wayfarer's way of life
Dans un blog idéal, suivraient une histoire de ce modèle "mythique", des photos hyper jolies de moi avec en prime un plan de fou pour se les payer avant même d'avoir touché le RSA.
La tentation de l'échec est trop ancrée en moi pour accomplir un tel programme.
Dès le début j'ai fauté en cette histoire.
Un an auparavant, vernissage de l'expo SHOWOFF à l'Espace Pierre Cardin.
Sur invitation.
L'homme qui m'incruste a vaguement fait les Beaux Arts de Paris.
Il tournicote, son jugement est sans appel : y a rien d'intéressant.
Apparaît un drôle de petit bonhomme, artiste.
Son oeuvre (véridique)

Je suis éberluée par sa capacité à s'enlaidir : son maigre visage est envahi par une immense paire de lunettes.
Il n'est pas le seul en ces lieux.
Ahahah, la hype parisienne, c'est d'un ridicule...
... Ahahah un an plus tard je veux les mêmes...
Un ange est passé entretemps.
Photo Café Mode
Phénomène contagieux : Elle, Elle, Elle, Elle, Elle.
... Ahahah, ça ne me va pas du tout.
La pilule est amère.
Je m'étais faite à l'idée que les lunettes enlaidissent forcément un visage.
J'ai eu un sursaut quelques années auparavant. Ai changé 3 fois de paires de lunettes pour trouver LA bonne.
Mon entourage n'y a jamais vu que du feu.
A chaque fois, j'ai gardé la tête d'une secrétaire des années 50
(c'est au-delà de mes forces de mettre une photo de moi avec mes lunettes. DEJA QUE MON CHIEN NE RESSEMBLE A RIEN).
Mon dernier espoir, c'était les lunettes-de-la-hype-que-j'ai-trouvées-super-moches-la première-fois-que-je-les-ai-vues-mais-qui-sont-bien-sur-les-autres finalement.
C'est très injuste.
Je suis déjà catastrophée par l'idée qu'en cas de catastrophe je suis désavantagée par rapport aux autres, en terme de survie.
Je ne pourrai pas mettre mes lentilles alors que mes mains seront enduites de substance radioactive. Et mes lunettes auront été détruites par l'explosion.
Même, imaginez le cas fictif d'une femme qui dort chez un homme pour la première fois. Qu'elle ne se lave pas les dents je veux bien. Mais, qu'est-ce qu'elle fait de ses lentilles ? Est-ce que cette femme qui ne sait pas si elle dormira chez cet homme pour la première fois doit amener TOUT son nécessaire à lentilles ? A quel moment elle va les décontaminer ? Est-ce qu'on peut plonger ses doigts dans ses yeux devant un homme plus ou moins inconnu ?
Alors que.
Si cette femme avait de très très belles lunettes.
Elle les poserait sur sa table de nuit.
EDIT 1:
Chez Café Mode, admirez les lunettes de Zarbi des mannequins de Charles Anastase.
EDIT 2 :
Et les hommes, et les hommes ?

EDIT : tiens, Elle.
11:06 Publié dans Fétichisme, Me, myself & I | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lunettes, louise ebel, rayban, tom ford, lentilles de contact
03.09.2008
Au nom de Bambi
Hier, en regardant Grey's Anatomy, j'ai sursauté, oubliant le sobriquet attribué à George : Bambi.
Ca se passe dans la saison 1, ça vient de la méchante Christina
GEORGE: Tu sais ce que l’équipe de réa fait ? Elle sauve des vies. Je choque un cœur et une personne vis encore quelque temps. Ca c’est le pied. Ca me rend… très optimiste.
CRISTINA: Bambi, alors ça on en reparlera après que le chasseur aura tué ta mère.
GEORGE: Je t’aime pas du tout.
Bambi, don't say another word until after the hunter shoots your mother.

Ne sois pas fucking optimiste et gentil.
Mon Bambi, de même, ne connaît ni amertume ni agressivité.
Il n'a pas perdu foi en l'humanité, malgré les 8 mois passés dans une cage, parfois en compagnie d'un dalmatien.
J'ai pensé à une autre Bambi.
Le Dr Philip suromme ainsi une jeune infirmière qui s'évanouit devant lui.
"Vous ne tenez pas debout, comme Bambi, le petit personnage de Walt Disney"
J'aime bien cette phrase, il faut l'imaginer dans la bouche du très inquiétant Laurent Lucas, personnage manipulateur et pervers.
C'est une manière de lui signifier sa faiblesse, de la prévenir qu'il n'aura aucun mal à la manger tout cru.

