26.01.2009
Les femmes sont tellllllllllllllllllllllllllement compliquées (pour le plaisir)
Enfin.

(femme difficile à assembler)
Enfin une révélation utile.
C'est en lisant / entendant une énième fois le même mantra que la clarté s'est faite.
"Les femmes sont compliquées" : ça m'a toujours chiffoné.
"Les chats sont inépendants" idem.
N'étant ni homme ni femme à la fois, je les croyais sur parole.
Par ailleurs vivais avec un chat qui semblait sinon m'aimer du moins m'apprécier fortement.
Le chien a rejoint ce doux duo il y a un an.
Ma perspective a changé.

Je ne sais toujours pas comment caractériser Noé (le chat).
En revanche Bambi (le chien) souffre de dépendance affective.
Mais ce, ni plus ni moins que ses congénères.
Le chat n'est pas indépendant, le chien est dépendant.
Ma perspective a changé.

(homme peinant à rassembler les morceaux d'un puzzle réservé aux 3-4 ans)
Les femmes ne sont pas compliquées
Les hommes sont simple(t)s.
Ainsi, leur nature a horreur du vide.
Et ne rompront avec la légitime que si la remplaçante est déjà présente.
Les femmes ne sont pas com-plexes
Les homme sont cons.

Rien ne se perd, tout se transforme.
Une loi difficile à saisir.
La rencontre d'un spermatozoîde et d'un ovule, ça les étonne encore, que cela puisse déboucher, sur un nouvel être humain.
Pour éviter ce phénomène biologique courant depuis la nuit des temps, fuient à toutes couilles, dès que le mutant pointe le bout de son nez.
(en général vers une autre porteuse d'ovules etc...)

(Les céréales du dimanche matin)
Les femmes ont des complexes (et boivent de la contrex).
Les hommes n'ont que les cons en tête.
Lorsqu'un monsieur vous convie au musée, apprenez quelques semaines après, incidemment par ouï-dire informé, son assiduité aux orgies.
S'il se promet de ne pas toucher, chattera sur internet et votre culotte y passera.
Record battu : en 2 mois, ai été abordée par 4 mecs de ce type, chacun dans sa catégorie (le poids lourd m'a fait morfler, malgré (à cause de ?) ses gants de velours, le reste est aux oubliettes).
C'est simple.
Je n'aime pas ça.
Ce n'est pas compliqué.
Ca me débecte.
10:37 Publié dans Le combat contre les hommes | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : polygamie, féminisme, lutte des sexes, simone de beauvoir
26.11.2008
Bon sang, mais de qui se venge-t-on !
AVRIL BRISE, de Kadaré, explore cette pratique meurtrière.
Un livre réussi puisque nous finissons par envier la solidarité qui irrigue cette société, nous la meute de gens solitaires et abandonnés.
Existe-t-il donc un entre-deux où l'on n'arrache pas un oeil pour un oeil sur 10 générations, mais où l'on ne tend pas l'autre joue pour recevoir une nouvelle correction ?
En perdant la féodalité, nous avons perdu le sens de l'honneur, le duel, le désir de venger l'affront
L'homme moderne tire sa grandeur de son indifférence à l'offense.
Sa capacité à oublier les humiliations fait sa grandeur.
C'est cela, aujourd'hui, être Grand Seigneur.


17:15 Publié dans Le combat contre les hommes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : féminisme, design, ikea, lorenzen, pilgrim, marimekko, malene birger
19.11.2008
Faut-il coucher avec son meilleur ami ?
Non.
19:27 Publié dans Le combat contre les hommes | Lien permanent | Commentaires (38) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : féminisme, couple, amoureux, fucking friend, fucking buddy
03.11.2008
Les lapins se cachent pour mourir (seconde autopsie)
Il y a un écueil qu'il faut bien évoquer lorsqu'on veut porter de la fourrure : l'air de prostituée.










09:16 Publié dans Le combat contre les hommes | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : féminisme, prostitution, fourrure, gilet, blouson, kate moss, lapin
24.10.2008
L'ennemie intime
Je voudrais vous faire part, d'une découverte exceptionnelle.
Un document exhumé, presque de la mer morte.
Il y est question de rupture, entre un homme et une femme.
Des conseils y sont prodigués afin d'éviter que "votre amie ne devienne une ennemie féroce".
Le ton est donné.
Pour préparer le terrain, "commencez à vous éloigner d'elle en sortant avec des amis : matchs de foot, cocktails entre collègues de bureau, etc. Mais ne l'ignorez pas non plus".

