07/09/2011
Du bordeaux pour fêter la victoire ?
Ca posé, que les petites gens et les grandes se pareront de bordeaux (on parle de fashion) pendant ces mois pré-électoraux, y a-t-il moyen d'en déduire un résultat électoral ?

Plouf.
"Les couleurs de la politique", un article de Wikipedia achevé, citant ses sources, ne faisant l'objet d'aucune controverse de neutralité mais néanmoins devant être recyclé (au boulot les nolife) est là pour nous orienter.
Compilación :
Le rouge est pour les partis socialistes, les partis communistes ou la gauche / Le noir et le marron sont utilisés par les divers fascistes / Le bleu est pour les partis conservateurs ou la droite / Le blanc est le symbole de la monarchie / L'orange est associé aux démocrates / Le noir peut désigner les partis cléricaux / Le bleu est utilisé par les démocrates / Le violet est pour le parti progressite / Le vert est utilisé pour les partis écologistes / Le rose est utilisé par les socialistes / Le blanc est utilisé pour les mouvements pacifistes / Le jaune est la couleur des partis libéraux / Le noir est la couleur de l'anarchisme / Le vert est la couleur du nationalisme/ L'orange est la couleur de l'unionisme / Le bleu ciel est pour les libertaires.
Une théorie correcte de l'utilisation des couleurs en politique ne va pas être chose aisée.
(Si j'y arrive, je la publierai dans Nature, je vous donnerai les références ASAP. L'hypothèse 0 est sommaire : TOUTE COULEUR PEUT SERVIR A TOUTE TENDANCE).
Mais, mais, mais...
"Le pourpre est la « couleur royale »". Dit l'article.
C'est un tantinet faux, car la pourpre royale tombe en désuétude après la chute de Byzance (de l'Empire romain d'Occident quoi, celui qui nous intéresse) chez les têtes couronnées.
476.
Ce qui fait que cet article de Wikipedia a 1535 années de retard, des années qui se déroulent après que Jésus-Christ soit mort.
C'est pas trop grave.
Si vous cherchiez vraiment à vous cultiver, on sait qu'il vaudrait mieux vous acheter une quelconque des lettres de l'encyclopédie et vous l'enfourner.
Simplifions : seuls des gens hauts placés portent du bordeaux.
Des aristochattes.

Des cléricaux.

Toutes sortes de cléricaux.
Le papa des cléricaux.

Un empereur aussi.
Et ma plus belle.

« Devant cette pourpre les faisceaux et les haches romaines écartent la foule : elle fait la majesté de l'enfance ; elle distingue le sénateur du chevalier ; on la revêt pour apaiser les dieux ; elle donne la lumière à tous les vêtements ; elle se mêle à l'or dans la robe du triomphateur. » (Pline, IX, 60).
Pline a résumé à sa façon toute romaine le profil de poste du prochain Président de la République : un gars une fille qui se sentirait à l'aise dans sa toge lie-de-vin.



Pour fendre la foule et apaiser les dieux spéculateurs.
Entre nous, je suis comme Pline, je ne suis pas fan-fan de ce genre de specimen.
« Excusons donc la folle passion dont la pourpre est l'objet : mais où est le mérite des couleurs conchyliennes ? L'odeur en est infecte à la teinture […] » (Pline, IX, 60).
L'élu pourrait bien puer.
Donc qui ?
07:15 Publié dans Ne pas sortir nu, Propos ultra politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : couleurs politiques, élection présidentielle, sarkozy, hollande, primaires, aubry, ps, parti socialiste, les verts, eelv, eva joly, symbolisme, pantone, péplum, jules césar, costume |
Facebook
Tweet
05/09/2011
Le Bordeaux est-il vain ?
Ne décelez aucune amertume dans ce questionnement.
C'est pas tellement parce que je n'ai qu'une chose de bordeaux dans mes affaires alors que c'est peu ou prou la même chose que Kate Moss (ça devient une habitude lassante).

