21/09/2012

Sévère (la politique d'austérité enseignée aux fashionistas)

A première vue, quand on me parle de politique d'austérité, je pense Calvin Klein. Circa les 90'.

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Sévérité et dépouillement.

Absence de superflu.  Lignes basiques.

 

En profond décalage avec la tendance du moment pour les habits : baroque !!

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Cet hiver c'est fils d'or. Casse ta cagnotte.

 

A moins, à moins que l'orthodoxie budgétaire ait des liens de parenté avec l'église... Orthodoxe !

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Pas connue pour sa grande sobriété

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Pas vrai mes poulets ?

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On les croirait sur un podium Dolce & Gabbana (men).

L'allégence à Mr Le Christ des uns vaut bien celle au grand capitalisme des autres (tentative).

Hum.

 

L'opulence de l'orthodoxie religieuse cadre mal avec les comptes d'apothicaires des austères économistes.

 

La rigueur, c'est pas fun.

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Et si t'es pauvre, tu finis en slip.

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Naaaaan...

C'était oublier LA JUSTICE SOCIALE !

Car nous, la gauche, on déshabille Bernard (Arnault) pour habiller (poor) Paul.

 

Elle est pas chouette, l'économie ?

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14/09/2012

Et moi suis sur Marilyn

La semaine se déroulait comme ci : journée, visite de gardiens, soirée, vie de Monroe.

joyce carol oates,littérature

Matin et après-midi on parlait de vomi et d'urine dans les ascenseurs – pas de chiens vue la hauteur du jet et, finalement, elle me l'a avoué, la gardienne, l'odeur, moins amère. Comment s'occuper de merde dans des escaliers de secours je connais aussi la technique. Je vous garde, lecteur, je ne développe pas.

Et le soir, Chérie je me sens rajeunir, Rivière sans retour, Some like it hot et pourquoi Norma Jeane était pas heureuse malgré que tous les gars voulaient coucher avec elle sauf Tony Curtis qu'a un nez de cochon à mon humble avis.

Alors oui, pas mal des gardiens étaient passés par un cancer ou un opération des deux épaules, l'une et un an après l'autre et s'enorguissaient de ne pas avoir à présenter leurs papiers face aux jeunes cagoulés qui interdisaient l'entrée des halls aux « étrangers », mais Marilyn perdait ou détruisait ses bébés et je croyais pas qu'un seul d'entre eux était plus malheureux qu'elle l'avait été.

Dans Blonde, dans la mesure où c'était écrit par Joace Carol Oates, le plus grand écrivain contemporain (américain ?) mais tout le monde n'en a que pour l'impuissant, Roth, c'était formidable on la prenait total en pitié, avec sa chevelure « barbe-à-papa » qui s'accompagnait d'une décoloration à l'eau oxygénée du pubis, paie ton icône.

(j'écris en mangeant du steack haché à la main, mon style)

Incinérer un chien est cher, la crise, une des conséquences de la crise, par exemple, était, m'expliquait un gardien, que les gens jetaient leur chien mort dans les containers PAS PREVUS A CET EFFET.

Ils vivaient dans le même monde, le truc chouette, celui qui jetait son chien décédé dans le container (le mot professionnel pour « poubelle ») de son immeuble et celui (peut-être le même ?) qui adulait Mari-lyn et n'avait pas été insensible aux goodies commercialisés pour l'anniversaire de sa mort.

 

C'était ça que j'entendais depuis le début par « mini-vie moderne ».

04/09/2012

Le moment d'après

Bercy.

Table bleue, macarons orange. Safran ? Trucs verts. Thé matché ?

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Ai-je des questions ? J’AI PAS PREPARE DE QUESTION.

Mauvaise toi.

Installés, les codes wifi rentrés, les blogueurs ont ouvert la Vittel proposée pour décontracter la langue.

Dans 5 minutes Moscovici.

Regard ultra-fuyant. L’homme-ministre serre la main de ses convives.

Je n’entends rien. Plus de voix, plus d’énergie (lui, Pierre, susurre). On reprend une date.

 

Rewind.

Installés, la bouteille de Vittel ouverte, le macaron à portée de main et le wifi de Bercy qui ronronne dans nos ordi-minis.

Une urgence.

Le ministre décale-annule le rendez-vous.

 

Et là, j’admire la République. Ses ors.

Monsieur a une (des ?!?) banques à sauver. Qu’il nous écarte de son agenda me semble on ne peut plus compréhensible. Je m’incline gracieusement.

Mais ils (des communicants ?) ont brillamment orchestré notre éviction puisque l’hôte-ministre est venu EN PERSONNE nous débarquer.

Un mail 1h avant m’aurait épargné quelques suées. Rentrer les codes inutilement et la personne qui te donne les codes le sait fichtrement m’a chiffonnée.

Mais alors, j’aurais raté la mine contrite (désolée, épuisée, vidée) de Moscovici.

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Ce qui était, in fine : notre cadeau.

 

03/09/2012

Le moment d'avant

Il me manquait un grand sujet.

Cet homme-là l'est-il ?

 

Cet homme-là est-il à la hauteur de son sujet ?

 

Je voudrais bien interroger ma légitimité à me trouver, moi, face au ministre de l'économie et des finances - pourquoi pas d'autres, pourquoi pas quelqu'un qui pige bien l'effet de la hausse des taux d'intérêt en Chine sur mes points retraite - pour une causerie privilégiée en petit comité.

