18.07.2008

De l'autre cote du mur (1)

Les petards ?

Le chauffeur de taxi m'apprend que les jeunes celebrent aujourd'hui la fin du lycee. Les vacances. A Bethleem.

J'ai pris un petit bus, de Jerusalem est. A un moment il a stoppe. Nous sommes descendus pour passer le checkpoint. Des pancartes nous incitent a garder cet endroit propre.

Hum, ca risque d'etre difficile. Je passe facilement. Je n'ai pas a faire scanner les lignes de ma main. S'ensuit un long dedale entoure de barbeles.

Hop, on est en territoire palestinien. Mas o menos.

L'eglise de la nativite, les c(h)ret(i)ens de tous bords se prennent en photo dans la grotte de Jesus.

Je sors me balader dans les rues, mon chapeau de cow-boy en paille sur la tete.

Difficile pour ceux d'ici de comprendre ce qui s'est passe il y a plus de 60 ans en Europe. Obstines, ils clament encore et encore que les juifs leur font subir ce que les allemands leur ont fait endurer.

Un type remarque "Pourquoi se vengent-ils sur nous ? Qu'ils aillent en Allemagne les tuer". C'est le plus modere de mes interlocuteurs.

Je m'achete une chemise a carreaux. Comme celle de Kate Moss.

Enfin, j'echoue a Casa Nova, un cafe chic. Un pretre irlandais m'interpelle. Je le rejoins, lui et les soeurs Barbara et whatever. Americaines.

Mon calvaire n'est pas fini.

17.07.2008

ASILE DE FOUS [Jerusalem]

Entouree de barricades car logeant dans la vieille ville, j'y suis donc piegee.

Ca ne m'amuse pas, les juifs orthodoxes qui succedent aux chretiens entoures de palestiniens, eux-memes poursuivis par des grecs egalement orthodoxes, vaguement allies des armeniens.

Je ne souhaite meme plus leur coexistence pacifique et prefererais que ce monde disparaisse.

Il n'y a qu'aux chats, fameliques, que j'ose parler sans crainte de les heurter.

Tout le monde ici me conjure de croire en Dieu.

Et ce n'est pas la mere superieure de l'hospice autrichien ou je loge qui dira le contraire. 

C'est evidemment une adresse a recommander, propre, calme, beau et peu cher.

Quoique, lorsque l'on rentre d'un periple eprouvant a Yad Vashem, l'atmosphere Viennoise qui y regne est oppressante. 

La-bas, je n'avais qu'une seule pensee sommaire qui m'assaillait "c'est des malades mentaux".

Le peuple allemand en l'occurence mais ca pourrait tout aussi bien concerner le reste de l'humanite. 

L'élégance

Coup sur coup, deux mentors désavoués.

PPDA - Bertignac.

 

Leur point commun : les piccoline les ont dépassés ou leur ont succédés.

Dans un monde d'habitude policé, ils osent parler.

C'est d'un drôle.

 

Louis Bertignac était très fier de s'être tapé la Bruni. Ils ont fait ses deux premiers disques ensemble, ça s'est mal terminé.

Aujourd'hui il dit : "Elle aime être observée, elle vit encore plus par le regard des autres. Elle est née pour être un personnage public" ou encore "Je ne suis pas sûr qu'elle ait vraiment d'opinion politique, mais il y a des choses qui montrent qu'elle aimerait être la femme la plus connue du monde."

Il l'a connue jeune et moche. L'a artistiquement accompagnée.

Et puis, elle sort un disque SANS lui. Disque qui semble plutôt apprécié. Sans sa collaboration.

C'est là que le bât blesse ?

 

Durand et PPDA sont sur les dents.

Ferrari aux commandes du 20 H.

Non mais ! 

"A la place de Laurence Ferrari, jamais je n'aurais remplacé Poivre ! On ne prend pas la place de quelqu'un qu'on vire. Je ne suis pas vertueux, j'aimerais juste qu'une certaine élégance se maintienne dans ce métier."

Et pourquoi donc ne peut-on virer un journaliste d'une chaîne de télévision ?

