09.02.2009
La période franges : sa fin annoncée
Hier c'était déjà très clair : pas de franges qui dodelinent aux pieds, pas de daim tout mou qui ne tient pas le pied, aucun rappel des souffrances du peuple indien aux pieds.
Maintenant, outre que mes jambes sont trop petites pour les supporter, je peux aussi donner une raison intellectuelle (est-elle éthique ?).
Les deux explications sont possibles et ne s'excluent pas.
J'ai en ma possession un livre un peu vieux : Pieds nus sur la terre sacrée (quelques extraits).
Un livre recueillant des paroles de Native American, agrémenté de photos d'Edward S. Curtis.

Le bonhomme a pris des tonnes de clichés, qu'on peut retrouver ici :« The North American Indian »
Mais ce qui importe, c'est le titre de ce livre : "Pieds nus sur la terre sacrée".
Cela exprime très clairement que porter des chaussures c'est déjà s'éloigner du sacré de la terre, comme le dit Young Chief, des Caryuses :
"Je me demande si la terre a quelque chose à dire. Je me demande si le sol écoute ce que je dis".

La plupart du temps, il faut porter des chaussures, en raison de la neige, de la pluie, du goudron frais, des mégots de cigarette, des litres de pipi de chien par terre.
Mais ce n'est pas une nécessité impérieuse.
Il m'arrive de rentrer les pieds fourbus, ayant loupé le dernier métro à Paris, et d'enlever mes godasses pour faire le reste du chemin.
Evidemment, surtout si la paire est neuve et que je suis partie craner dans une soirée.
Et puis le soir, en Grèce, il y a 10 ans au moins, on ne se maquillait pas, on prenait un verre à 20h et l'on repartait arpenter l'île, pieds nus, finalement pas tentées par les Fiestas qui s'annonçaient.
Un extrait de Kronenbourg s'est logé dans mon pied, à cette occasion.
"Maudite soit la race qui nous a pris nos terres... Les blancs piétinent les cendres de nos morts. Qu'ils soient reconduits là d'où ils sont venus, sur une piste de sang". (Tecumseh, appel à la vengeance, 1811)

Alors, ferais-je honneur aux Sioux si je portais des choses frangées ?
La jeune société Tatoosh a surfé sur la vague indienne, en proposant des sortes de Minnetonkas de pluie, de quoi passer l'hiver.
Les Minnetonkas de base sont fragiles, malgré les 115 euros qu'elles nécessitent de débourser.

Tant mieux pour la République Dominicaine où elles sont produites. Ca les change de la plantation ou de la mine.
Avec un PIB par habitant 10 fois moins élevé qu'en France (quand même 5 fois plus que son voisin Haitien et 2 fois plus que les chinois), je parierais que quelqu'un se fait des marges confortables.
Sur mon dos ou celui des Dominicains ?
De toute façon la tendance indienne se maintient l'été prochain. Encore une fois JE SUIS TROP AVANT-GARDISTE. Quelle plaie.

Je persisterai.

"L'homme qui s'est assis sur le sol de son tipi, pour méditer sur la vie et son sens, a su accepter une filiation commune à toutes les créatures et a reconnu l'unité de l'univers; en cela, il infusait à son être l'essence même de l'humanité. Quand l'homme primitif abandonna cette forme de développement, il ralentit son perfectionnement". (Chef Luther Standing Bear)
[NDLR : nous non plus ne comprenons pas le lien entre ces différents éléments. C'est son truc, le salmigondi]
11:54 Publié dans Fétichisme, Propos ultra politique | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : indiens d'amerique, minnetonkas, kate moss, bottes frangées, folk, ugg, bottes fourrées
09.12.2008
Les idiotes changent d'avis




08:46 Publié dans Fétichisme | Lien permanent | Commentaires (30) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : wayfarer, rayban, ray-ban, congrès, reims, militants, ps
21.10.2008
Jouer la montre / Mise en bouche
Je m'en suis voulu, d'être une fille.
Me trottait dans la tête une remarque de Souchon, dans une interview de Télérama SUR LEQUEL JE SUIS TOMBEE (les trucs pas très nets, on ne les lit pas, on ne les regarde pas, on ne les voit pas, on tombe dessus, à notre insu).
"Les filles achètent trop de vêtements".
J'ai la chance de ne pas avoir trop d'argent, Dieu m'en garde.
Ca me donne envie :

