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13/05/2013

Ma routine cheveux des derniers mois et pour longtemps

Je ne vois pas pourquoi j'aurais honte d'utiliser un tel titre alors que je me repais chez les autres, de tels billets, qui concernant le make up, qui la peau et qui (qui qui sont les snorkies?) LES CHEVEUX.

M'informant des bonnes pratiques en la matière - la peau - par exemple "comment cacher ses rougeurs ?!?".

Dans ce billet, je fais voeu de vous dévoiler l'ensemble des produits utiles à la mise en forme de ma crinière, aussi ridicule que puisse être leur nombre, exagéré, dont les effets doivent s'annuler, se contrecarrer, se neutraliser, 6.

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(Beaucoup, beaucoup, de cheveux)

Tout cela est bien nécessaire en attendant que j'ose tenter le shampooing pour poney, maintes fois recommandé par des amies alcoolisées - on ne parle de ces sujets qu'un peu pompette, dans mes milieux.

J'ai commencé comme vous basiquement il y a 15 ans par me laver les cheveux puis à les déméler avec ce qui s'appelait un après-shampooing, un plus qui a semblé tellement trop qu'à une époque, il fut des 2-en-1. Ca lavait et enlevait les noeuds à la fois, oh la la. Mais l'époque où on voulait passer moins de temps dans la salle de bain est révolue plus personne ne veut des choses toutes-en-unes car on s'ennuierait sinon dans la salle de bain.

Et le temps gagné servirait seulement à contempler ses cheveux moches. A s'en lamenter, en pleureur, regretter le temps où les choses se faisaient les unes-à-la-fois.

Le temps du slow-soin est revenu.

Tout est désormais fait pour décomposer le plus possible les ingrédients et étapes nécessaires à entretenir ses poils de tête en bonne santé.

L'avant-shampooing. Huile [Subtil Elixir]. Huiler les cheveux sales. Dormir avec de l'huile dans les cheveux sales. Tacher les taies d'oreiller en dormant avec de l'huile qui imprègne les cheveux sales.

Laver les taies d'oreiller. Ne fait pas partie des étapes reconnues mais pourtant soyons logique, l'est.

Puis, le moment inintéressant shampouiner [Everpure].

Optionnel :un raviveur de couleur [Phyto Gloss]. Qui veut être terne ? Personne. Qui utilise un raviveur de couleur ?

Rincer.

Essorer pour faire poser le masque [Everpure]. Il est écrit "laisser poser 10 minutes". Mais la pause doit durer une demie-heure. Temps nécessaire à la pénétration des actifs, non négociable. Grelotter dans l'attente toute nue dans la douche les yeux dans le vide ? Trouver une activité qui dure 30 minutes et est compatible avec la présence d'une crème poisseuse dans les cheveux mouillés. Se remettre au lit lire. Si on a une charlotte en plastique sur la tête ça pourrait accélérer la pénétration des actifs. On l'a volée y a longtemps dans un hôtel. Seuls les hôtels disposent encore de ce type d'objet, la charlotte. En prendre soin. Tous les hôtels ne distribuent pas de charlotte en plastique. Et si on l'abime ? Je n'ai pas de solution.

Rincer. Nous n'utilisons pas (encore) de vinaigre de rinçage. Nous nous rinçons à l'eau chaude pas à l'eau froide. Nous ne voulons pas grelotter. Nous ne faisons pas briller nos cheveux avec cette méthode. Nous nous en excusons.

Essuyer les cheveux avec un t-shirt découpé, ça ne casse pas le cheveu, ça n'essuie pas mais ça ne casse pas les cheveux, que veut-on ? Casser ses cheveux ou les sécher ? QUE VEUT-ON ?

Enfin, le produit qui vous protègera de la chaleur du sèche-cheveux, un produit thermo-protecteur exactement [Spray réparateur thermo-actif] car qui vous en protègera, sinon ?

Beaucoup d'interrogations.

Cheveux secs, ce n'est pas fini. Non, non. Les pointes font botte de paille. Je dégaine le sérum [Total Repair Extreme]. Y a-t-il plus réconfortant que quelque chose de total et d'extrême ? Et de double. C'est un double serum. Doublement total et extrême. Plaisant.