Un type qui est resté au même poste des années, bien payé, qui partira certainement avec de bonnes indemnités. 

21 années.

Il disait vouloir laisser sa place aux jeunes générations... et partir en 2012 !

Il "a estimé qu'il n'y avait "aucun fait objectif" pouvant expliquer son éviction".

Euh, juste qu'il faut de temps en temps renouveler la télé ?

 

Alors, à qui la faute ?

A cette T - - - - - E de Laurence ?

Il nous fait un Je dis ça Je dis rien pas très subtil.

""Laurence Ferrari était mon amie. Je l'ai connue avant tout le monde, quand elle étudiait à l'Efap (NDLR : Ecole française des attachés de presse) , à Lyon. Je pense l'avoir aidée et soutenue dans de nombreuses circonstances. Je lui souhaite bonne chance. Pour le reste, ce n'est pas à moi de juger. J'observe juste les comportements. Ainsi, mon remplaçant Harry Roselmack, que j'aime beaucoup, s'est toujours conduit avec beaucoup de dignité"

 

L'élève dépasse le maître.

Jamais plaisant.

Mais quand l'élève n'a pas de couilles, ouille !

 

 

 

08.07.2008

1 espèce d'homme

Récemment, je passais chez Fonelle.

J'y laisse un commentaire innocent, sur ma tentative de fille moderne : porter des chaussettes dans des sandales.

 

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Un truc de 2006, pauvre de moi.

J'avais déjà essayé ça un hiver. Il avait neigé.

 

Mais là, Isabel, propose un nouveau challenge.

 

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Virginale en soquettes. Une simple inversion des longueurs : on raccourcit la jupe, on réhausse le talon.

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 Vu que la communication fait bien son boulot, j'en bave à mort. Même en version petit diable.

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Ni une, ni deux, je m'y adonne.

Bonne fille, je partage mon expérience, chez Fonelle donc. 

Eh là, un Monsieur s'excite "savoir si porter des chaussettes dans des sandales ouvertes c’est tendance ou non, je crois qu’on s’en cogne le cristal (c’est pas tendance, c’est juste moche et encore pire si c’est pour faire comme “dans les magazines”)".

Car "(pffff, c’est d’un passionnant tout ça)".

Notez je pourrais le dénoncer. Vous envoyer sur son blog. Si. Mais comme dirait Carla...

 

ET C'EST LA QUE JE SUIS FIERE DE MOI !

J'y réfléchis, à ce gars qui voudrait qu'on élève le débat.  

J'me dis : ça c'est un type un peu intello qui fait un boulot pas assez intello.

C'est la version de la pire espèce,  le "suis plus intelligent que tout le monde mais personne ne le sait".

Putain, pour sûr il a lu tout Nietzsche

Et son statut social n'est pas à la hauteur de ses méninges (ou si, mais lui ne le croit pas).

 

Avant de poursuivre, faisons-nous un peu de bien.

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Je mène l'enquête. Bingo. IL TRAVAILLE DANS LA COMMUNICATION. Même pas un vrai. D'intello.

 

Allez j'me la joue.

M'est avis que s'il était pas venu farfouiller par ici... Il ne m'aurait pas attaqué.

On ne tire pas sur une ambulance.

Mais la fillette pas décérébrée, il a voulu lui faire manger ses chaussettes. 

Parfois, c'est dur, le virtuel

 

* Marc Jacobs. Si.

 

ps : à la réflexion, c'était mérité.

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03.07.2008

Ingrid's Free / Le ressentiment colombien

Ingrid et la Colombie.

Elle a publié un livre "«Ici, ce livre a été très mal perçu, estime Velasquez. On a reproché à Ingrid d'avoir lavé le linge sale de la Colombie à l'étranger. Cette idée qu'elle a trahi son pays en France ne l'a pas lâchée.»

Un Jour Un Destin.

 

Elle avait ses raisons pour aller se jeter dans la gueule du loup.

1er problème : la population colombienne considère ce geste comme stupide et inconsidéré.