"Le téléphone et le courrier vous évitent les cris et les pleurs" mais ce n'est pas recommandé "votre compagne acceptera cette rupture bâclée mais vous méprisera ou, pire, elle n'y croira même pas".

Faut lui rentrer dans la tête que c'est fini.
"Le restaurant ou le café sont des endroits adaptés car ils obligent à une réaction contrôlée".
En clair, elle ne hurlera pas en public.
"Votre amie va tout mettre en œuvre pour vous culpabiliser... Tout va y passer : votre première nuit d'amour, et les enfants que vous n'aurez jamais. Courage, c'est du classique".

Eh eh ! LA femme est comme ça, malheureux.
"Blessée, humiliée, parfois ravagée, elle va vous en vouloir. Attendez-vous à quelques insultes ou passages à l'acte."
Elle peut même taper
"La menace du suicide, classique, ne se réalise pas dans la plupart des cas".
Ouf.

"Prévenez tous les gens susceptibles de lui proposer des choses sympas, y compris le mec qui la drague outrageusement depuis des lustres. Après tout, il est temps de passer la main".
L'échange des femmes, je vous en ai déjà parlé ?
Pour plus de détails édifiants : Rupture ? Comment rompre en beauté.

Je voudrais néanmoins rassurer le lectorat masculin, quant aux dangers réellement encourus.
Un éclairage tiré d'une enquête sur 337 meurtres passionnels.
- Dans 78 % des cas, le meurtrier est un homme.
- La plupart des hommes attribuent leur geste à la « jalousie » ou au refus de « perdre » leur partenaire, tandis que chez les femmes, le mobile le plus invoqué est de mettre fin à la « tyrannie » de leur partenaire.
- En peu de mots : les hommes tuent pour « garder » les femmes, les femmes tuent pour « se débarrasser des hommes ».

13:06 Publié dans Le combat contre les hommes | Lien permanent | Commentaires (23) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : féminisme, magazine masculin, fhm, homme, féminicide
21.10.2008
Jouer la montre / Mise en bouche
Je m'en suis voulu, d'être une fille.
Me trottait dans la tête une remarque de Souchon, dans une interview de Télérama SUR LEQUEL JE SUIS TOMBEE (les trucs pas très nets, on ne les lit pas, on ne les regarde pas, on ne les voit pas, on tombe dessus, à notre insu).
"Les filles achètent trop de vêtements".
J'ai la chance de ne pas avoir trop d'argent, Dieu m'en garde.
Ca me donne envie :

Ca vient à moi :

Peu ou prou.
Des boots New Look à 36 euros, une robe inconnue vendue 2 euros par une amie.
Je pourrais mettre des chaînes à mes bottes, si j'en avais envie.
La différence essentielle provient du nombre de centimètres de jambe visibles, mais on ne se remet pas de malnutrition enfantine (je déconne).
Avec tout l'or du monde, mes canes ne seront jamais extensibles.
Néanmoins, les garçons, eux, restent assez insensibles à l'appel de la consommation.
QUE JE CROYAIS !
Je leur ai découvert un sacré pêché mignon.
La montre.
Oh, pas dans toutes les catégories sociales masculines.
Prenons le yuppie.
Il a des Converse aux pieds, il ne rêve ni de Berlutti ni de la dernière Nike à semelles lumineuses.
Il s'est offert, au minimum, ça :
3900 euros.
Sa marque ? Panerai ???
Ses + : "chronomètre à mécanique à remontage manuel étanche jusqu'à 300m".
Je vous jure que les gars dont je parle ne font pas d'apnée.
S'il est un peu plus avancé dans le vie :
La montre d'aviateur d'IWC. Le modèle de base est à 8.350 euros.
Ou bien même la Kon Tiki, à 15.000 euros environ.
Pourquoi il continue à bosser ?
Il a en tête un modèle à 70 000.
Je ne savais pas.
J'essaie de rester branchée sur la modernité, néanmoins force est de constater que la lecture hebdomadaire du magazine ELLE n'est plus suffisante.
Et puis ce n'est pas apparent.
Ce n'est pas comme un vulgaire diamant.

Ca vaut dans les 5000, je comprends.
Me viendrait-il à l'idée d'engloutir ma paie dedans (si telle était son montant) ?
Je me sentirais cruche et pathétique, de me payer personnellement ma bague de fiançailles.
Nous irions au Bridal Bar de Van Cleef & Arpels et, une coupe de champagne OFFERTE à la main, choisirions des gages de notre amour.