Ca vient à moi :

Peu ou prou.
Des boots New Look à 36 euros, une robe inconnue vendue 2 euros par une amie.
Je pourrais mettre des chaînes à mes bottes, si j'en avais envie.
La différence essentielle provient du nombre de centimètres de jambe visibles, mais on ne se remet pas de malnutrition enfantine (je déconne).
Avec tout l'or du monde, mes canes ne seront jamais extensibles.
Néanmoins, les garçons, eux, restent assez insensibles à l'appel de la consommation.
QUE JE CROYAIS !
Je leur ai découvert un sacré pêché mignon.
La montre.
Oh, pas dans toutes les catégories sociales masculines.
Prenons le yuppie.
Il a des Converse aux pieds, il ne rêve ni de Berlutti ni de la dernière Nike à semelles lumineuses.
Il s'est offert, au minimum, ça :
3900 euros.
Sa marque ? Panerai ???
Ses + : "chronomètre à mécanique à remontage manuel étanche jusqu'à 300m".
Je vous jure que les gars dont je parle ne font pas d'apnée.
S'il est un peu plus avancé dans le vie :
La montre d'aviateur d'IWC. Le modèle de base est à 8.350 euros.
Ou bien même la Kon Tiki, à 15.000 euros environ.
Pourquoi il continue à bosser ?
Il a en tête un modèle à 70 000.
Je ne savais pas.
J'essaie de rester branchée sur la modernité, néanmoins force est de constater que la lecture hebdomadaire du magazine ELLE n'est plus suffisante.
Et puis ce n'est pas apparent.
Ce n'est pas comme un vulgaire diamant.

Ca vaut dans les 5000, je comprends.
Me viendrait-il à l'idée d'engloutir ma paie dedans (si telle était son montant) ?
Je me sentirais cruche et pathétique, de me payer personnellement ma bague de fiançailles.
Nous irions au Bridal Bar de Van Cleef & Arpels et, une coupe de champagne OFFERTE à la main, choisirions des gages de notre amour.

Bin non.
Le gars ça n'aurait rien de magique pour lui.
De même qu'à 5 ans il connaissant le régime alimentaire du Giganotosaure, il est depuis belle lurette un connoisseur éclairé et ne transigera que sur une montre à fonction foudroyante.
La quantième séculaire, qui tient compte des variations du calendrier grégorien, restera un doux rêve, à 300 000 euros.
Le prix pour pouvoir dormir tranquille, l'année 2100 (une histoire d'année bissextile sautée).
Ce que j'aime bien, avec les types, c'est que leur luxe est encyclopédique.
On peut être quelque peu hermétique à leur esthétique.
Parfois balourde.

(c'est la survivor, elle a un matériau high-tech qui s'adapte à la température du corps ?!)
Que lui importe, son trésor est caché sous le cadran, il peut mépriser le savoir-faire des dentellières, frustre au regard du caractère scientifique de sa propre lubie.
Les diamants ne sont que des petits cailloux, à côté du mécanisme complexe de cet objet.
Pour connaître un homme, l'air joueur, vous devriez lui demander, le prix, dis donc, de sa montre.
(plus tard, on se demandera quand même si c'est une passion virile)
11:44 Publié dans Fétichisme, Le combat contre les hommes | Lien permanent | Commentaires (28) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise économique, joaillerie, hommes, tendance, luxe, bijouterie, horlogerie
10.10.2008
Eloge de la monogamie / partie deux
Résumé des épisodes précédents :
Autant les hommes que les sacs me laissaient insatisfaites.
Je ne baissai pas les bras.
5ème épisode
Ce n'est pas celui-là mais c'est un sac à noeud.



On améliore une équipe qui pourrait gagner.
On fait rentrer Wiltord et Trezeguet dans les 5 dernières minutes.

Il est plus grand pour une plus grande vie, il est marron craquelé pour plus d'authenticité.

Il sait aussi s'effacer.