"Le seul moment où elle butte, c’est lorsqu’elle est confrontée, à l’occasion d’une conférence de presse improvisée, à la question légitime de son imprudence, ce 23 février 2002. Ce jour là, elle avait négligé tous les conseils de prudence, franchissant les barrages sans écouter les avertissements et les mises en garde des militaires qui les gardaient. C’est ainsi qu’au bout d’un chemin, en Colombie, elle était tombé sur des membres des Farc, décidés à saisir l’opportunité d’alimenter leur triste commerce d’otages avec une sénatrice, candidate à l’élection présidentielle. Un journaliste, donc, hier, sans ménagement, mais avec une certaine légitimité, lui demande si elle convient de l’erreur, de l’entêtement, de l’irresponsabilité."

Refaire.

Emilie Lelouch le referait. Blair aussi. Aussaresses sans aucun doûte. L'auteur des caricatures de Mahomet de même.

 

22 février 2002

"Je vais à San Vicente del Caguán pour exiger des garanties pour la population civile de la zone, et pour montrer à la population de San Vicente que je tiens mon engagement d'être avec eux dans les bons et les mauvais moments, engagement formulé en octobre dernier lorsque Néstor León Ramírez, du parti vert, a été élu maire de la ville. San Vicente, et toutes les communautés de la zone démilitarisée, ont joué un rôle important pour la paix, en acceptant que leur territoire soit transformé en laboratoire de la Paix; C'est maintenant au tour de tous les Colombiens d'agir pour que cette région ne devienne pas une terre où règnent barbarie et terreur."

A-t-elle eu raison ou tort ?

Un article complet sur la question

 

2ème problème

Pendant toutes ces années, les colombiens ont plutôt été énervés du traitement de faveur dont bénéficie Ingrid en France.

Ce n'est qu'après avoir pris connaissance de la lettre émouvante qu'Ingrid écrit à sa mère que la population colombienne se mobilise.

Soit il y a quelques mois. 

Parce que cette lettre est émouvante.

Et tous de clamer qu'elle n'était qu'une otage parmi les autres. 

 

Deux remarques :

Un représentant de l'Etat n'est jamais une personne comme les autres. Aussi c'est à raison que TOUS les otages politiques sont distingués des civiles et militaires également kidnappés.

 

Personne n'a de sympathie particulière pour le préfet Erignac. Mais une atteinte à une personnalité politique signifie toujours une déclaration de guerre à l'Etat. Tous les hommes sont égaux en vie mais pas en conséquences.

L'assassinat d'Itzhak Rabin n'est pas seulement la mort d'un homme, elle est la mort d'un processus de paix. En sa qualité de sénatrice se présentant à l'élection présidentielle, Bétancourt était un représentant de l'Etat.

 

Dans la mesure où nous vivons sous le règne des Etats-Nations et qu'on nous emmerde pour voyager d'un pays à l'autre et renouveler notre carte d'identité, il me semble normal que la patrie se préoccupe plus particulièrement de ses ressortissants.

 

Nous n'avons jamais attendu de la population Colombienne qu'elle se préoccupe de Florence Aubenas. Dans la mesure où il faut bien un interlocuteurs aux ravisseurs, cela ne me choque pas que ce soit les autorités du pays où l'on est né qui s'en charge. Au moins par défaut. On aurait pu se reposer sur l'Etat irakien, c'est vrai.

Mais Bétancourt n'est pas née en France, ses parents ne sont pas français.

Son (ancien) mari si.

Si ça pouvait donner d'autres idées à Hortefeux... 

02.07.2008

Le Philosophe Français AOC

Il y a ceux qui ONT LA CARTE. 

Latour présentement.

C'est le dernier vivant.

 

Ca a bien commencé, parce qu'il a publié en anglais.

Directement.

De quoi faire une carrière internationale. 

 

Let's admire :

 

Les amerloques adorent.

Faut dire que Les incompréhensibles, ils nous les fauchent. 

Même que, parfois, seul l'étranger les reconnaît.

C'est normal, la concurrence est rude, dans un pays où la majorité des animateurs de radio ont fait Normale Sup'.

 

Ensuite, s'enclenche un processus d'idolatrie.