Pas non plus pour la raison que si je n'ai rien de Bordeaux c'est que j'évite de m'enlaidir sciemment.
Et que mon inconscient se tient très bien sur le sujet, il maîtrise, regarde ailleurs, préfère m'accabler en d'autres domaines, ne me force pas la main.
Si j'émets des doutes mesurés sur cette bête de tendance, ce bordeaux qu'un oeil plus exercé saurait vous décrire finement, rubis, lie-de-vin, vermillon, aubergine, grenat, pourpre... (Mais je la décrierai tout de même, la couleur, bien que le grenat ça roule superbement en bouche, comme mot).
C'EST POUR UNE TOUTE AUTRE RAISON.
Une raison politique, car je sais ramener tous mes problèmes personnels à la politique, c'est ma grande force, ce grand saut dans la société où m'oublier, moi et mes tracas de COULEUR DE PEAU CLAIRE QUI JURE AVEC CETTE PUTAIN DE COULEUR.
Chut.
Et mes yeux, des yeux bleus, la Roll's des teintes de yeux même si ma mère dit que c'est le vert, le top, la Mercedes des teintes de yeux, le vert, je concède.
Les yeux bleus ne vont pas avec le bordeaux - j'entends par cette référence, sinon inutile et prétentieuse à mes points forts esthétiques. (Je ne fais qu'un virgule soixante mètres par ailleurs, je n'ai pas tout bon).
Preuve à l'appui.

C'est du Chanel

C'est du Dior

C'est du H&M

C'est à gerber.
Finalement, il y aura un second billet sur le versant politique de la chose, dans deux ou trois jours.
C'est-à-dire que ce post-là s'interrompt de manière très abrupte.
06:34 Publié dans Ne pas sortir nu, Propos ultra politique | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : automne-hiver 2011, collections, prêt-à-porter, tendances, haute couture, défilés, couleur, chanel, dior, the kooples |
Facebook
Tweet
04/08/2011
Indian Dress
On a un souci majeur.
Y a des genres de fanatiques en Inde et j'y vais.
Je sais plus si ce sont des musulmans, des jaïnistes, des bouddhistes mais ça n'a pas beaucoup d'importance, ils veulent juste pas voir un bout de peau de femme dépasser.
Des fois que ça leur donnerait trop une envie de baise démente.
Je suis une touriste respectueuse et je ne veux pas leur donner cette envie-là, fort embarrassante au milieu des activités courantes, brûler un cadavre tout ça.
J'ai pas le dressing adapté à ces exigences.
L'équation est simplissime dans un pays de l'OCDE à tendance continentale : ce qui est couvrant tient chaud ou appartient au vestiaire d'un clown.
Clown comme j'aurais pu dire hippie, traveller, punk à chien, tiers-mondiste, démondialisateur.
Et pourtant j'étais pas tombée dans la plus mauvaise période vu que le pantalon de crétin était revenu. Le léger à motif clic-clac.
Enfin Ikat.
Ca vous échappera pas que pour squizzer le syndrome Porto Alègre, faut le porter : Chic

Ou Rock.

On dirait même qu'il n'y a pas 36 000 façons de le porter Rock.

Ca m'irait très bien s'il ne faisait pas 35° là-bas.
La sueur sur soie c'est moyen. Le cuir je développe pas.
Ca, c'est tentant :

Mais qui dit débardeur dit aisselles et même si l'on n'a pas l'habitude d'affoler les hommes avec nos aisselles en Inde si, en Inde on peut les faire craquer en montrant nos aisselles. Si.
J'ai une dernière possibilité, tout est bien couvrant, tout est léger :

Avec leurs critères, vont-ils réaliser que c'est ultra-bitchy ?
07:01 Publié dans Dans d'autres pays du monde, Ne pas sortir nu | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : printemps-été 2011, pantalon, ikat, sarouel, imprimé, voyager, valise, zara, isabel marant, musulman, religion, mode, pondichery, inde, hippie chic, olf, osez le féminisme, féminisme, tamil nadu, h&m, isabel marant, liberty, ikat, lou doillon |
Facebook
Tweet
19/05/2011
Qui à la tête du FMI ? (mes pieds répondent)
Ca s'agite, au sein de la belle institution.
"On" cherche un nouveau chef (comme si dans un tel état d'hébétude j'avais à coeur de comprendre les arcanes de la machine, "on" est certainement sérieux - des gouverneurs, c'est bien).
C'était pourtant une chance historique de démontrer l'efficacité du télé-travail (je ne suis pas plus cynique que les évènements ne l'exigent).
Tant pis.
Là n'est pas le plus grave.
"On" (là c'est simple, ce sont les journalistes) me dit que pour diriger le machin, l'on passerait de l'Europe, berceau de l'élégance et du raffinement...