Ou nous accompagner sans s'imposer.
20:42 Publié dans Fétichisme | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : prince charmant, meetic, it bag, fashion, adopte un mec, attractivworld, speed dating
09.10.2008
Eloge de la monogamie / partie une
Cette année, j'ai défilé avec des sacs en veux-tu en voilà à mon bras.
Puis j'ai tranché dans le vif.
J'ai trouvé mon sac, mon must-have, qui n'engage que ma personne.
Qui est-il ? Comment l'ai-je trouvé ? Y a-t-il moyen de comparer cette quête à celle d'un homme ? Serait-ce plus / moins facile ?
1er épisode

A ma gauche, mon cousin italien, derrière un lac italien, sur moi un manteau "classe italienne".
Et cette pointe de violet-mauve toute moche à mon bras (tout est moche mais cette couleur particulièrement).
Le sweetie de Zadig & Voltaire, pourtant.
En soldes, ne restait que cette couleur (ainsi qu'une autre toute aussi discutable).
Passée l'excitation d'avoir pour la première de sa vie un sac en cuir, la déception d'être incapable de l'assortir me mine à petit feu.
Et puis impossible de chercher un truc dedans tout en courant sur des talons, tout se renverse (c'est compliqué d'expliquer pourquoi, c'est une question d'ergonomie),
Equivalent : Un gars très tentant mais finalement usant, nos emplois du temps ne concordent pas, il prend trop de place, sort tout le temps, est adorable à ses moments.
2ème épisode
Je croise un jour le chemin de cette merde, sur un trottoir de Paris :



12:05 Publié dans Fétichisme | Lien permanent | Commentaires (28) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : anna corinna, sac, it bag, jérome dreyfuss, gérard darel, zadig & voltaire
06.10.2008
Comment NE PAS être sexy
Etre sexy est l'enfance de l'art.

Des hanches découpées.


Alors pourquoi ?








09:50 Publié dans Fétichisme | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fashion week, paris, milan, prêt-à-porter, printemps-été, 2009
26.09.2008
Wayfarer's way of life
Dans un blog idéal, suivraient une histoire de ce modèle "mythique", des photos hyper jolies de moi avec en prime un plan de fou pour se les payer avant même d'avoir touché le RSA.
La tentation de l'échec est trop ancrée en moi pour accomplir un tel programme.
Dès le début j'ai fauté en cette histoire.
Un an auparavant, vernissage de l'expo SHOWOFF à l'Espace Pierre Cardin.
Sur invitation.
L'homme qui m'incruste a vaguement fait les Beaux Arts de Paris.
Il tournicote, son jugement est sans appel : y a rien d'intéressant.
Apparaît un drôle de petit bonhomme, artiste.
Son oeuvre (véridique)

Je suis éberluée par sa capacité à s'enlaidir : son maigre visage est envahi par une immense paire de lunettes.
Il n'est pas le seul en ces lieux.
Ahahah, la hype parisienne, c'est d'un ridicule...
... Ahahah un an plus tard je veux les mêmes...
Un ange est passé entretemps.
Photo Café Mode
Phénomène contagieux : Elle, Elle, Elle, Elle, Elle.
... Ahahah, ça ne me va pas du tout.
La pilule est amère.
Je m'étais faite à l'idée que les lunettes enlaidissent forcément un visage.
J'ai eu un sursaut quelques années auparavant. Ai changé 3 fois de paires de lunettes pour trouver LA bonne.
Mon entourage n'y a jamais vu que du feu.
A chaque fois, j'ai gardé la tête d'une secrétaire des années 50
(c'est au-delà de mes forces de mettre une photo de moi avec mes lunettes. DEJA QUE MON CHIEN NE RESSEMBLE A RIEN).
Mon dernier espoir, c'était les lunettes-de-la-hype-que-j'ai-trouvées-super-moches-la première-fois-que-je-les-ai-vues-mais-qui-sont-bien-sur-les-autres finalement.
C'est très injuste.
Je suis déjà catastrophée par l'idée qu'en cas de catastrophe je suis désavantagée par rapport aux autres, en terme de survie.
Je ne pourrai pas mettre mes lentilles alors que mes mains seront enduites de substance radioactive. Et mes lunettes auront été détruites par l'explosion.
Même, imaginez le cas fictif d'une femme qui dort chez un homme pour la première fois. Qu'elle ne se lave pas les dents je veux bien. Mais, qu'est-ce qu'elle fait de ses lentilles ? Est-ce que cette femme qui ne sait pas si elle dormira chez cet homme pour la première fois doit amener TOUT son nécessaire à lentilles ? A quel moment elle va les décontaminer ? Est-ce qu'on peut plonger ses doigts dans ses yeux devant un homme plus ou moins inconnu ?
Alors que.
Si cette femme avait de très très belles lunettes.
Elle les poserait sur sa table de nuit.
EDIT 1:
Chez Café Mode, admirez les lunettes de Zarbi des mannequins de Charles Anastase.
EDIT 2 :
Et les hommes, et les hommes ?