Tout fait sens

Ici, Deleuze reproche au chien d'aboyer et au chat de se frotter. Pas cool, c'est vrai.

 

 

Par exemple, le philosophe, prenons Derrida, s'il envoie une lettre à un ami, l'ami peut faire un article sur le rapport du philosophe au courrier, à la signature et au papier.

 

Envois / En Soi / Encore: Derrida's Little Letter

by Michael O'Driscoll 

In response to a short letter from Derrida received by the author several years ago, this essay focuses on Derrida's engagement with the postal, the signature, and the paper substrate.

Le philosophe français est engagé, par ailleurs.

Ceux qui ONT plutôt LA CARTE Show Biz vont sur place.

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En revanche, le philosophe qui a la carte peut envoyer ses enfants dans le Show Biz sans trop de soucis.

A priori, ça reste quand même un peu classe. 

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Du moment qu'on croise les bonnes personnes : Jeanne, la fille d'Etienne, elle a rencontré Bourdieu fils, Emmanuel, en classes prépas.

Vlan, ça nous donne "Comment je me suis disputé"*. 

 

Il est un peu rock-star, notre philosophe.

Au pire, il tue sa femme.

Mon papa un peu miso sur les bords, il avait dîné avec Louis et Hélène.

Bah il comprenait. Paraît qu'elle était chiante, la femme d'Althusser.

Et puis, c'est mieux que de baiser avec des mannequins, non de non. 

 

Il peut s'amuser, faire des trucs cools.

 

Le philosophe qui a la carte, jamais on ne l'oubliera.
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* "Je me faisais effectivement la réflexion pendant le film (Un conte de Noël) : encore et toujours la même histoire (la même démonstration pensais-je), d’une misogynie absolue. Toujours ces mêmes rôles de femmes prétendument fortes, ces rocs de volonté et d’abnégation qui révèlent assez vite leur faiblesse et leur petitesse d’âme. Et toujours en face d’elles cette figure de l’homme prétendument fou qui se révèle être la seule personne véritablement libre."

** J’ai posé avec son fameux livre « la Société de Consommation » pour l’affiche des Galeries Lafayette Homme. En m’affichant ainsi, j’ai eu le sentiment de réaliser un hommage amusant. Jean-Jacques Schuhl m’a dit que cette photo est warholienne. Oublier Baudrillard ? Comment le pourrais-je ? Sa veuve et des amis du café de Flore sont même venus me demander de leur dédicacer une affiche. J’en ai été extrêmement ému...

 

 

 

 

 

24.06.2008

Cachez ce pénis que je ne saurais (voir)

La goutte de sperme qui a fait déborder mon utérus.

Un espagnol face à un tir cadré mains néanmoins raté d'un joueur espagnol.

J'émets l'avis que ce but était bien à côté.

Ca n'a pas plu. La réplique fuse "t'as le string bien tendu".

De ce goût-là.

"Répète" j'lui dis. Malaise dans le bar.

Personne ne moufte, estomaquée je me tais.

 

Remarquez, sa vulgarité n'est pas en cause.

Dans le milieu de la recherche, on a la même en plus policé.

Un grand classique lorsqu'on assiste à une réunion.

On a une idée et l'exprime.

Rien ne se passe.

Soit, c'était une mauvaise idée...

Quelques minutes plus tard, la même idée revient.

Dans la bouche d'un monsieur.

S'ensuit un débat sur l'idée qu'elle est bonne.

 

Rien à faire.

Personne (aucun homme) ne s'en est rendu compte.

Crier "eh eh ! je l'ai eue en premier" ?

Bien, se montrer puéril arrangera tout.

 

Le mois précédent, j'ai parlé de recherche dans un bar.

Un type a rigolé.

M'a moquée.

J'ai rétorqué, ça s'est envenimé.

Jusqu'au : "un jour tu me supplieras de pouvoir me sucer".

Dans ce goût-là.

 

J'oubliais le début de l'été.

Une jupe courte.

Des gamins cachés m'interpellent "T'es belle comme une salope en chaleur".

 

La même avec un collègue masculin.

Une simple réflexion de bon sens, pas très élaborée.

