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25/06/2012

Le redressement productif, vu de mon dressing

J’ai tiré de bonnes idées de l’exercice qui consiste à mettre au rebut les vêtements d’hiver pour leur substituer de jolies cotonnades légères à l’approche de l’été (just pretend it’s summer). De bonnes idées pour redresser le pays.

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Il faut jeter. Les laideurs qui trustent le placard sans apporter aucun réconfort, vieilles choses qu’on ne voudrait plus porter pour un milliard. Fermer les usines ringardes.

Vous pensez « c’est faux ». La mode ressert toujours les mêmes plats. Il faut sauvegarder la sidérurgie. Le t-shirt cropped est bien revenu d’entre les tissus morts ! Pourquoi pas les chantiers navals ?

Alors, vous laissez moisir la veste molletonnée vert amande de chez Gap, la robe longue tye and dye, le jupon japonais d’une petite créatrice des années 90, la salopette en jeans Burger, parce que vous avez aimé les porter, à 17 ans au lycée, il y a 5 ans en vacances d’été, tout un printemps en petite jupette.

On se battra pour que la production automobile reste en France même si les voitures n’y sont pas vendues, ça reviendra, les transports collectifs, l’écologie ne sont que passade, tenons, tenons bon et l’activité redémarrera.

 

Il y a les classiques, veste Boyfriend grise Cacharel qui chaque automne vous donne une dégaine, le pull noir à la maille gaufrée qui sauve tous les jours où vous êtes pressée, un slim noir deux slims noirs, trois slims noirs indispensables.

A garder tant que ça ne s’effiloche pas, nettoyer à sec, favoriser le maintien. Le savoir-faire des usines Repetto, les cocottes en émail, français, une production artisanale et exportable à protéger.

 

Mais innover. Un jean jaune fluo, une blouse à l’imprimé Pollock, touches bien agréables pour renouveler la base. Les énergies renouvelables, la médecine de pointe voilà de quoi développer.

 

La nostalgie des mines de charbon, de ces travailleurs à qui on n’a pas dit que c’était définitivement foutu, ces vestes étriquées, froissables qu’on regarde s’étioler dans l’armoire, jaunissant à l’envi. A dégager, former.

 

Pour une France plus chic.

Commentaires

Une chick fille, ema

Écrit par : PlongeurMasqué | 07/07/2012

(recettes de base pour faire rugir la proprio)

1°) La provocation :

Copé, Président !

Écrit par : RécipiendaireSolitaire | 09/07/2012

2°) la pensée plurielle :

"Cioran fabrique des individus, alors que Stéphane Hessel fabrique des foules"

ema c'est pareil.

Écrit par : SanzioBuonarroti | 10/07/2012

3°) La moquerie sur des êtres frêles et délicats :

ema en push-up devant son miroir, se retournant brusquement :

"Regarde-moi dans les yeux, dans les yeux j'ai dit, non Bambi, dans les DEUX yeux !"

Écrit par : Tartruffe | 11/07/2012

4°) L'injustice



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Écrit par : PetitRomAuxYeuxRieurs | 12/07/2012

5°) La faute de goût

. Les Brigitte
. La couleur bordeaux
. Marcela iacub
. Le N°5
. Les vendredi 13
. La bande de potes rigolards autour d'une nana qui n'en peut mais.
. Les putain de bordel de merde d'adieux sur les quais de gare.

Écrit par : TchouOnLine | 13/07/2012

- Et vous n'avez plus jamais - jamais - eu de nouvelles depuis ? demanda Lucien.

- Non, jamais plus depuis, répondit Fabrice en se relevant.

Écrit par : Metildon | 30/07/2012

Les deux mains fermement posées sur la rambarde du balcon de marbre, il affronta du regard l'immense vue qui s'offrait à lui. Avec les lourds Atlantes sous ses pieds, les montagnes au loin lui paressèrent moins terrifiantes. A sa gauche, la plaine dégagée plantée de cyprès droits, tandis qu’à droite les méandres du Pô s’égayaient dans un rituel sombre.

Le spectacle était étourdissant.

Décrivez-nous là, chuchota Lucien.

Écrit par : OMG | 31/07/2012

Ils étaient devant la toile en arc de cercle, les yeux accrochés au regard qui les surplombait. Le peintre avec habileté avait fait de telle sorte que ses yeux verts croisent le regard de chacun, tous croyant ainsi en être la cible, si ce n'est l'élu.

Aucun fard, aucun bijou, un regard franc et intelligent, déterminé, une pose tranquille, légèrement penchée. Par coquetterie, le peintre avait ajouté des animaux à la mode d'autrefois, des nuages, des ruines antiques, une barrière de bois sur laquelle elle s'était accoudée, au loin une mer bleu pale, paysage de Campanie rêvée.

Elle était là telle qu'ils se l'étaient imaginés, leur faisant à tous oublier l'objet de leurs tragédie respective.

Sauf à un.

Écrit par : Riton | 01/08/2012

(Julien était colère)

- Mais comment pouvez-vous rester insensible devant tant de grâce ? il orienta sa main vers le tableau comme s'il voulait la prendre, puis ajouta :

- Mais regardez l'ovale de ce visage ! Ce cou gracile et si délicat, ces hanches pleines et rondes, ses seins, ces yeux d'un vert si persan, ce port fier et si doux à la fois, cette tempête de mèches de jais, la douceur de ces épaules davidiennes, et sa carnation d’albâtre caravagienne ? elle ne vous manque donc pas ? à vous, s'il n'en était qu'un ?

(son lyrisme suranné agaça son interlocuteur)

- Vous n’avez pas compris…

Écrit par : Jean-Louis | 02/08/2012

(épilogue)

- Ils vous ont salement amochés. dit Maxime.

- Oui.

- Très honnêtement, c'était prévu ?

- Nop.

- Mais c'estvous l'auteur, normalement.

- Oui, c'est pour ça justement.

- ça fait mal ?

- oui.

- Et vous pensez qu'elle va revenir ?

Écrit par : Pénélope | 03/08/2012

Article très intéressant, merci pour ces informations

Écrit par : tadalafil | 07/08/2012

Kuku!

Écrit par : Hansel | 18/08/2012

"J'avançai dans un paysage sans âme qui vive. Derrière moi, le groupe de mes malheureux compagnons s'enfonçait dans la nuit. Leurs voix s'étaient tues depuis longtemps, quand la mienne commençait seulement à se fatiguer de son soliloque. Dès lors je suis avec une horrible fascination le processus de déshumanisation dont je sens en moi l'inexorable travail."

Écrit par : Vendredi | 27/08/2012

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