Edwy est sur le coup et par un jeu de chaises musicales on s'apercevra que ma présence est un effet kiss cool de la nomination de Pigasse...

 

Déliez-nous*.

 

Pourquoi les gens sont où ils sont ?

Cette question, je me propose de la poser plutôt à Pierrot, non, pas le bartender de l'Autobus, mais Moscovici.

Gravir les échelons de la hiérarchie du parti, être élu par la majorité des âmes votantes d'une circonscription, il en faut du talent, autant de volonté on dira.

 

Mais avoir en main le destin de 60 millions de personnes dont 3 qui crachent du CV, pratiquent assidument les rediffusions de Plus belle la vie sur France 4, baguenaudent en hoodie même pas American Apparel (leurs yogas pants !) et se « motiver, motiver, il faut se motiver »...

 

Te sens-tu à la hauteur ?

 

Cher Pierre Moscovici, jures-tu de répondre à ce défi sans me prendre pour une scout mal dégrossie qu'un retroussage de manches** suffit à exciter ?

Il me semblait que la situation de la France exigeait d'autres aptitudes que la construction d'un petit pont de bois.

 

Voilà : on ne s'en laissera pas compter, Mr le ministre. Même si en économie je touche pas ma bille.

 

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* Lazard / Lazare, Hasard ?

** Message de service à mon frère : pour des chemises pas chères, il faut essayer Tie Rack.

25/06/2012

Le redressement productif, vu de mon dressing

J’ai tiré de bonnes idées de l’exercice qui consiste à mettre au rebut les vêtements d’hiver pour leur substituer de jolies cotonnades légères à l’approche de l’été (just pretend it’s summer). De bonnes idées pour redresser le pays.

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Il faut jeter. Les laideurs qui trustent le placard sans apporter aucun réconfort, vieilles choses qu’on ne voudrait plus porter pour un milliard. Fermer les usines ringardes.

Vous pensez « c’est faux ». La mode ressert toujours les mêmes plats. Il faut sauvegarder la sidérurgie. Le t-shirt cropped est bien revenu d’entre les tissus morts ! Pourquoi pas les chantiers navals ?

Alors, vous laissez moisir la veste molletonnée vert amande de chez Gap, la robe longue tye and dye, le jupon japonais d’une petite créatrice des années 90, la salopette en jeans Burger, parce que vous avez aimé les porter, à 17 ans au lycée, il y a 5 ans en vacances d’été, tout un printemps en petite jupette.

On se battra pour que la production automobile reste en France même si les voitures n’y sont pas vendues, ça reviendra, les transports collectifs, l’écologie ne sont que passade, tenons, tenons bon et l’activité redémarrera.

 

Il y a les classiques, veste Boyfriend grise Cacharel qui chaque automne vous donne une dégaine, le pull noir à la maille gaufrée qui sauve tous les jours où vous êtes pressée, un slim noir deux slims noirs, trois slims noirs indispensables.

A garder tant que ça ne s’effiloche pas, nettoyer à sec, favoriser le maintien. Le savoir-faire des usines Repetto, les cocottes en émail, français, une production artisanale et exportable à protéger.

 

Mais innover. Un jean jaune fluo, une blouse à l’imprimé Pollock, touches bien agréables pour renouveler la base. Les énergies renouvelables, la médecine de pointe voilà de quoi développer.

 

La nostalgie des mines de charbon, de ces travailleurs à qui on n’a pas dit que c’était définitivement foutu, ces vestes étriquées, froissables qu’on regarde s’étioler dans l’armoire, jaunissant à l’envi. A dégager, former.

 

Pour une France plus chic.

14/06/2012

Je suis une femme libre (mais de quoi ?)

De conduire une voiture. D’avoir un chéquier. De divorcer. De faire polytechnique. D’aller voir un match au stade. De choisir mon mari. De travailler. De porter des pantalons. D’avoir l’autorité parentale sur mes enfants. De voter. De monter à cru. De tromper mon mari. De fumer. D’accéder au trône d’Angleterre. De marcher dans la rue les cheveux au vent.

 

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J’ai des droits.

Nombreux.

Merci d’avoir manifesté, choqué, gêné, lutté, pour me les assurer.

Je suis libre.

 

Mais Sinclair, chère Anne, n’utilise pas ma liberté pour justifier de ton amour pour un homme qui harcèle sexuellement les femmes, n’utilise pas leur combat pour mes droits comme cache-misère de ta sinistre vie amoureuse.

 

J’ai ma liberté de penser.

Je peux te contredire, amour.

En public.

Je suis libre.

 

Mais Trierweiler, chère Valérie, n’utilise pas ma liberté pour régler tes comptes avec l’ex de ton homme [politique], ne l’utilise pas pour masquer ta mesquinerie et ta petitesse.

 

Ne revendique pas d’être une femme libre parce que tu places l’avenir de la France loin derrière tes préoccupations personnelles, ta vie privée, peut-être ta jalousie maladive dont je ne veux rien savoir. Sauf dans la salle d’attente du dentiste.

 

Ou alors.

 

Prend exemple sur la liberté de femme de Mr Clinton, de Mr Rousseff, de Mr Finnbogadottir, de Mr Bachelet, de Mr Patil.

 

Tu es absolument ringarde, si tu penses que faire une connerie est le propre de la femme.