Le vieux prof s'excite vite "c'est un syllogisme, ton raisonnement est antisociologique, tu ne fais pas preuve de logique".

And so on.

Faut dire, il était déçu.

Une chercheuse venait de lui piquer un poste.

Il l'a insultée devant un parterre de confrères : "salope technocrate".

Dans mon souvenir. 

Elle n'était pas présente. 

 Le mot de la fin

 

 

 

 2 Extraits de King Kong Théorie

Après plusieurs années de bonne, loyale et sincère investigation, j’en ai quand même déduit que : la féminité, c’est la putasserie. L’art de la servilité. On peut appeler ça séduction et en faire un machin glamour. Ca n’est un sport de haut niveau que dans très peu de cas. Massivement, c’est juste prendre l’habitude de se comporter en inférieure. Entrer dans une pièce, regarder s’il y a des hommes, vouloir leur plaire. Ne pas parler trop fort. Ne pas s’exprimer sur un ton catégorique. Ne pas s’asseoir en écartant les jambes, pour être bien assise. Ne pas s’exprimer sur un ton autoritaire. Ne pas parler d’argent. Ne pas vouloir prendre le pouvoir. Ne pas vouloir occuper un poste d’autorité. Ne pas chercher le prestige. Ne pas rire trop fort. Ne pas être soi-même trop marrante. Plaire aux hommes est un art compliqué, qui demande qu’on gomme tout ce qui relève du domaine de la puissance.

 

 Camille Paglia est sans doute la plus controversée des féministes américaines. Elle proposait de penser le viol comme un risque à prendre, inhérent à notre condition de filles. Une liberté inouïe, de dédramatisation. Oui, on avait été dehors, un espace qui n’était pas pour nous. Oui, on avait vécu, au lieu de mourir. Oui, on était en minijupe seules sans un mec avec nous, la nuit, oui on avait été connes, et faibles, incapables de leur péter la gueule, faibles comme les filles apprennent à l’être quand on les agresse. Oui, ça nous était arrivé, mais pour la première fois, on comprenait ce qu’on avait fait : on était sorties dans la rue parce que, chez papa-maman, il ne se passait pas grand-chose. On avait pris le risque, on avait payé le prix, et plutôt qu’avoir honte d’être vivantes on pouvait décider de se relever et de s’en remettre le mieux possible. Paglia nous permettait de nous imaginer en guerrières, non plus responsables personnellement de ce qu’elles avaient bien cherché, mais victimes ordinaires de ce qu’il faut s’attendre à endurer si on est femme et qu’on veut s’aventurer à l’extérieur. Elle était la première à sortir le viol du cauchemar absolu, du non-dit, de ce qui ne doit surtout jamais arriver. Elle en faisait une circonstance politique, quelque chose qu’on devait apprendre à encaisser. Paglia changeait tout : il ne s’agissait plus de nier, ni de succomber, il s’agissait de faire avec.

 

ps : les commentaires sont en panne.

Une réaction de Frieda L'écuyère

Voilà un sujet pour lequel j'ai beaucoup d'intérêt, je pense que tant qu'on confondra la féminité avec la niaiserie, on sera dans la merde.


Quant au viol, l'idée de cette Américaine est intéressante, mais c'est continuer de considérer le mâle comme une bête sauvage livrée à ses instincts. C'est le même postulat qui amène une importante proportion de la population féminine de la planète à se balader avec un voile sur la tête...

Et moi j'en dis :

Ce qui est intéressant c'est surtout l'idée qu'on prend l'habitude de se comporter en inférieur. C'est quand la féminité sert à se rendre moins puissante, effrayante.

Sur le 2nd point : eh bien dernièrement on vient d'annoncer que le viol était une arme de guerre. Moi j'aime l'idée de se dire : OK je prends un risque. Voilà ce qu'en dit Camille Paglia : « Dans les années 60, sur les campus, les filles étaient enfermées dans les dortoirs à dix heures du soir, alors que les garçons faisaient ce qu’ils voulaient. Nous avons demandé : « pourquoi cette différence de traitement ? » on nous a expliqué « parce que le monde est dangereux, vous risquez de vous faire violer », nous avons répondu « alors donnez-nous le droit de risquer d’être violées. »

16.06.2008

La dé-fête

Fan de foot.