à... à ça ???

Je ne déconne pas : On cite le Sud-Africain Trevor Manuel, le Turc Kemal Dervis, l'Indien Montek Singh Ahluwalia ou le Singapourien Tharman Shanmugaratnam.
Super.
Y a une antenne HEC à Benares ???
Je vous remets un peu de qualité française :

Et là, c'est la même, qualité pays émergent. Emergent, genre "je sors à peine la tête de l'eau mais je saurai vous guider".

Parfois, les choses sont d'une telle évidence que cela m'ennuie d'argumenter.
Le choix n'est pas facile entre la féline et racée Lagarde

et un quelconque as de la photocopie.

06:40 Publié dans Ne pas sortir nu, Propos ultra politique | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : surface to air, contrefaçon, dsk, élection présidentielle, sarkozy, buckles |
Facebook
Tweet
18/04/2011
Le mec de couleur / Color Bloke
On l'appelle Color Bloke en politique (aussi parfois multu-culturalisme) et Color Block en mode mais c'est pareil : le principe est de juxtaposer les identités, ça clashe et in fine donne une méga belle allure à la société.

Pantalon caucasien, bustier africain, boléro arabe...
L'harmonie trendy.
Expérimentation

Vulgarisation.

Pipeaulisation.


Si vous croyez que ça ne va pas à toutes les structures sociales et que c'est pour ça, c'est pas la bonne réponse.





C'est ce que se sont dit Cameron, Sarkozy et Merkel : le multi-culturalisme c'est trop arty et pas adapté à la médiocrité de nos nations.
Dès lors, assimilons ?
Ca finit toujours par faire du caca d'oie, merci bien.
C'est militaro-chic, quoi.

Sauf si on y met la dose de blanc pour neutraliser les cultures discordantes.

On va encore se marrer cet été, discrétion assurée.
Alors j'ai un moyen de plus s'amuser : faut PAS-TEL-LI-SER !

L'inter-culturel, ça s'appelle.
07:06 Publié dans Ne pas sortir nu, Propos ultra politique | Lien permanent | Commentaires (31) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
| Tags : multi-culturalisme, sarkozy, racisme, xénophobie, mode, printemps-été 2011, front national, société, élections présidentielles, élection présidentielle, sos racisme, sophie aram |
Facebook
Tweet
04/04/2011
The Pink Pant theory [une histoire abrégée du Printemps arabe]
Et ce n'est pas "Big Bang" prononcé à la Taïwonaise (fallait-il la faire ?)
C'est con une fille.
Probablement autant qu'un révolutionnaire arabe.
On a un cerveau fait pour ça : retenir quels vêtements mode faut porter.
De la Tunisie à la Libye en passant par l'Egypte et le Yémen, du Podium à la Rue en passant par la Pub et la Série mode...
Ca se propage.
Donc le pantalon rose.
Déboule tel un embrasement devant un public médusé de l'audace (résille + seins + teddy + lanières + gueule aryenne).
On y croit moyen, au buzz.

Ca se présente mieux, beach babe, hippie adepte des sit-in sur l'air de Rock the Casbah !
Choupette, la starlette emboîte le pas. Si Sienna y va, le filon ne va pas se Tahrir.
Peut mieux faire mais prometteur...

Et puis non.
Les catas s'enchaînent.
Algérie ?
Dangereux, le flashy-paillettes. Pas à l'abri d'un coup de mitraillettes.

Bahraïn ?
Flop.

Et Sanaa pas été en s'arrangeant. Honnètement, Yemen fait du souci. Ca n'a plus rien de pacifique, de bubble-gum, de chamallow. Ca fait peur aux garçons.

Au point que certaines crient au complot militaro-modesque pour nous ridiculiser.
Jusqu'au fatal attentat fashion.

07:26 Publié dans Dans d'autres pays du monde, Ne pas sortir nu | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : isabel marant, pantalon rose, printemps-été 2011, révolution arabe, mode, révolution, démocratie, moubarak, manifestations, blog de betty, sienna miller, streetstyle |
Facebook
Tweet