EDIT : tiens, Elle.
11:06 Publié dans Fétichisme, Me, myself & I | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lunettes, louise ebel, rayban, tom ford, lentilles de contact
16.09.2008
L'ode aux low boots
Watcha !
Je possède un "objet du désir".
Ce pourrait être une appellation désuète pour un sex-toy.
Je laisse aux spécialistes (ne manquez pas les 3 épisodes) le soin de vous en entretenir.

Photo Garance Doré
Alors ?
Certaines personnes, plus au fait de la fashion que les éventuels voyeurs qui traînassent par ici, n'ont pas manqué de s'exclamer :
"Maquillage quasi-invisible, des cheveux de rêve, une tenue super-chouette avec des couleurs vives, des chaussures sublimes (vintage ? on dirait bien …), quelle classe* !"
Les avis de recherche ont été placardés.
Peu à peu, mes habitués ont vaguement quelques réminiscences.
C'était le temps des émissions politiques où on savait vivre!
A y est ?
Celles-là.

C'est ET VOUS et c'est possible qu'elles aient coûté 300 euros ou plus.
Je ne les ai EVIDEMMENT PAS payées ce prix-là.
Vous r'prendrez bien une p'tite poire ?
Revenons ensemble sur leur parcours.
Le challenge : trouver des chaussures faciles à porter pas très hautes.
Ca m'en a tenu lieu pendant plus d'un an.

Ici, vraie information type "bon plan".
25 euros A AMSTERDAM AUX PAYS-BAS PENDANT LES SOLDES D'HIVER OU ON TROUVE DES CHAUSSURES CANONS ET DE BONNE QUALITE PAS CHERES PARMI DES MARQUES INCONNUES EN FRANCE, MEME A PARIS. (deuxième semaine de janvier)
Aparté : c'est la saison des clous présentement, 3 saisons d'avance au compteur, qui dit mieux ? Je ne peux plus les porter, tant pis, ni les pauvres, ni les privilégiés n'auront eu vent de mon avant-gardisme.
Elles sont foutues, l'en faut d'autres.
Pendant les soldes d'été, j'ai fouillé, les ai vues, ai détalé au vu de l'étiquette.

Donc, innocemment, j'ai lancé une requête ebay.
Une jeune femme me les vend.
POURQUOI ?!
On a envie de lui crier "garde-les, garde-les", enthousiasme communicatif tendance Fort Boyard.

Le RDV avait lieu dans les beaux quartiers.
J'ai demandé.
Un cadeau d'anniversaire qui n'est pas à sa taille, ET VOUS qui refuse de les reprendre sans ticket, la pudeur l'empêchant de le réclamer au donateur.

Ainsi fonctionnent les riches, pour notre plus grand bonheur.
* Quelle classe... Quel pompage.

EDIT :
Le truc important de ce post c'est que "à l'avant-garde" se dit "in the vanguard" en Anglais ("was ist das ?" donne "vasistas"). D'où le club de jazz classieux de NYC "The Village Vanguard". Got it ?
10:55 Publié dans Fétichisme | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : chloé, gucci, jupe patineuse, isabel marant, ankle boots, must-have, low boots
08.09.2008
Un pied beau
Je suis gentille, je suis de gauche, je ne suis jamais allée aux Bains.
Alors pourquoi ça ?