En tant que femme, voilà ma place.

 Ou non.

Pour Briller en Compagnie d'Hommes Viriles : 

Comment savoir quelle équipe va gagner, lorsque le match est serré ?

Se demander quelle équipe a le plus envie de gagner. Scruter les visages.

Méthode appliquée lors de l'Euro 2000, France-Italie. Contre toute attente, l'intuition que l'équipe de France le voulait plus que les italiens s'est avérée juste.

Hier, entre Turcs et Tchèques, l'histoire s'est répétée. La république tchèque menait 2-0. Mais, au fur et à mesure, le désir des Ottomans les a balayés. 3-2.

Mardi 17 juin, vers la 70ème minute, il en sera de même. Quelque soit l'état du score, il faudra lucidement se demander qui sort ses tripes. 

Des avis inratables

Il faut toujours passer par les Ailes (les côtés du terrain). On dit "écarter" le jeu. Pas tout droit bing bang sur 3 défenseurs, on va sur les côtés.

Donc on dit "il faut écarter le jeu".

Il faut exiger de l'attaquant qu'il défende aussi. L'injurier si ce n'est pas le cas.

 Le Hors-Jeu super simple

L'idée c'est qu'un joueur va pas rester dans les buts adverses en attendant qu'on lui balance le ballon et qu'il marque. Ce serait trop facile.

Donc il a pas le droit d'être devant les défenseurs. Les défenseurs forment une ligne imaginaire, qui est leur frontière. On ne la dépasse pas.

Sauf. Au moment où le ballon part des pieds d'un joueur pour aller vers l'avant.

A la seconde où il est dans les airs, hop on a le droit de franchir la ligne imaginaire. 

Se faire plaisir

Se rappeler les citations de Thierry Roland.

Un gardien de but anglais prend un but ? "C'est pas la sécurité sociale". Régulièrement, il prévient que deux joueurs "ne passeront pas leurs vacances ensemble". Souvent suite à un tacle.

Franck Leboeuf a également un beau potentiel. 

 

Pourquoi est-on heureux lorsque l'équipe de France gagne ?

 

On constate qu'on l'est.

On ne se dit pas en général qu'on est fier d'être français.

On sait bien qu'il s'agit de 11 hommes et pas de nous, pas d'un pays.

Il faut prendre les choses à l'envers.

Lorsqu'elles jouent à domicile, avec des supporters, les équipes gagnent plus facilement.

Elles ont besoin de gens qui les encouragent.

Ces 11 bonhommes ont besoin qu'on crie pour bien jouer. 

S'ils gagnent, c'est qu'on a bien fait notre travail, qu'on a voulu insuffler magiquement un truc à des inconnus.

Et que cela a fonctionné.

On tape dans nos mains, parce que c'est une preuve du pouvoir de l'amour.

Et qu'il n'y en a pas beaucoup, de ces preuves.

Ca ne nécessite pas d'aimer particulièrement être né en France. 

 

Pourquoi regarder un match, c'est bien ?

 Parce que rien n'est jamais joué.

On peut oublier les statistiques de la reproduction sociale

C'est épique. Mais pas douloureux.

Il serait bizarre de s'intéresser aux conflits guerriers en stratèges.

Mais dans ce cas, on peut.

Personne ne mourra, je vous le promets.

Rien n'est écrit, de la volonté pure s'exprime, on la palpe.

Ca donne du courage.

Pour soi-même. 

 

11.06.2008

J'adore les réclames

Hier soir, j'ai sincèrement cru qu'on exhortait les enfants à réclamer Pol Pot à leurs parents.

A adorationner Pol Pot.

Hélas, il ne s'agissait en fait que de Pom Pot, de la compote génatineuse en sachet.

 

Ce qui me hérisse les poils du corps, c'est lorsque des bonnes femmes miment un orgasme pour... un nouveau parfum Schweppes

Des interrupteurs de couleur.

 

Ce truc me débecte. Même les films érotiques M6 sont plus classes que cette saloperie.