J'ai fini. Je sors. Mon samedi après-midi s'est déroulé. Ni plus, ni moins.

 

25/04/2011

J'ai du rose à lèvres tu n'en auras pas

Je me suis achetée un vibrant supershine radiant lipstick à 27€.

Alors que prétendument j'économise pour me payer une radio qui veuille bien accepter de recevoir France Culture à la maison.

Il a son propre site, mon bâton.

J'ai pris une couleur de la série Rock. Il y avait Glamour (not me), et Poupée (super not me) comme autres genres de teintes.

Je pense que c'est bien d'être conforme à son moi.

 

POURQUOI ??? POURQUOI ??? POURQUOI ???

J'ai foutu un mois de nourriture pour chat fragile au plan rénal dans c'te truc ?

Ca n'a qu'une explication.

A St-Nazaire, j'avais les cheveux comme du foin, je déjeunais à la Paillote avant de me retaper d'écouter des gens, et dans le bouquin féminin que je lisais (en province, les magazines, ils appellent ça des bouquins, longue vie aux populistes) y avait un petit cadeau.

Je suis friande d'échantillons. Pour les minuscules déplacements chez les zombies de France, c'est bien pratique.

C'était une carte avec une mince pellicule de rouge à lèvres en forme de lèvres de couleur rose.

J'ai fait un bisou sur la carte, pour m'en imprégner et me suis éblouie dans le miroir de AXA assurances.

 

J'irradiais, quelque chose de très positif pour ma prochaine mission qui consistait à rendre chèvre un RSI (si vous ne comprenez pas l'acronyme, je crois que nos chemins se séparent ici).

 

Et là j'ai fait un calcul coûts / bénéfices vraiment costaud.

Jusqu'à présent, apprendre ne m'avait apporté que des ennuis.

So long for France Culture.

 

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C'est affreusement léger, mais ça donne une attitude.

Et je ne donne vraiment pas de conseils de Make-Up à la légère, si vous me suivez.

Bon. 

C'est bien.

Je crois qu'on peut s'en tenir là.

01/09/2010

L'avenir d'une illusion

C'est un débat à la hauteur (compensée) de celui que suscite le bonhomme Freud.

Si vous avez eu la chance de rentrer avant 8h du soir chez vous, vous n'êtes pas passé à côté des cours d'Onfray diffusés sur France Culture.

Je vous connais.

Et les baskets Isabel Marant ?

Elles, aussi, passionnent :

Je ne me considère pas vraiment comme une « street girl », moi qui ne porte ni jogging, ni legging, ni k-way, ni fluo, ni basket ! mais là je tiens à souligner que ce modèle est vraiment un « It » !

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Toute blogueuse qui se respecte en a acheté une paire ou deux.

Une fille

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Ses détracteurs sont légion.

Une autre.

 

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Outrage au bon goût, imbécilité de sneakers à talons, prix gras (400€).

La POLEMIQUE est lancée.

"Des pompes aussi moches le prix d'une plaque à induction, je m'en suis pas remise…"

"Si je paie une paire de chaussures comme ça, j'entends être enterrée avec !"

Onfray pourrait vous dire combien de séances avec Freud vous pourriez vous offrir pour la somme de ces chaussures.

1.

Si vous rajoutez 50€ (de pourboire?).

Il a fait ses calculs. Ce calcul peut aussi donner 175€ si on ne voue pas une haine à Freud.

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Car, le concept hérétique : Ces baskets sont pourvues d'un talon caché de 6cm.

Or :

"Si je veux mettre des baskets je mets des baskets, si je veux mettre des talons, je mets de jolies petites chaussures à talons, des escarpins par exemple. Mais les deux mélangés, c’est un peu trop"

Aussi absurde que l'idée que chaque homme veuille baiser sa mère et casser la gueule à son père.

Ca aussi c'est un peu trop.

Je veux dire : quel intérêt ???????

"Pour une fille comme moi qui est déjà grande à la base, je suis d’accord de dire que ça vaut pas la peine de mettre des talons si personne ne le sait. Genre, j’aurai juste l’air d’être super grande. N’empêche, je les adore"

Ca ne devrait pas être UNIVERSEL, l'Oedipe.

Ca ne vaut que pour certains... peuples ? individus ? cas ? ères culturelles ?