Bin non.
Le gars ça n'aurait rien de magique pour lui.
De même qu'à 5 ans il connaissant le régime alimentaire du Giganotosaure, il est depuis belle lurette un connoisseur éclairé et ne transigera que sur une montre à fonction foudroyante.
La quantième séculaire, qui tient compte des variations du calendrier grégorien, restera un doux rêve, à 300 000 euros.
Le prix pour pouvoir dormir tranquille, l'année 2100 (une histoire d'année bissextile sautée).
Ce que j'aime bien, avec les types, c'est que leur luxe est encyclopédique.
On peut être quelque peu hermétique à leur esthétique.
Parfois balourde.

(c'est la survivor, elle a un matériau high-tech qui s'adapte à la température du corps ?!)
Que lui importe, son trésor est caché sous le cadran, il peut mépriser le savoir-faire des dentellières, frustre au regard du caractère scientifique de sa propre lubie.
Les diamants ne sont que des petits cailloux, à côté du mécanisme complexe de cet objet.
Pour connaître un homme, l'air joueur, vous devriez lui demander, le prix, dis donc, de sa montre.
(plus tard, on se demandera quand même si c'est une passion virile)
11:44 Publié dans Fétichisme, Le combat contre les hommes | Lien permanent | Commentaires (28) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise économique, joaillerie, hommes, tendance, luxe, bijouterie, horlogerie
24.09.2008
Les Putafranges : un modèle politique
Omar et Fred, Bataille et Fontaine, Domenico Dolce et Stefano Gabbana.
Lucas et Spielberg. Semoun et Dieudonné.
Baffie et Ardisson ou Carmouze et Dechavanne.
Canet et Cluzet. Ben Affleck et Matt Damon.
Je vous fais grâce de tous les gangs de frères.
Eric et Ramzy, Wham ou NTM.
Edouard Baer et Ariel Wizman, Scorcese et De Niro.

Stan Laurel et Oliver Hardy, Besson et Krawczyk, Barat et Doherty.
Assez ?
En face : les jumelles Olsen et Deal.
Se hisser à deux, un chemin que les hommes empruntent depuis longtemps.
La solidarité féminine, voilà ce qui manque aux femmes, proclamait Simone Veil il y a peu.
Je ne nous en veux pas au demeurant.
Je constate.
Lévi-Strauss explique.
« Si la société a un commencement, celui-ci n’a pu consister que dans la prohibition de l’inceste »
Les liens d’intermariage entre les familles ont réussi ainsi à construire « une vraie société humaine en dépit de, et même en contradiction avec l’influence isolante de la consanguinité ».
Pour Lévi-Strauss, « la prohibition de l’inceste est moins une règle qui interdit d’épouser mère, sœur ou fille, qu’une règle qui oblige à donner mère, sœur ou fille à autrui ».
C'est par l'échange des femmes entre groupes spécifiques que se construisent et se perpétuent la société et l'espèce humaine*.
L'entente est requise entre hommes pour procéder à l'échange.
La lutte est requise entre femmes pour tirer le meilleur lot.
Seules exceptions dans ce monde de brutes et de pestes ?
Et les Putafranges (deux filles qui passent des disques dans les soirées).
Tout le monde en parle, ce qui n'est pas pour me plaire.
Ambiance "jamais sans ma crème au caviar"**.