Reste le problème politique.
Je les portais, un soir où j'ai voulu évoquer l'inquiétude que me causait la Russie.
Me suis mangée une avalanche de "c'est pas pire que ce qu'ont fait les américains en Irak".
Ce n'est pas anodin.
Avec ces trucs aux pieds, on est au mieux Strauss-Kahnien.
Elles ne sont pas très hautes. Pourtant j'oscille.
Entre Fille de La Défense et Rockeuse de plus de 50 ans.
Mais ça changera, des mocassins Yakari.
10:49 Publié dans Fétichisme | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : escarpins, politique, mode, hiver 2009, mellow yellow, bourgeoisie
26.06.2008
Sales on shoes
Une mini-vie moderne nécessite de participer aux rituels de son époque.
Les SOLDES, soit.
Il faut l'avouer, je trépigne depuis plusieurs jours.
La société ne serait que de consommation ?
J'ai rempli la veille mon panier Sarenza*. En espérant comme promis (par un blog quelconque) qu'en une nuit son prix serait diminué de moitié.
Las, cela ne s'est pas produit.
Aussi, je voulais des bottines et des richelieu à talons bien de saison.
Ou bien, la consommation s'est démocratisée ?


Ces dernières ne sont même pas soldées. En boutique si. Mais n'existent plus.
Les 2 tournent autour de 80. Mais acheter du pas ou peu soldé le premier jour des soldes, that's so depressing !
Une biographie de Joséphine s'alarme de ses dépenses somptuaires en vêtements, bijoux, colifets
Je ne me décourage pas et vers 10h, me dirige en direction de Garrice.
Pour des Chie Mihara. La saga continue.
Une boutique est nichée bizarrement pas très loin de chez moi, Boulevard de Charonne (40), à 1000 lieux du coeur fashion de la ville.
Mes Chie achetées plein pot chez Manoush, je l'ai ai vendues moins 40% du pot sur ebay. Pour cause de talons vertigineux.

J'ai repéré un modèle chez un vendeur ebay allemand. Puis me suis dégonflée.
Dans Pride & Prejudice, que de plaisir ont les demoiselles à aller chercher des coupons de tissu à la ville

Je veux être sûre et certaine et convaincue que je les aimerai et qu'elles m'aimeront.
Pof, elles sont chez Garrice.
Même prix que chez l'Allemand, 140 (!!!), sans frais de port.
Pour jouer le jeu, j'hésite une heure avec les noires en cuir.
Ma voisine podologue s'achète le modèle pour petite fille. Presque aussi moches que celles-là.
Au Mali, l'un des pays les plus pauvres au monde, que d'élégance chez les femmes, 1 tailleur au m2

Terribles si on est passionné par la gériatrie.
Problème : elle préfère les beiges en daim.
Ma philosophie du conseil, c'est de faire le contraire de ce qu'une personne à laquelle on ne veut pas ressembler vous dit de faire.
Mais beige c'est la couleur de la saison, mais je m'habille jamais en noir pour causes d'animaux blancs en mue permanente, mais j'ai pas la dureté qui va avec les noirs, mais les beiges vont mieux avec le bleu des jeans que j'use jusqu'au trou sur le fessier.
Pourtant, j'aimerais tellement avoir cette dégaine, plébiscitée par toute trentenaire qui se respecte.
Il y a 2 siècles, les femmes ne disposaient que d'un maigre trousseau, 2 chemises, 3 jupons.

Ah, ah, une parade : les noires en cuir seront plus SOLIDES.
Je tiens 10 minutes sur cet argument.
Puis vaincue je les prends... en beige !
Le GLAMOUR ne passera pas par moi.
Oui, applaudissons à la société où plus de monde peut consommer !
* Je n'ai jamais acheté chez Sarenza. Mais c'est un outil incomparable pour comparer les hauteurs de talons. J'adore imaginer la paire de mes rêves en multipliant les critères et voir si elle existe. très sympa quand on n'a rien à faire.
11:29 Publié dans Fétichisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : soldes, sarenza, chie mihara, garrice, jonak, richelieu, low boots