Ca ne va qu'à certaines.

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Mais Michel est plus radical.

Le complexe d'Œdipe ?  « Le problème d'un homme d'un seul, qui parvient à névroser l'humanité tout entière dans le fol espoir que sa névrose lui paraîtra plus facile à supporter.»

T'as pris ton cas pour une généralité, Isabel, eh eh !

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"Je trouve que ça fait penser aux chaussures pour les malades de la polio..."

Ainsi : "De cette pathologie incestueuse, il fait une théorie globale qui, tenez-vous bien, a mystifié le monde entier."

Donc : De cette poliomyélite, elle fait une basket globale qui, tenez-vous bien, mystifie la fashionsphère.


 

 

Un peu d'humour.

"On finit par s'amuser de voir Michel Onfreud, le fils préféré de son père, « analyser » Sigmund Fray qui, lui aimait beaucoup trop sa maman."

Ce ne serait qu'une paire de baskets.

Les premiers interlocuteurs de bébé seraient un papa et une maman et les sentiments de base qui l'occuperaient toute sa vie : l'amour et la haine.

Occasionnellement, pour des baskets (Si Ebay avait existé, est-ce que ceux qui avaient des tickets de consultation avec Freud les auraient mis en vente?).

25/05/2010

Trailer

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Elle a 14 ans, ses parents vont divorcer, sa très grande soeur est revenue d'Irlande pour s'occuper des enfants.
Maman avait demandé aux filles d'espionner le père pour découvrir sa maîtresse.
Elle vivait dans leur immeuble, mais les petites (12, 14 et 16 ans à l'époque) n'en ont pas été traumatisées.
Actuellement, la mère a un "ami" à moitié secret.
Elle leur ramène des plats prétendument cuisinés par une "Sandrine".
Puis appelle son amant triomphalement pour lui annoncer que ses enfants ont aimé sa cuisine.
Mais la plupart du temps, elle n'est pas présente, sort.
Ma jeune amie utilise des mots comme "oppressant" mais reste placide dans l'ensemble.

 

28/01/2010

Une odeur de Mémé

Une image de la vie moderne :  Madame Gainsbourg en photo au naturel s'affiche en grand, à ses pieds, vivante, une asiatique ultra-maquillée se précipite pour vous asperger de "Balenciage Paris". Un nom très tarte.

L'être humain en chair et en os bosse aux Galeries Lafayette et son petit boulot consiste donc à mettre du parfum à des inconnus. Elle est stressée, vraiment. Est-ce pire qu'être ouvrier à la chaine ? Je le crois. Des heures en talon haut et tailleur, crispée, le devoir de sourire.

Madame Gainsbourg a une mine sereine et concentrée. L'effleuve du produit qu'elle représente, vend, incarne, n'aurait pas de vertus apaisantes, au vu de cette modeste expérience, hier alors que j'm baladais, dans l'magasin, le coeur ouvert à l'inconnu...

Mais est-ce ce que l'on demande à un jus, le bonheur ?

Foin - une odeur dégagée par la grande bourgeoisie, parail-il (sources "Métamorphose d'un mariage") - de politically correct.

J'ai accepté par erreur son invitation (celle de madame Gainsbourg ou de son employée ?) à être aspergée et l'ai regretté.

Parfum d'amertume. Mon état d'esprit. L'odeur, elle, est épouvantable.

Ou serait-ce ma peau, qui fait virer le jus ? Je ne l'exclus pas. Voilà pourquoi :

Décembre dernier, une obsession : changer de signature, olfactive (la graphique ressemble à la main de Fantomas).

J'arpente les parfumeries, Marionnaud, de quartier, big boutiques.

Je sens, je sens, je sens, à qui mieux mieux. Et ça empire.

Après dix ans d'Odyssée (Lacaniens, prenez votre pied), mon nez naïf ne supporte plus l'atroce odeur alccolisée de la plupart des créations. 

Suis-je une référence ? Certainement pas, j'aime l'odeur de mon chien. Beaucoup diraient qu'il pue. Je les plains.

J'en ai appris des choses, à cette occasion, enfouir son naseau dans le manteau pour se décontaminer et humer de nouveau.

Dans les maisons les plus élégantes, sentir un petit grain de café (j'y ai pas mis les pieds, une rumeur).