Mais au moins elles restent deux.
A gauche, Cécile Togni, un peu pouffe, met un pied dans le "stylisme de sacs" (rheumfste, je m'étouffe, tape-moi dans le dos, ouf ça va mieux).
A droite, Tania Bruna-Rosso, celle qu'on s'arrache. Nova et Canal +. C'est une spécialiste de la musique. Certains diraient "une grande prêtresse des tendances musicale".
On pourrait en profiter pour se gausser.
A la place, nous allons admirer et nous en inspirer (pour le look c'est ici ou ici mais ce n'est pas ce qui devrait nous intéresser donc si vous cliquez, ayez un peu honte de vous).
Elles gravissent les marches ensemble, deux copines Djettes sur un coup de tête séparables mais associées.
Prenons exemple.
Associons-nous.
Concluons des pactes.
Marchons en duo.
Je vous en supplie.
La jalousie n'est pas trendy.
* Bon Godelier conteste parce que chez les Na de Chine, la société est composée de matrilignées : les unités domestiques sont constituées d’un groupe de sœurs et de frères descendant d’une ancêtre commune, vivant sous le même toit et élevant en commun les enfants des sœurs.
** "Ma seule exigence c'était d'être vendue chez Colette, sinon je ne rentrais pas dans l'histoire", dixit Cécile Togni à propos de sa ligne de sacs Lancel.
10:10 Publié dans Le combat contre les hommes | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : féminisme, paris paris, radio nova, duos comiques, icones
22.09.2008
Ils ne doutent de rien
Trop souvent, nous les femmes, faisons l'erreur de confondre l'homme avec un membre de l'espèce humaine.
Melle Johansson l'a appris à ses dépens.
Elle s'est entichée d'Obama, ils ont échangé des mails, la rumeur a enflé.
Elle, sincère, tente un temps de calmer les choses, pour finalement, agacée, asséner : "J'ai trouvé que c'était le reflet d'un sexisme extrême, et je ne peux m'empêcher de penser : 'Mon Dieu, si cela avait été George Clooney ou Sean Penn... Il n'y aurait eu aucune question. Personne n'en aurait même parlé".
Mais, Scarlett, ton intérêt pour Barack pouvait-il être dénué de désir ?
Hum, 90D et pureté font rarement bon ménage.
Les envies de Barack, ils n'en doutent pas "Quel homme ne serait pas flatté de recevoir sur son Blackberry un mot de la jolie Scarlett ? Obama a beau être un politicien occupé, aucun homme est trop occupé pour échanger avec une jolie demoiselle".
Pour la peine, je balance la gueule de l'auteur de ces mots.

On ne tire pas sur une ambulance... sauf lorsqu'elle est équipée d'une kalashnikov.
Peu ou prou, il m'est arrivé la même mésaventure.
J'ai bavardé avec un voisin de quartier qui se rendait comme moi à Saint-Sulpice, par le 86.
On a parlé de Bambi, qui était aussi du voyage.
Sympa.
Mais non.
Le café.
Bien sûr, il m'a proposé de prendre un café.
1 fois, 2 fois.
"Pas aujourd'hui ? Et dans la semaine ?"
Souriant, le type.

Agé, le type.
Il a utilisé cette drole de stratégie rarement gagnante mais si fréquente : épuiser, harceler, ne pas lâcher, s'accrocher.
La dernière fois, le type était un peu bourré, tendance paûmé.
Dix fois, prenant en otage mon briquet, il répète avoir habité dans cette rue, tatata...
"bon bah c'est bon". Je dis.
Ouh là !
Crime de lèse-masculinité.
"ouais bah je parle à plein de filles belles et elles m'écoutent".
Dans l'esprit du monsieur, il est admis que "les filles belles" sont un peu plus impatientes que "les laides" avec les chieurs.
"Les moches", tu peux les emmerder longtemps.
Mais lui, monsieur, oui monsieur, lui était dans la catégorie de ceux qui peuvent s'entretenir avec les belles.
Foin d'énervement, au fond, il a exprimé une pensée que ne renieraient pas les plus sobres d'entre eux.
Et un mantra : NE DOUTER DE RIEN.
Etre abordée ne m'est pas foncièrement déplaisant.
J'aime parler avec les autres êtres humains pour le plaisir de leur présence immédiate.
Je devrais, de temps en temps, proposer à des femmes de prendre un café.
Les hommes devraient, de temps en temps, s'en abstenir.
BONUS (pour M1) :
10:04 Publié dans Le combat contre les hommes | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mlf, obama, féminisme, hollywood, politique, élections américaines
05.09.2008
La possibilité d'un lifting
On a beau avoir discuté encore une fois le sujet, on ne sait pas ce qui est inné et acquis dans le fait d'être une femme.
Ne vous obstinez pas à parler de la possibilité d'être enceinte.
Elle rétorque aussitôt : "les femmes stériles dans ton raisonnement ne sont pas des femmes?".
Retour à l'envoyeur.
(A ce propos, Edith Cresson a-t-elle eu des enfants ? 2 filles.
La chêvre de monsieur Seguin, les filles de madame Cresson. On aurait pu en faire un conte. Quel est leur sort actuel ?
)On en est arrivé à Houellebecq et à sa misogynie.
Sa misogynie supposée.
Les femmes sont bonnes à baiser.
La misère de la société contemporaine étant que les hommes laids ont dorénavant du mal à faire l'amour aux belles femmes.
A cause de ce monde libéral où chacun lutte à armes inégales pour choper.
"Tout comme le libéralisme économique sans frein, et pour des raisons analogues, le libéralisme sexuel produite des phénomènes de paupérisation absolue. Certains font l’amour tous les jours ; d’autres cinq ou six fois dans leur vie, ou jamais. Certains font l’amour avec des dizaines de femmes ; d’autres avec aucune. C’est ce qu’on appelle le « loi du marché ».
Dans un système économique ou le licenciement est prohibé, chacun réussit plus ou moins à trouver sa place. Dans un système sexuel ou l’adultère est prohibé, chacun réussit plus ou moins à trouver son compagnon de lit . En système économique parfaitement libéral, certains accumulent des fortunes considérables ; d’autres croupissent dans le chômage et la misère. En système sexuel parfaitement libéral, certains ont une vie érotique variée et excitante d’autres sont réduits à la masturbation et à la solitude.
Le libéralisme économique, c’est l’extension du domaine de la lutte, son extension à tous les ages de la vie et à toutes les classes de la société. De même, le libéralisme sexuel, c’est l’extension du domaine de la lutte, son extension à touts les ages de la vie et à toutes les classes de la société."
Mais non, avons-nous théorisé.
Il est désespéré c'est tout.
Les femmes ne sont pas particulièrement inférieures aux hommes, selon Michel, inaccessibles, c'est le drame.