 

Comment reconnaître une publicité sexiste ? 

 Il existe un super mode d'emploi, en fait.

Transformer la femme, en homme.

Faire de cet homme un homme noir.

Se rendre compte qu'un tel visuel est INIMAGINABLE

A y est : vous savez que la pub est sexiste.

 

Travaux Pratiques

 

Prenez C&A.

 La Meute a souvent tancé la marque.

Soit ce visuel : un petit garçon au milieu d’une forêt de jambes féminines nues et minces.
Rappelez-vous. 
 
Alors il faut imaginer une petite fille au milieu de jambes de mecs de couleur noir en slips. 
 
Faire pareil avec la pub des interrupteurs.

 

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Ce qui explique pourquoi la pub est sexiste

Parce qu'on connaît mal les petits bruits que font les garçons quand ils font l'amour.

Ou on imagine que c'est plus proche des cris d'un tennisman au bout du rouleau.

On croit que ça ne donne pas envie d'acheter les produits, d'entendre des "Han" en rafale.

 

Parce qu'il y a plus de produits en vente de forme conique ou pyramidal que de produits en vente en forme d'outre.

Mises à part les outres.

 

 Mais j'aurais bien mis à la place un homme, pour celle-là.

 

Ce que j'aime quand je regarde la publicité c'est que ça me dit qui je suis.

A la mi-temps du foot, les problèmes de rasage, de pellicules et les désirs de bolide s'enchaînent.

Quand je regarde... Sex and the city, on cherche à me vendre des choses qui me correspondent bien.

Des produits anti-poils. 

C'est gratifiant. 

 

 

06.06.2008

L'identification des filles

Si j'étais une célibataire à New-York, je serais laquelle ?

On peut d'emblée éliminer Samantha.

Miranda son côté boulot sérieux pouvait coller mais plus maintenant. 

Charlotte, ses rêves ne me laissent pas indifférente. Mais trop gnangnan.


Alors, comme toutes, je me rabattrai sur Carrie. Sans conviction pourtant.

Les 3 autres sont très typées, elle, est "cool". Elle manque de névroses.

 

Ally, elle en avait beaucoup. Elle faisait croire que si on en avait, on était un ovni, d'accord, mais que ça faisait planer aussi. Ca, c'était réconfortant. Mais au fur et à mesure, on avait de plus en plus envie de la secouer, de lui hurler d'arrêter ses minauderies. Alors on l'abandonnait.

 

 

 

Brenda, au début, c'est la fille à être. Puis plus du tout, du tout, du tout. On avait honte de l'avoir pensé, au début. Parce que ça voulait éventuellement dire qu'on avait des tendances incestueuses ET sado-maso ET nymphos.  

 

Y en a une qu'était une catastrophe et qui nous envahit actuellement, la jessica biel. Cette fille est l'aînée dans le feuilleton réac protestant avec des tonnes de gamins.

On aurait jamais pensé vouloir être une Olsen. Quand on regardait leur show (aucune idée du titre), on savait même pas qu'il y en avait deux. Maintenant, on voudrait s'habiller comme ces morveuses. C'est pas fou ?

 

Passons très vite sur la très gentille Laura Ingalls, le modèle à suivre à 10 ans bien entendu. Mais une identification difficile à mettre en pratique, sauf à aller aider son papa le dimanche quand il fait du bricolage. Mais il veut pas.

Clara. Clara Sheller. Elle a tout ce qu'il faudrait. Pas dans le bon ordre ? On pense "petite bourgeoise". On en est une aussi. Elle est trop sur terre, la Clara. Elle est célibataire à Paris et faut pas l'être. End of the story. Sa vie est pauvre, à la fille.

 

Laquelle des 3 ? L'angoisse maternante de la Monica ? La fantaisie mégalomane de Phoebe ? L'égoïsme amical de Rachel ? Au gré des épisodes et de notre vie, on peut librement passer de l'une à l'autre puis retour en passant par la troisième.

Dans tous les cas, avec ou sans petit-ami, mari, enfant canards et oies, on est CHOUETTES !

 

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