La déception, pourtant, flacons après flacons.

Les noms sont prometteurs, telle une Escale à Portofino,

Les descriptions font saliver :

« Comme une sève jaillissant de la nature, elle est intense et pas si bien élevée que cela. Elle est sensualisée par le lentisque et l'encens, puis par le jasmin charnel et le cèdre onctueux. »

Ah ça, dégager une odeur de cèdre onctueux...

Immanquablement, un petit pschitt et un grand beurk s'ensuit.

 

Balenciaga Paris ne faillit pas à la règle. Alcool à la violette.

(en aparté : j'ai fini par trouver, une odeur de farine et de bois, ce sont les autres qui en parlent le mieux)

09/02/2009

La période franges : sa fin annoncée

Hier c'était déjà très clair : pas de franges qui dodelinent aux pieds, pas de daim tout mou qui ne tient pas le pied, aucun rappel des souffrances du peuple indien aux pieds.

Maintenant, outre que mes jambes sont trop petites pour les supporter, je peux aussi donner une raison intellectuelle (est-elle éthique ?).

Les deux explications sont possibles et ne s'excluent pas.

J'ai en ma possession un livre un peu vieux : Pieds nus sur la terre sacrée (quelques extraits).

Un livre recueillant des paroles de Native American, agrémenté de photos d'Edward S. Curtis.

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Le bonhomme a pris des tonnes de clichés, qu'on peut retrouver ici :« The North American Indian »

Mais ce qui importe, c'est le titre de ce livre : "Pieds nus sur la terre sacrée".

Cela exprime très clairement que porter des chaussures c'est déjà s'éloigner du sacré de la terre, comme le dit Young Chief, des Caryuses :

"Je me demande si la terre a quelque chose à dire. Je me demande si le sol écoute ce que je dis".

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La plupart du temps, il faut porter des chaussures, en raison de la neige, de la pluie, du goudron frais, des mégots de cigarette, des litres de pipi de chien par terre.

Mais ce n'est pas une nécessité impérieuse.

Il m'arrive de rentrer les pieds fourbus, ayant loupé le dernier métro à Paris, et d'enlever mes godasses pour faire le reste du chemin.

Evidemment, surtout si la paire est neuve et que je suis partie craner dans une soirée.

Et puis le soir, en Grèce, il y a 10 ans au moins, on ne se maquillait pas, on prenait un verre à 20h et l'on repartait arpenter l'île, pieds nus, finalement pas tentées par les Fiestas qui s'annonçaient.

Un extrait de Kronenbourg s'est logé dans mon pied, à cette occasion.

"Maudite soit la race qui nous a pris nos terres... Les blancs piétinent les cendres de nos morts. Qu'ils soient reconduits là d'où ils sont venus, sur une piste de sang". (Tecumseh, appel à la vengeance, 1811)

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Alors, ferais-je honneur aux Sioux si je portais des choses frangées ?

La jeune société Tatoosh a surfé sur la vague indienne, en proposant des sortes de Minnetonkas de pluie, de quoi passer l'hiver.

Les Minnetonkas de base sont fragiles, malgré les 115 euros qu'elles nécessitent de débourser.

 

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Tant mieux pour la République Dominicaine où elles sont produites. Ca les change de la plantation ou de la mine.

Avec un PIB par habitant 10 fois moins élevé qu'en France (quand même 5 fois plus que son voisin Haitien et 2 fois plus que les chinois), je parierais que quelqu'un se fait des marges confortables.

Sur mon dos ou celui des Dominicains ?

De toute façon la tendance indienne se maintient l'été prochain. Encore une fois JE SUIS TROP AVANT-GARDISTE. Quelle plaie.

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(Des Tatoosh d'été)

Je persisterai.

 

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"L'homme qui s'est assis sur le sol de son tipi, pour méditer sur la vie et son sens, a su accepter une filiation commune à toutes les créatures et a reconnu l'unité de l'univers; en cela, il infusait à son être l'essence même de l'humanité. Quand l'homme primitif abandonna cette forme de développement, il ralentit son perfectionnement". (Chef Luther Standing Bear)

[NDLR : nous non plus ne comprenons pas le lien entre ces différents éléments. C'est son truc, le salmigondi]