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02.06.2008

YSL'S DEAD / Les petits princes

Le petit prince de la mode / de la haute couture. Dixit Le Parisien et Le Monde, inspirés.

D'autres petits princes : du Raï c'est Faudel. Mais il y a aussi celui de la Recherche & Développement. Asimo. Un robot qui sait faire des trucs qu'un enfant de 3 ans maîtrise.

Lemarchal, disparu trop tôt, c'est celui de la chanson. Lenorman lui dispute le titre.

Alonso, décrit comme fougueux et accrocheur, serait le petit prince de la F1. Un conducteur de bagnoles, quoi.

La French Touch aussi a son altesse. Martin Solveig, paraît-il.

Mince, à l'occasion de cette enquête, je découvre qu'il existe quelque chose appelé "la BD chrétienne". Qui du coup a aussi son petit prince, Pilamm (un admirateur inconsolé - Pilamm est mort - appelle à l'évangélisation par la BD).

Attendu, approuvé, Mozart en petit prince de la musique. Etonnant en revanche, Raphaël, petit prince tzigane. Pas "de la tziganerie", faut pas pousser. C'est dur pour les amoureux de Bregovic (écouter la 11).

Il en existe un pour la littérature africaine mais je n'en sais pas plus.

Chaque genre musical a droit à son nain royal. Pour la salsa, on demande Yuri Buenaventura. Pour la politique libanaise, Frangié (?).

De la balle jaune ? Gasquet !

Un panthéon de petits princes. Qui désigne quoi ? La précocité du génie, l'innocence qui devrait l'accompagner.

Jusqu'à présent, un seul ne fait pas débat à mes yeux, Bambi. J'ai des doutes concernant Michael Mayer, celui de la minimale allemande. Il s'agit d'une sorte de techno, a priori.

Les petits princes sont légion en musique. Même en "musique de film". De la pop ? C'est PRINCE. Zut, I said the forbidden word.

Clavel, rescapé du génocide rwandais, est celui de la piste.

Oui, LE PETIT PRINCE dans mon esprit doit avoir quelque chose du rescapé. Du décharné. Au départ, c'est un enfant perdu, paumé, esseulé. C'est l'aviateur, qui le désigne prince. Je n'ai pas le souvenir qu'il rêgne sur qui que ce soit.

Akram Kahn, lui, doit son titre à sa maîtrise de la danse Kathak. Une variété indienne, un peu ennuyeuse à mon goût. J'ai aussi trouvé un petit prince de la finance algérienne.

Ces têtes couronnées me désolent.

Alors, YSL. Se plonger dans Jeune Afrique. Et apprendre que l'écrivain japonais Yukio Mishima l'a appelé « l'enfant aux nerfs d'acier ».

Voilà qui me va mieux. Un "Petit Prince" ne devrait vraiment pas désigner un jeune doué.

Ne pleurons pas trop longtemps. YSL a déjà un successeur.

 

 

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