Et là j'ai dit, s'il n'y a qu'un livre à brûler, en vérité, je choisis BELLE DU SEIGNEUR.
Cette merde, cette bouillabaisse, ce ramassis de crotte.
Je l'ai embarqué pendant mon mois en Chine.
J'ai pesté tant et tant, conversations enflammées avec mon petit-ami dans le compartiment du train qui mène, en 34h, de Xian à Chunqing.
Rien que le titre.
Le pire n'est pas ce livre.
Le pire est le destin de ce livre.
Régulièrement cité comme LE PLUS BEAU LIVRE D'AMOUR.
"cette passion aussi dévorante que destructrice..."; "c'est un bouquin où l'on a rarement décrit la passion avec autant de finesse, autant d'humour... c'est beau, tout simplement!"; "Je suis d'accord avec le fait que tous les livres de [Marc] Levy nous accaparent. On ne peux les quitter, et quand on parle d'amour, on est toujours concerné, pas vrai? Si vous etes de vrais lecteurs (1000 pages), je vous conseille ""Belle du seigneur""; "hymne à l'amour".
J'en passe.
Un homme manipule une femme, contrôle ses effets, réussit à tous coups, la rend marteau.
Marionnette du tyran, je titre ce livre, Esclave du dictateur si vous voulez.

J'ai mes lubies, en voilà une, détester ce livre.
Au sujet de la supposée misogynie de Houellebecq, il me fallait revérifier.
Alors j'ai entamé LA POSSIBILITE D'UNE ILE.
Une réticence énorme, un chemin de croix, au début.
Les femmes vieillissantes lui font horreur.
Les rides évidemment, le petit ventre qui gonfle et se relâche, il y en a des pages, sur la laideur de la femme de plus de 36 ans.
A la quarantaine, son grand amour prend 10 kilos d'un coup.
A près de 50 ans, il séduit une jeune fille de 22 ans et nous rebassine de scènes de baises type PLATEFORME. Pipes au resto, la totale.
Voilà la différence MAJEURE entre les hommes et les femmes.
Les femmes ne deviennent pas plus belles en vieillissant.
Je suis mieux à 20 ans qu'à 30.
Ma parenthèse enchantée court jusqu'à 35. Je peux tirer jusqu'à 40.
Ensuite, je m'étiolerai.
Pas les hommes. Pas toujours.
Clooney, trop facile.
Au hasard, Redford (un compliment à tenter "tu ressembles à Robert Redford de dos"):
Quelle fadeur !

Quelle moiteur.

Les rides peuvent embellir un visage. S'il est masculin.
"EVIDEMMENT C'EST CULTUREL !" me murmure à l'oreille une amie.
Malheureusement, je n'arrive pas à dé-culturiser mon regard.

Vous si ?

On va dire, "oui mais la science?".
Grâce à la science, le mâle enfantera.
Grâce à la science, la femme rajeunira.

Justement, c'est non.
Je veux que certaines femmes soient plus belles à 60 ans qu'à 30 nateurellement.
Demi tient encore la corde.

