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20/09/2010

Requiem for a (mini) cat

Je suis capable de chialer puisque le petit chat est mort.

Photo 128.jpg

Entre nous, il est tombé dans un puits et l'on essaie de me faire croire qu'il a dû mourir très rapidement parce qu'il avait de tous petits poumons.

C'est ça.

Il a fait un arrêt cardio-ventilatoire d'une durée inconnue.

Son identité est à préciser parce que je l'appelais Biss'bissa et que ça a été changé pour Minouche.

On ne peut pas critiquer, c'est un tout petit garçon qui l'a baptisé.

 

Si c'était juste un chaton trouvé sur une plage, on ne lui aurait pas tous donné notre coeur.

[Pourtant, je ne l'ai pas connu sans poux, ça s'est fait après mon départ. Eh bien ça ne me gênait pas du tout.]

 

Il est apparu alors que nous étions en grande détresse, 4 petits blancs sur une falaise de nuit, à la merci des CHIENS JAUNES (il faut faire mine de se baisser et de ramasser une pierre, ils ne se la font pas dire deux fois et détalent mais jamais je n'userais d'un tel stratagème avec un chien).

Au final, nous y étions perdus, sur cette falaise, avec ce taxi de ville trop optimiste qui fonçait à l'aveuglette pour retrouver la piste.

Photo 064.jpg

Un marocain [on était dans son pays].

C'était sympathique quand il conduisait en nous faisant des toasts d'huile d'argan.

Foncer à l'aveuglette au bord d'une falaise relève d'une joie de vivre bien trop exubérante.

On s'est échappé du taxi fou pour le guider à pieds et retrouver des traces de pneu.

Ambiance Pays de l'or noir.

Ca fait, on est remonté dans la voiture pour retrouver le point où descendre le long de le falaise.

Photo 035.jpg

Sans lampe, c'était une deuxième chance d'y laisser notre peau. On a donc hurlé pour alerter nos voisins qui ont daigné nous secourir.

C'est là que nos yeux sont tombés sur le chaton apeuré que l'on a couvert de cris d'adoration.

Un signe qu'on en réchapperait facilement. D'ailleurs, tout s'est ensuite passé sans encombres.

Plus tard (des mojitos plus tard), affalés sur la plage, on a vu sa silhouette se profiler vers nous, j'ai tenté une approche caressante mais il n'a cédé, in fine, qu'au petit garçon.

Ca peut donner un droit de baptême.

Il a alors participé au festin de loups, à son grand regret grillés.

On a doucement dérivé jusqu'au 2 o'clock in the morning mint tea, pris dans une des maisons de la falaise chez un hôte autochtone.

Je n'étais plus très fraîche pour tout un tas de raisons aussi quand provenant de la cuisine, j'ai entendu de l'eau couler et un cri plantif s'éléver, j'ai tout naturellement deviné que Biss'bissa venait d'être étranglé.

Rétablissons les faits : il était tombé dans la bassine qui devait lui servir de coupelle d'eau.

Je m'envolai le lendemain, le laissant sous la bonne garde de ceux qui restaient et n'ai pas cru devoir y voir un présage.

Grossière erreur.

Entretemps, ma grand-mère est tombée très malade, il y a peu de morale.

Commentaires

Le loup, le chien jaune et le chat pouilleux.

Le petit chat est mort noyé,
Le loup est grillé,
les chiens jaunes rodent, Ema vannée passe.
Les poux vont bien, merci (*)


(*) bon hier j'ai vu Poetry...ça explique

(**) on espère votre grand-mère rétablie

Écrit par : PhilippeC | 20/09/2010

Oh... Quelle début de semaine. Un ticha. Castor sort le drapeau noir du deuil, alors.

Écrit par : Castor Junior | 20/09/2010

philippeC : je ne veux pas être désobligeante, mais j'ai cru comprendre que dans le film, elle peinait (justement) à écrire de la poésie ? c'est ça, hein ? l'esprit du film a l'air respecté.

Castor : oh merci. je l'ai pas appris là maintenant, mais il me faut du temps pour digérer la mort d'un chaton.

Écrit par : ema | 20/09/2010

"l'esprit du film a l'air respecté."

On a le droit de se moquer de soi, c'était le clin d'oeil. Un petit chat de mort, c'est si triste, pas dramatique, mais infiniment triste. Tous mes petits chats sont morts, les autres aussi. Alors un mirliton c'est fait pour ça aussi, c'est dérisoire et un peu con, pourquoi être triste alors que la vie d'un petit chat est si dérisoire ?

Dans le film la vieille dame vit son poême sans en écrire une seule ligne, sauf à la fin, mais on n'est pas vraiment sûr.

Écrit par : PhilippeC | 20/09/2010

philippeC : vous avez aussi des problèmes de cohérence (madame Poetry souffre de...). c'est triste ou pas triste à la fin la mort d'un petit chat ?
vous êtes en identification totale avec la nonagénaire.
votre vie à vous aussi est un poème, de toute façon.

Écrit par : ema | 20/09/2010

Bon, j'aurai dû aller voir "Boston", ça se passe dans la ville dans laquelle j'ai eu peur des sirènes, et pas celle de Copenhague, les vraies, celles de Miami Vice. Pas de délire, pas de poème, des flingues, des mecs, des bagnoles, des brutes épaisses et couillues.

Bordel ! la nonagénaire elle va comprendre ! elle va le cracher son pognon la vioque.

J'irai le voir semaine prochaine. Et le petit chat, comme dans 1900 de Bertolucci, d'un coup de tête, on n'est pas des nous.

Voilà.

J'ai essayé, hein ?

Écrit par : PhilippeC | 20/09/2010

c'est pas du tout convaincant

Écrit par : Ema | 20/09/2010

Ema, je suis de tout coeur avec toi.

Écrit par : Stéphanie | 21/09/2010

"Minouche" est un grand classique, mais "Biss'bissa" ?

ça doit être de l'arabe dialectal... un genre berbère de l'Atlas occidental. Sur Google-livres ça donne effectivement "chaton" en arabe tchadien (?), ou à peu-près, en gros, c'est pas très précis. Les recherches se poursuivent.

Un classique probablement là-bas aussi.

Écrit par : PhilippeC | 21/09/2010

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