31.05.2008
Ventre Privée / Vide Grenier
J'ai regardé des queues.
Je ne m'imaginais pas dedans.
C'est pas sa faute à elle.
Il aurait fallu qu'il existât un vêtement qui mérite qu'on l'attende 2 heures sous la pluie.
Des filles ressortaient avec des gros sacs en plastique blanc. Est-ce qu'elles avaient l'air plus heureuses que moi ? A peine.
Heureusement, les marques "pointues" sont peu courues. De même que les "has been".
Chez Erotokritos, c'est trop marrant de se foutre en soutif avec d'autres nanas, hi, hi, c'est trop sympa.
Mais rien. Les rousses ne s'en sortent pas trop mal dans ses vêtements. Elles sont tellement, heu, particulières, visibles, qu'il leur faut assumer jusqu'au bout. Des couleurs très franches. Du lurex partout.
Et Vous offre un tout autre visage. Idéal pour la blonde bon chic bon genre que je ne suis pas. Les pulls sont gris. Les pantalons beiges. Les pouffiasses abondent. Je tournicote et ressors encore les mains vides. De sens ?
Le pull de chez Zadig, faudrait qu'il soit géant pour qu'il fasse me lever samedi matin.

Tant pis, pour moi. A la place, je porte les vieilles frusques des autres.
Je vais pas voir d'expos le we, les Parisiens Collabos, les Barres de Fer du Grand Palais, les révolutionnaires que personne connait mais qui seraient mieux que le pop art.
Je vais regarder des gens, qui indécemment exposent leurs vies. Que je leur achète, détourne.
Comme cette veste de petit garçon, du 12 ans. Qui est à moi pour dos euros.

Réflexion faite, elle a du servir lors d'un mariage. Il y en avait une 2ème, taille 10 ans.

Ces assiettes pour bébé, qui raviront mes deux fauves.

Ce fauteuil de pêcheur, pliable. Pour se prélasser.

Vendue par une soixantenaire, dont on peut croire qu'elle l'a portée. Qui devient ma cotonnerie à moi.

Un jeu un peu rétro, absurde. Trouver, du tac-o-tac 10 mers. Ne pas oublier la Caspienne.

Et puis ces bottes. Des Aigle toutes bêtes. 1 euro la botte de pluie. Ce jour-là, chargée, je les mets plutôt que de les porter.
Et je découvre leur pouvoir sensuel, sexuel et érotique. Matée parce que c'est bizarre de porter des bottes de pluie en ville. Mais pas que.

Je me suis beaucoup trompée, dans les vide-greniers. Au moins, les conséquences financières étaient moindres que dans les Ventes Privées.
Dans ces ventes, comment résister lorsqu'on voit ça 385 et qu'à la place ça devient... 80. Economiser 300 euros mon Dieu que c'est tentant.
Mettre 80 dans un truc bof, c'est rageant !
In extremis, j'ai quand même shoppé un petit truc Maje, venu jusque dans mon lit par la magie de Bazarchic.

19:17 Publié dans Ne pas sortir nu | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : maje, sandro, erotokritos, et vous, aigle, vide-grenier, dépôt-vente, crise économique, mode



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