16:33 Publié dans La culture pour les excellents, Le combat contre les hommes | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : féminisme, houellebecq, misogynie, la possibilité d'une île, chirurgie esthétique
28.08.2008
Emmurées (les écrivaines)
Si vous avez ouvert le numéro du Nouvel Observateur avec Catherine Millet en couverture.
Vous êtes comme moi atterré(e).
Son nouveau livre, Jours de Souffrance, n'est pas spécifiquement en cause.

Les poids lourdes françaises, les écrivaines qui ont du style (dixit je sais pas qui), s'embourbent à l'intérieur d'elle-mêmes.
Millet donc, sa jalousie envers les liaisons de son mari. Angot et son amant Doc Gynéco. Bouraoui, Nina, sa relation avec un admirateur. Le personnage principal de Tuil ? Egalement une écrivaine. Comme Castillon. Nimier après avoir écrit sur son père écrit sur sa copine.

"3615 ma vie", on aurait dit, à l'époque.
Et le pire, c'est que ça se crêpe le chignon grave. Du genre, à repérer le nombre d'étoiles dans lequel chaque écrivaine est logée lorsqu'elle est invitée dans un festival.
Seules les nulles (Nothomb, Gavalda, Pancol) sauraient inventer des histoires ? Euh, le personnage principal du dernier Pancol est une écrivaine de l'âge de son auteur !

L'héroïne d'une auteure est une auteure.
Enfin, c'est plus compliqué que ça "La narratrice parle des hommes qui ont passé dans sa vie, que ce soit son père, son mari, son amant, son fils, un collègue de travail, un inconnu aperçu dans la rue, son éditeur, etc. La narratrice est en fait Camille Laurens. Mais elle précise bien au début que son livre est un roman, tout est fictif."
Dans le dossier du Nouvel Obs, quelques romancières ont l'air de s'intéresser à d'autres qu'elles-mêmes. Attention, toujours aux femmes, à leur sexualité ou à leur mariage.
Néanmoins, on a la chance, cette année, d'éviter le thème de la maternité,et de l'enfance souvent morte.
Pourquoi, pourquoi, pourquoi, se demande la reine du pourquoi ?
Avant, c'était différent et mieux.
Avant il y avait Simone de Beauvoir.
Mince. Mémoires d'une jeune fille rangée est sa biographie de jeunesse. L'invitée ? A peine moins autobiographique.
Ca force le respect " " Je lis le livre de Simone de Beauvoir, L'Invitée, dont tout le monde parle. Est-ce là vivre? Alors je ne vis pas. C'est une chienne qui raconte des vies de chiens qui rongent des os, qui pissent à tour de rôle contre le même bec de gaz, qui se mordent ou qui se reniflent le derrière." ( Jean Cocteau - Journal 1942-1945- Gallimard )

Bien bien bien avant, c'était différent et mieux. Même si j'ai pas lu.
George Sand, Wikipedia l'affirme sans ambages : "ses premiers romans (sont des) autobiographies transposées".
Ca ne s'arrange pas au 17ème siècle. Madame de Sévigné. Je veux bien. A part écrire des lettres...
Les vieilles britanniques, c'est autre chose...
Jane Austen (née avant 1800, morte après), les Brontë (Emily, née un an après la mort d'Austen), Virginia Woolf qui leur fait suite.
Ca ne dépasse pas beaucoup le cadre familial, j'en conviens.
Nonobstant.
Elles savent se mettre dans la peau de personnages qui ne sont pas elles (Mrs Dalloway).
Elles savent décrire un milieu social (Orgueil et Préjugé).
Elles savent ce que pensent les hommes (Les hauts de hurlevent).
Ca n'a pas l'ampleur de nos maîtres, évoqués ici.
Mais George Eliot n'a pas à rougir face à Thomas Hardy.
Alors que notre farandole d'auteures contemporaines va se faire écraser par Tristan Garcia.
Puisque c'est comme ça, la prochaine fois, je vous parlerai de Chick Lit. Et de Laura kasischke si j'en ai envie.
Et peut-être même que je trouverai une réponse, à cette question.
Pourquoi l'écrivaine française est enfermée en elle ?
EDIT(h Wharton) : Les commentatrices ont plein de théories là-dessus.
12:36 Publié dans La culture pour les excellents, Le combat contre les hommes | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, rentrée littéraire, féminisme, autofiction