Mon Bambi était près de mourir. Il ne tenait pas sur ses jambes, en raisons du temps trop long passé dans cette cage, rejeté par le adopteurs potentiels qui défilaient dans la boutique.
Les propriétaires de la-dite boutique n'allaient pas tarder à le piquer, afin de libérer un emplacement pour un chien plus séduisant.
Le titre du film provient d'une chanson des Sex Pistols, Who killed Bambi.
Le groupe voulut même faire un film avec ce titre, une version punk du Hard day's night des Beatles.
Leur attachement à cette icône de l'innocence écaire leur révolte d'un nouveau jour, celle d'enfants purs déçus par le monde. De tendres âmes tentés par la destruction, puisque Bambi meurt à tout coup.
Et comment ? Comment mourrrait-il ? La tête tranchée.

L'ironie semble la seule réponse face à la gentillesse inédite de cet animal.
Mon Bambi a déjà été mordu méchamment par d'autres congénères. Il se fait régulièrement mordiller quand il ose dépasser un teckel de sa connaissance. Le chat qui vit avec lui plante parfois ses griffes dans sa tendre peau.
Et tout cela ne le change pas. Il est juste un peu plus prudent et se met sur le dos en signe de soumission dès qu'il croise un maître du monde.
Cette petite mignonne de Lily Allen a soigné sa tristesse en affichant son cynisme. D'enceinte et amoureuse elle a subitement été seule et sans foetus.
Je pense qu'elle s'est représentée, sur cette robe (Giles Deacon), en un Bambi qui pisserait le sang.

Bambi, au contraire, semble me confirmer de jour en jour que la gentillesse est la solution.
Dans l'univers de Who killed Bambi, Mickey se pend devant sa télé et Chanel signe une guillotine chic.
Les chiens non plus ne sont pas en sécurité.

Mon petit chien quant à lui transforme les enfants qui ont peur des chiens en enfants qui demandent à leurs parents à avoir un chien.
09:36 Publié dans Me, myself & I | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chien, animalerie, punk, sex pistols, lily allen, art contemporain
18.08.2008
Le chinois de base
Des années en arrière, j'ai passé 1 mois en Chine avec un petit-copain.
Cherchez l'erreur.
Depuis, je drague les chinois. Je sais qu'ils sont drôles. Mon Sidi Brahim à moi était tenu par des chinois mutiques. Ceux de la rue de la Roquette, précisément.
J'ai déployé des trésors de calineries pour me faire accepter. Au bout de 2 ans, un dimanche soir, ils m'ont demandé si j'avais passé un bon week-end.
2 ans plus tard, alors que j'ai entretemps déménagé, je croise la femme en rade avec sa camionnette sur un pont de Paris. Elle m'arrête, je suis en vélo, et s'esclaffe de rire avec moi.
Direct comme le petit prince et le renard.
On a logé quelques temps chez un expatrié, là-bas. Comme tous les expatriés, il prenait les chinois pour des débiles.
Y a peu de gens pires que les expatriés, sur terre.
Par exemple, il avait une conversation en chinois assez normale avec un serveur puis se retournait vers nous et l'accablait en français.
Nous, malheureusement, on ne parlait pas la langue.
C'est devenu un exercice linguistique.
Si on veut une bouteille d'eau, je ne conseille pas de dessiner une mouette (un accent circonflexe inversé) sur une mer (des ondulations les unes sur les autres). Un habitant de Chine, ça ne lui dit rien. En revanche, imiter le coq (cocorico) fonctionne, on obtient bien un poulet.
Arrive un moment où l'on est trop fatigué pour obtenir ce que l'on veut. On se laisse perdre dans un bus, incapable de trouver la bonne ruse qui nous permettra de demander notre chemin.
On a embarqué sur un bateau pour voir le barrage des 3 gorges avant que la région ne soit inondée.

Prévoyants, dans notre petite cabine, on avait entassé du vin blanc de la murraille de Chine (un délice). La veille de cette fabuleuse excursion, nous avons enduré une scène de ménage dans notre petite cabine. La nuit entière, nous sommes entiers.

Le lendemain matin, notre couple raccomodé a raté la fabuleuse excursion.
A Shanghaï, la pile electrique qui me servait de copain s'est écroulée. Je me suis débrouillée pour l'amener à l'hôpital, accomplir les formalités avec l'assurance.
Il aurait dû se montrer reconnaissant. Mais il pensait vraiment qu'il allait mourir. J'étais assez convaincue qu'il y avait une chance qu'il meure.
Il ne m'a donc pas pardonné mon efficacité dans ces circonstances.
Au final, j'ai une théorie sur la civilisation chinoise.
Imaginez un graphique.

Sur l'axe des abscisses (x) on pourrait mesurer le caractère plus ou moins individualiste des membres d'une société.
Sur l'axe des ordonnées(y) on mettrait le côté bon vivant.
Les français, sont plutôt individualistes mais assez bon vivants. On pourrait mettre plein d'autres pays sur ce graphique. Les mexicains, les maliens, les allemands etc...
Les chinois on ne pourrait pas. Parce qu'on ne sait pas interpréter ce qui se passe. Les axes sont pas les bons. On se tromperait à tous les coups.
Voilà.
20:25 Publié dans Me, myself & I | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage, chine, pekin, croisière, shanghai, scène de ménage





